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BELGICATHO

  • Un exemple choquant de la culture de mort : une femme âgée a été euthanasiée contre son gré.

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    De kath.net/news :

    Un exemple choquant de la culture de mort : une femme âgée a été euthanasiée contre son gré.

    8 août 2026

    Canada – Brigitte Stegemann, arrière-grand-mère, avait auparavant demandé, confuse et en larmes : « Je suis censée mourir vendredi ? Vous voulez me tuer vendredi ? » – Les partisans du suicide assisté ont persuadé la vieille dame d’aller à l’encontre de ses souhaits exprimés précédemment de manière explicite.

    Ottawa (kath.net/gro/red) – Brigitte Stegemann, affectueusement surnommée « GG » par sa famille depuis quatre générations, était une fervente chrétienne de 83 ans et arrière-grand-mère. Elle a passé les deux dernières années de sa vie dans une maison de retraite à Belleville, en Ontario, au Canada. Environ cinq mois avant son décès, on lui a diagnostiqué un cancer de l’estomac incurable de stade IV. Chrétienne fervente, elle avait clairement et à plusieurs reprises refusé l’aide médicale à mourir (AMM), la forme canadienne d’euthanasie ou de suicide assisté. Cela allait à l’encontre de sa foi, et elle souhaitait une mort naturelle. Sa petite-fille, Brigitte Kranendonk, relate les événements en détail sur sa page Facebook.

    Mais on lui a refusé une mort naturelle. Pendant que sa petite-fille, Brigitte Kranendonk – qui avait été sa représentante légale et sa plus proche alliée pendant plus de douze ans – était en vacances pendant dix jours, le personnel de l'établissement a eu des conversations privées avec GG, qui souffrait de troubles cognitifs et était malentendante, au sujet de l'aide médicale à mourir. La famille n'a jamais su clairement qui avait initié ces conversations. L'établissement s'est chargé lui-même de la demande, a authentifié les signatures et a organisé la procédure – sans que la personne chargée de défendre ses droits n'y soit impliquée. Lors de l'évaluation de sa capacité, GG était incapable de répondre à des questions élémentaires sur sa propre famille (elle ignorait qu'elle avait 14 frères et sœurs et que certains étaient encore en vie). Malgré cela, le médecin l'a déclarée capable de prendre ses propres décisions. 

    L'injection létale avait été programmée avant même que les formalités administratives ne soient terminées. Lorsque la petite-fille est revenue et a demandé directement à GG si elle voulait vraiment mourir, la grand-mère a répondu, confuse et en pleurs : « Je suis censée mourir vendredi ? Ils veulent me tuer vendredi ? » 

    Elle regrettait d'avoir donné son consentement, qu'elle avait explicitement refusé à ses proches, et répétait sans cesse avoir commis une erreur. Le 10 juillet 2026, jour de l'assassinat prévu, GG était assise sur la terrasse, dégustant une glace à la fraise – sa préférée – et attendant son pasteur. Sa famille souhaitait lui offrir ces derniers instants ensemble. 

    Cependant, le personnel a insisté dès le début pour la faire entrer et lui poser la perfusion. À l'arrivée du médecin, GG, les mains jointes en signe de prière, est restée silencieuse. La famille rapporte que la promesse d'obtenir son consentement verbal définitif n'a pas été respectée. Le médicament létal a néanmoins été administré. GG est décédée sans avoir prononcé un dernier mot d'accord.

    La famille qualifie les événements de défaillance systémique : arrogance du personnel médical, manque total de transparence et mépris flagrant des mesures de protection des patients vulnérables. Après le rejet de la demande, l’établissement n’aurait pas dû rouvrir le dossier à l’insu du représentant légal de la famille. 

    Les convictions chrétiennes de la patiente ont été ignorées, sa faiblesse cognitive a été exploitée et sa famille – qui l’avait protégée et soutenue avec amour pendant des années – a été systématiquement marginalisée.

  • Qui fut Dominique de Guzmán ? (KTO)

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    Saint Dominique

    KTO (archive 07/02/2016)

    À l’occasion du huitième centenaire de l’ordre dominicain, fondé en 1216, La Foi prise au mot proposait de découvrir ou de redécouvrir la belle figure de son fondateur, Saint Dominique. Qui fut-il ce Dominique de Guzmán, né vers 1170 en Espagne, dans un tout petit village de Castille, et mort le 6 août 1221 à Bologne ? Quelle fut sa vie ? Comment parvint-il à fonder un ordre qui compte aujourd’hui 6500 frères, 4000 moniales, 35 000 soeurs réunies en 150 congrégations et 60 000 membres laïcs regroupés en multiples fraternités ? Quelle est son image aujourd’hui ? La Foi prise au mot recevait deux dominicains, Frère Philippe Jeannin et Frère Renaud Silly, pour répondre à toutes ces questions et revenir sur le parcours florissant de St Dominique.

  • 8 août : saint Dominique

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    Fra_Angelico_St._Dominic.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 février 2010, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Dominique Guzman :

    Chers frères et sœurs,

    La semaine dernière, j'ai présenté la figure lumineuse de François d'Assise et aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un autre saint qui, à la même époque, a apporté une contribution fondamentale au renouveau de l'Eglise de son temps. Il s'agit de saint Dominique, le fondateur de l'Ordre des prêcheurs, connus également sous le nom de Frères dominicains.

    Son successeur à la tête de l'Ordre, le bienheureux Jourdain de Saxe, offre un portrait complet de saint Dominique dans le texte d'une célèbre prière: « Enflammé par le zèle de Dieu et par l'ardeur surnaturelle, par ta charité sans fin et la ferveur de ton esprit véhément, tu t'es consacré tout entier par le vœu de la pauvreté perpétuelle à l'observance apostolique et à la prédication évangélique ». C'est précisément ce trait fondamental du témoignage de Dominique qui est souligné: il parlait toujours avec Dieu et de Dieu. Dans la vie des saints, l'amour pour le Seigneur et pour le prochain, la recherche de la gloire de Dieu et du salut des âmes vont toujours de pair.

    Dominique est né en Espagne, à Caleruega, aux alentours de 1170. Il appartenait à une noble famille de la Vieille Castille et, soutenu par un oncle prêtre, il fut formé dans une célèbre école de Palencia. Il se distingua immédiatement par son intérêt pour l'étude de l'Ecriture Sainte et par son amour envers les pauvres, au point de vendre ses livres, qui à l'époque représentaient un bien d'une grande valeur, pour venir en aide, grâce à l'argent qu'il en tira, aux victimes d'une famine.

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  • Saint Dominique (8 août)

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    San-Domenico.jpgVoici la présentation qui nous est faite du fondateur des dominicains par Luc-Henri Gihoul sur leur site belge : (http://www.dominicains.be/)

    Pourquoi nous est-il moins familier et moins connu que St. François d’Assise, son contemporain et son ami ? C’est que St. Dominique, plus peut-être qu’aucun autre saint, apparaît inséparable de son œuvre, c’est-à-dire de l’Ordre qu’il a fondé. Il en résulte qu’à un regard superficiel, sa physionomie peut paraître moins attrayante que celles d’autres saints. On aurait tendance à oublier l’architecte en admirant le monument ! Sa sainteté est celle de l’homme et de l’œuvre mais, à l’origine, St. Dominique c’est son œuvre même. C’est pourquoi il mérite le titre que lui donne la piété filiale de ses fils : « Notre Père St. Dominique. » Comment naquit l’âme apostolique de Dominique ? Il s’identifie tellement à sa mission qu’avant l’inauguration de celle-ci, nous n’avons presque rien à dire de lui. Oui, comme notre Seigneur lui-même, il apparaît soudain au Moyen-Age, après une longue vie cachée, environ 35 ans. Mais nous savons que c’est dans le silence que s’est façonnée son âme. Dans cette obscurité, nous percevons quelques anecdotes qui révèlent déjà le cœur de cet apôtre.

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  • Portrait de saint Dominique

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    08_Angelico_detail_visage_pied_croixdpr26.jpgPortrait de St Dominique (source : missel.free)

    Le culte qui s'était spontanément développé, à Bologne, autour du corps de Dominique (mort le 6 août 1221), grandit encore lors de la translation (23-24 mai 1233) où l'on sentit un parfum surnaturel et où l'on vit de nombreux miracles. Les autorités de Bologne obtinrent de l'ouverture de son procès de canonisation où l'on entendit trois cents témoins (Bologne, Prouille et Pamiers). Saint Dominique fut canonisé par Grégoire IX le 3 juillet 1234. Le portrait qui suit est tiré des actes de canonisation.

    Dominique avait une telle intégrité morale, il était emporté par un tel élan de ferveur qu'on découvrait en lui de façon évidente un chef-d'œuvre de noblesse et de grâce. Il régnait en lui une parfaite égalité d'esprit, sauf quand il était bouleversé de compassion et de miséricorde. Et puisque le cœur en joie se reflète dans la gaîté du visage, il manifestait au dehors l'équilibre paisible de sa vie intérieure par l'amabilité et la sérénité de ses traits.

    En toute circonstance, par ses paroles et sa conduite, il se montrait un homme évangélique. Pendant la journée, avec ses frères ou ses compagnons, personne n'était plus simple et plus joyeux. Pendant la nuit, personne n'était plus adonné à toutes sortes de veilles et de prières. Il ne parlait guère qu'avec Dieu, dans l'oraison, ou de Dieu, et il exhortait ses frères à en faire autant.

    Il adressa fréquemment à Dieu cette demande particulière : qu'il daignât lui accorder une vraie charité, capable de rechercher et d'obtenir le salut des hommes ; il estimait qu'il serait véritablement un membre du Christ, s'il se dépensait avant tout, totalement et de toutes ses forces, à gagner des âmes, de même que le Seigneur Jésus, Sauveur de tous, s'est offert sans réserve pour notre salut. Et c'est pour cette œuvre que, selon le dessein prémédité par la Providence, il institua l'Ordre des Frère Prêcheurs.

    Il exhortait souvent les frères de cet Ordre, de vive voix et par lettres, à étudier sans cesse le Nouveau et l'Ancien Testament. Il portait toujours sur lui l'évangile de saint Matthieu et les lettres de saint Paul, et il les étudiait tellement qu'il les savait à peu près par cœur.

    Il fut désigné deux ou trois fois pour l'épiscopat et il refusa toujours, préférant vivre dans la pauvreté avec ses frères, plutôt que d'avoir un évêché. Il garda intacte jusqu'à la fin la délicatesse d'une chasteté absolue. Il désirait être flagellé, coupé en morceaux, et mourir pour la foi du Christ. Le pape Grégoire IX a dit de lui : Je l'ai connu comme un homme qui suivait parfaitement la règle des Apôtres, et je ne doute pas qu'il soit au ciel associé à leur gloire.

    Voir aussi : une très belle évocation par une soeur dominicaine de Chalais

  • Peut-on être excommunié pour une publication sur les réseaux sociaux ? Réponse d’un canoniste

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    De Solène Tadié sur le NCR :

    Peut-on être excommunié pour une publication sur les réseaux sociaux ? Réponse d’un canoniste

    Face au flot de réactions en ligne suite au retour au schisme de la FSSPX, le père Cédric Burgun, éminent canoniste, expose les limites de la liberté d'expression des fidèles sur Internet.

    Un partage, un commentaire, un soutien public à une cause controversée : sur les réseaux sociaux, les catholiques peuvent aujourd’hui prendre position d’un simple clic. Il y a une génération, exprimer une opinion publique nécessitait l’intervention d’un intermédiaire officiel – éditeur, journaliste ou évêque – à moins d’avoir le courage de s’adresser directement à l’assemblée. Le droit canonique a été rédigé pour cette époque révolue. Le Code de 1983, qui demeure le texte juridique de référence de l’Église, a été rédigé des décennies avant l’avènement des réseaux sociaux et n’a jamais été révisé pour en tenir compte.

    Cependant, les conséquences concrètes de ce silence juridique ne sont pas purement théoriques. Elles sont devenues particulièrement pertinentes lorsque la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX) est revenue à ce que le Vatican considère comme un schisme ouvert, suscitant des réactions en ligne de tous bords liturgiques et idéologiques. 

    Au mépris d'un appel personnel du pape Léon XIV et sans l'approbation de Rome, la Fraternité Saint-Pie-X a fait consacrer quatre de ses prêtres évêques le 1er juillet 2026, un acte entraînant l'excommunication automatique selon le droit canonique. Le décret du Vatican, publié le lendemain, a non seulement déclaré l'excommunication des évêques directement concernés, mais a également stipulé que les fidèles laïcs qui « adhèrent formellement » à la Fraternité Saint-Pie-X sont excommuniés, tout en mettant en garde le clergé et les autres fidèles contre toute « adhésion » au schisme. 

    C’est précisément cette limite que certains sympathisants pourraient être amenés à tester en ligne. Un message ou un retweet peut-il être considéré comme schismatique et entraîner l’auto-excommunication ? Le droit canonique établit-il une frontière entre la liberté d’expression légitime et un acte suffisamment grave pour rompre la communion avec Rome ? 

    Selon le père Cédric Burgun, doyen de la faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris, il est vrai qu'il n'existe pas de cadre canonique pour les médias sociaux, mais cela ne laisse pas les fidèles dans un vide juridique complet — cela leur demande simplement d'appliquer des principes établis de longue date à une sphère publique qui a pris de nouvelles dimensions. 

    Ce qui importe d'un point de vue canonique, a-t-il déclaré, c'est le caractère public de la déclaration, et non le support sur lequel elle est diffusée. « Tout acte schismatique ou hérétique commis par la parole constitue une déclaration publique, d'une manière ou d'une autre », a-t-il affirmé, « qu'elle soit écrite dans un journal, diffusée à la télévision ou publiée sur Internet. »

    Autrement dit, une publication en ligne a exactement la même valeur juridique qu'une déclaration télévisée ou un communiqué de presse. Si son contenu est objectivement schismatique, le support utilisé n'en modifie pas l'interprétation par la loi. Ce qui a surtout changé, c'est le nombre de personnes désormais soumises à cette loi. 

    Il y a quarante ans, avant qu'une déclaration puisse être diffusée au public, elle devait généralement passer par une forme de validation institutionnelle, comme la publication dans un journal ou une apparition à la télévision. « Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, il est clair que chacun dispose de sa propre tribune », a déclaré le père Burgun. 

    Si un commentaire public peut être considéré comme un acte schismatique ou hérétique, s'ensuit-il que quelqu'un puisse être excommunié sur-le-champ pour une chose aussi simple qu'une publication sur les réseaux sociaux ? 

    Problème canonique vs. Automatique

    Bien que les déclarations en ligne à caractère ouvertement schismatique ne soient pas canoniquement inoffensives, elles ne constituent pas un motif d'excommunication automatique, cette sanction étant réservée à des cas spécifiques.

    Le droit canonique définit le « schisme » comme une rupture objective avec le gouvernement du pape ou avec les membres de l'Église qui lui sont soumis. Cette rupture avec l'autorité de l'Église, comme l'a souligné le père Burgun, ne se limite pas au pape, mais s'étend aux évêques et aux autres autorités ecclésiastiques chargées de l'administration de l'Église.

    Défendre publiquement un groupe ou une cause n'est pas, en soi, schismatique. « La défense ne devient problématique sur le plan canonique que si elle constitue, en substance, un acte schismatique », a déclaré le père Burgun — par exemple, une déclaration en ligne rejetant objectivement l'autorité du pape.

    Cependant, contrairement à l'excommunication automatique ( latae sententiae ) qui s'applique à un évêque consacrant un autre évêque sans mandat papal, les définitions du schisme et de l'hérésie en droit canonique n'entraînent pas de sanction automatique. « Pour qu'il y ait sanction pour schisme ou hérésie », a-t-il expliqué, « il faut une procédure permettant de les établir » avant toute excommunication.

    La distinction était évidente tant après les consécrations illicites de 1988 par l'archevêque Marcel Lefebvre, fondateur de la FSSPX, qu'après les consécrations de la FSSPX cet été : alors que dans les deux cas les évêques ont encouru l'excommunication automatique en vertu du canon régissant les consécrations épiscopales illicites, toute sanction pour les partisans a nécessité une évaluation distincte en vertu du droit canonique sur le schisme.

    Même cette deuxième étape comporte une mise en garde, a souligné le père Burgun : le Saint-Siège a clairement indiqué qu’une sanction pour les fidèles laïcs « ne peut être présumée automatiquement, mais doit être évaluée au cas par cas ». L’adhésion formelle, a-t-il expliqué, requiert généralement un engagement juridique : l’adhésion écrite ou verbale à la FSSPX, la participation exclusive à ses liturgies, ou le refus des sacrements lors d’une messe célébrée au sein de l’Église catholique pour des raisons liées à l’adhésion à la FSSPX, entre autres comportements similaires. 

    Cette même logique s'applique aux publications en ligne. Un commentaire qui va au-delà de l'expression de la sympathie — incitant explicitement à assister à une messe de la FSSPX plutôt qu'à une messe célébrée selon la forme ordinaire, par exemple — pourrait être pris en compte dans cette évaluation individuelle, a déclaré le père Burgun, dans la mesure où il encourage une conduite que l'Église considère comme problématique.

    Par conséquent, même une publication à connotation schismatique n'entraîne pas automatiquement l'excommunication. Le schisme et l'hérésie n'étant pas des infractions passibles de sanctions automatiques, toute sanction requiert une procédure canonique établissant que les conditions légales sont remplies, que la déclaration ait été publiée en ligne, dans un journal ou ailleurs.

    Le canon 1329, qui étend la responsabilité aux complices dans des circonstances limitées, ne s'appliquera probablement pas aux sympathisants en ligne de la FSSPX, a déclaré le père Burgun, car une consécration épiscopale ne dépend pas de la participation d'un public en ligne.

    Le canoniste a tenu à souligner que les mêmes principes canoniques s'appliquent quelle que soit l'orientation théologique ou liturgique, a insisté le père Burgun. Les catholiques qui rejettent publiquement l'autorité ecclésiastique dans une perspective progressiste seraient, en principe, soumis au même cadre juridique.

    Le statut de l'auteur change cependant la donne. Les prêtres et les religieux ont une obligation accrue de préserver la communion ecclésiale et de donner l'exemple, a déclaré le père Burgun, en raison de leur état de vie et de leur formation ; de ce fait, les propos tenus en ligne par un membre du clergé sont soumis à des exigences plus strictes que ceux d'un laïc. Les laïcs, a-t-il souligné, « bénéficient d'une plus grande indulgence » quant à leur ignorance de la loi que les membres du clergé.

    Liberté au sein de la communion

    Cela soulève inévitablement la question de la liberté d'expression des fidèles eux-mêmes. Le père Burgun a fait référence au canon 205, qui définit la pleine communion avec l'Église comme incluant la communion dans la gouvernance autant que dans la foi, mais qui est suivi, au canon 212, du droit — « voire du devoir » — des fidèles d'exprimer leurs opinions sur les questions ecclésiales « dans le respect de leurs pasteurs ». 

    « L’Église n’est pas », a-t-il déclaré, « une démocratie où chacun dit ce qu’il veut, quand il le veut. » Il a reconnu qu’il existe « une certaine liberté d’expression » au sein de l’Église, mais une liberté qui ne s’écarte jamais du bien commun et du souci de l’unité. 

    Quelles que soient les nuances juridiques qui pourront finalement être admises, le père Burgun a suggéré que la véritable crise qui se déroule actuellement sur les réseaux sociaux catholiques est peut-être moins canonique que spirituelle. À cet égard, il a cité la maxime attribuée à saint Augustin : « in necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas » – « dans l’essentiel, l’unité ; dans le doute, la liberté ; en toutes choses, la charité ». 

    « Nombre de réactions », a-t-il déclaré, « manquent de charité et d’unité envers une communion ecclésiale qui a déjà été suffisamment blessée au cours des siècles. » 

    Il a ajouté : « Les réseaux sociaux ne devraient pas aggraver des blessures qui mettent du temps à cicatriser. » 

  • Saint Sixte II, le martyre d'un pape et de ses compagnons (7 août)

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    D'Ermes Dovico sur la NBQ :

    Saint Sixte II, le martyre d'un pape et de ses compagnons

     

    Aujourd'hui, nous célébrons la mémoire liturgique de saint Sixte II et de ses compagnons, martyrisés en 258 lors des persécutions de Valérien pour avoir refusé d'abjurer le Christ et d'offrir des sacrifices aux dieux païens. Nous lisons également la lettre de saint Cyprien et l'histoire de saint Jean Bosco.

    07/08/2026
    Sixte II (tableau de Sandro Botticelli, extrait)

    Pape et martyr : une association fréquente aux premiers siècles du christianisme. Sixte II, saint pape et martyr, est par exemple l'un des saints célébrés aujourd'hui. Il retourna à la maison du Père après moins d'un an de pontificat, précisément le 6 août 258, jour où il subit le martyre sous l'empereur Valérien. Le même jour, selon le Liber Pontificalis , six des sept diacres de Sixte II furent martyrisés : Agapitus et Felicissimus, Januarius, Magnus, Vincent et Étienne. La mémoire liturgique de ces six diacres, inscrite au calendrier romain général, est liée à celle de Sixte II et est célébrée aujourd'hui, le 7 août, au lendemain de leur martyre (elle ne coïncide donc pas avec la fête de la Transfiguration du Seigneur). Le 10 août de cette même année, le dernier diacre de l'Église de Rome encore vivant, et de loin le plus célèbre des sept, saint Laurent, supérieur du même collège de diacres, reçut la palme du martyre.

    Si ces traits essentiels sont effectivement inclus dans le Martyrologe romain (qui, outre celui du Pape, ne cite que les noms d’Agapitus et de Félicissime, mais parle néanmoins de quatre autres « diacres » martyrisés le 6 août), il faut dire que les sources ne s’accordent pas sur certains éléments, notamment sur les circonstances du martyre (pour une analyse critique, on peut consulter l’article rédigé par Francesco Scorza Barcellona et que Treccani, dans son Encyclopédie des papes, consacre à Sixte II).

    La plus ancienne source conservée est une lettre de saint Cyprien de Carthage (210-258), adressée à Successus, évêque d'Abbir Germaniciana. Ce document revêt une importance capitale, car il fut rédigé quelques jours après le martyre de Sixte II et de ses compagnons. Saint Cyprien y rapporte le retour de Rome de plusieurs hommes qu'il avait envoyés dans la Ville éternelle « afin qu'ils puissent s'enquérir de la vérité et nous la rapporter ». À quelle vérité faisait-il référence ? Plus précisément, au nouvel édit de Valérien contre les chrétiens, le second en l'espace d'un an. Dans le premier, en août 257, l'empereur avait interdit les rassemblements chrétiens, exigeant des évêques et des prêtres qu'ils abjurent leur foi sous peine d'exil. Le second édit, en 258, durcissait les mesures jusqu'à exiger la peine de mort pour les chrétiens qui refusaient d'abjurer. Saint Cyprien lui-même allait bientôt être victime de cette nouvelle persécution contre la foi, le 14 septembre 258. Dans cette lettre, écrite peu avant son martyre, il rapportait : « Valérien a envoyé un rescrit au Sénat dans lequel il a décidé que les évêques, les prêtres et les diacres soient immédiatement punis ( incontinenti animadvertantur ) ; que les sénateurs, les hommes de haut rang et les chevaliers romains perdent leur dignité et soient également privés de leurs biens ; et si, une fois privés de leurs biens, ils persistent à se déclarer chrétiens, ils doivent également perdre la tête ; que les matrones soient privées de leurs biens et envoyées en exil. » Etc.

    Poursuivant sa lettre, l'évêque de Carthage rapportait le martyre du pape : « Sixte a été martyrisé au cimetière le huitième jour des Ides d'août [c'est-à-dire le 6 août, ndlr ], avec quatre diacres. » Il est possible qu'en plus de ces quatre diacres martyrisés avec le pape et mentionnés par saint Cyprien, deux autres diacres aient également subi le martyre le même jour. Comme mentionné précédemment, parmi les diverses lectures, hagiographies et interprétations de l'événement, figure l'hypothèse retenue dans le Martyrologe, qui relate le 7 août : « Mémoire de saint Sixte II, pape, et de ses compagnons. Martyrs. Le pape Sixte, alors qu'il célébrait la messe et expliquait la loi divine aux fidèles, fut arrêté par des soldats et décapité sur-le-champ, conformément à l'édit de l'empereur Valérien, le 6 août. Quatre diacres subirent également le martyre avec lui et furent inhumés avec le pontife à Rome, au cimetière Saint-Calixte, sur la voie Appienne. Ce même jour, ses diacres, saints Agapit et Félicissime, furent également martyrisés au cimetière de Prétexte, où ils furent également inhumés. »

    Parmi les hagiographies du pape dont on se souvient aujourd'hui, celle de saint Jean Bosco mérite une mention particulière : Le Pontificat de saint Sixte II et les Gloires de saint Laurent le Martyr , publiée en 1860 par le fondateur des Salésiens. Ce texte, qui fait partie de la série de biographies des papes écrites par Don Bosco, présente le futur Sixte II comme un Grec de naissance (comme le décrit le Liber Pontificalis ), fils de Gentils et philosophe (cette dernière qualification a été contestée car elle est liée à un ouvrage, les Sententiae Sexti , un temps attribué à Sixte II mais plus tard jugé apocryphe par le Decretum Gelasianum ). Sixte, en quête de vérité, se serait converti puis serait arrivé à Rome, où il aurait fait de « grands progrès en doctrine et en vertu », au point d'acquérir une grande renommée auprès de tout le clergé romain. Un jour, sur le chemin du retour d'un concile à Tolède auquel il avait été envoyé par le pape, il fit halte dans ce qui est aujourd'hui Saragosse. Là, l'évêque Valère lui parla des vertus d'un jeune ecclésiastique nommé Lorenzo. Sixte fut tellement impressionné qu'il voulut le rencontrer et l'emmener avec lui à Rome.

    Après le martyre du pape Étienne Ier , le clergé choisit comme successeur au trône de Pierre le saint que nous célébrons aujourd'hui, prenant ainsi le nom de Sixte II. Le nouveau pontife, poussé par Denys d'Alexandrie, dut faire face à l'hérésie de Sabellius et à la question du baptême administré par les hérétiques, qui, sous le pontificat précédent, avait engendré des tensions entre le Saint-Siège et certaines Églises africaines et asiatiques. Par ailleurs, la persécution qui avait causé la mort de son prédécesseur s'intensifia, suite au second édit de Valérien. Don Bosco, se référant à une version qui semble différente de celle figurant actuellement dans le Martyrologe, rapporte que saint Sixte II reçut l'ordre de se présenter, avec le clergé, devant l'empereur. Avant de se rendre auprès de Valérien, le pape souhaita s'adresser ainsi à ses prêtres et diacres : « Mes frères et compagnons, le temps de la persécution est de retour ; nous devons être mis à l'épreuve. Mais n'ayez pas peur, ne soyez pas terrifiés par les maux qui nous menacent. Souvenons-nous de l'exemple des saints martyrs qui nous ont précédés. Leur courage leur a permis d'endurer toutes sortes de tourments pour obtenir la palme du martyre et la vie éternelle. Notre Seigneur Jésus-Christ, avant tout, nous en a donné un exemple éclatant ; il a souffert la Passion la plus douloureuse pour nous donner le courage de souffrir. »

    Peu après, poursuit Don Bosco, des gardes arrivèrent et ligotèrent le pape et les diacres Agapitus et Félicissime, avant de les conduire devant l'empereur. Ce dernier tenta à plusieurs reprises, et avec insistance, de persuader Sixte II d'offrir un sacrifice aux divinités païennes, mais en vain. Même la prison ne put briser le pontife qui, de fait, avec ses compagnons de martyre, avertit les bourreaux (dont Valérien) de leur sort éternel. Finalement, Sixte fut conduit dans une catacombe près du temple de Mars et y fut décapité.

    D'après les écrits de Don Bosco , saint Laurent fut arrêté le 6 août, après avoir exécuté l'ordre que lui avait donné Sixte II de distribuer les biens de l'Église aux pauvres. Quatre jours plus tard, il connut le « triomphe le plus glorieux » et, par conséquent, le « martyre le plus douloureux » que le pontife, consolant Laurent qui souhaitait partager son sort, avait prophétisé.

  • Les 200 martyrs du monastère de Cardena

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    Du site "1000 raisons de croire" :

    La terre de Cardena de souvient du martyr des 200 moines

    L’Espagne des IX et Xe siècles est en pleine expansion mahométane. Les razzias des troupes musulmanes d’Abd al-Rahman III, au service du tout nouveau califat de Cordoue, font rage et détruisent tout sur leur passage. C’est dans ce contexte que le monastère Saint-Pierre de Cardena, proche de Burgos, immense et florissant avec ses quelque deux cents moines, est ciblé. Si les historiens ne s’accordent pas sur l’année du massacre, ils confirment tous que le martyre eut bien lieu, un 6 août, dans le courant du IXe ou début Xe siècle. L’atrocité des faits marque considérablement les esprits, autant que le courage du père abbé, Étienne, qui, par son exemple de foi, procure aux autres moines le courage de rester fidèles jusqu’au bout. Un miracle surprenant s’ensuit : chaque année, au jour anniversaire, le sol du cloître où sont morts les martyrs se recouvre mystérieusement de sang frais, qui disparaît le lendemain. La reconnaissance de ce miracle, ainsi que la canonisation des moines par le pape Clément VIII en 1603, s’accompagne de la diffusion de leur culte et de leurs reliques dans toute l’Espagne. Aujourd’hui, des moines trappistes font rayonner ce lieu et sont témoins du retour à la foi de nombreux fidèles par leur intercession.


    Les raisons d'y croire

    • Les faits sont suffisamment rares et d’une telle brutalité qu’ils ont marqué l’histoire chrétienne, ce qui exclut qu’ils soient le fruit de l’invention. Le nombre impressionnant de 200 moines (certaines sources parlent de 300) est connu grâce à un texte signé et paraphé par 204 moines à leur entrée au noviciat quelques années auparavant, à la Noël 921. Selon le Becerro (codex du monastère), il n’est en outre pas étonnant de constater autant de vocations dans le contexte de Reconquista de l’époque face à l’avancée de l’islam.
    • La première chronique chrétienne qui rapporte les faits vient du roi Alphonse X de Castille, en 1262. Il y est question de 300 moines massacrés : « Ils gisent tous ensevelis dans le cloître. » Deux pierres portant une épitaphe gravée en leur honneur y furent scellées.
    • Le miracle du sang est attesté à plusieurs reprises par les nombreux pèlerins qui viennent se recueillir au cloître du monastère, parmi lesquels le roi Henri IV de Castille. Dans un privilège royal (texte juridique), adressé en 1473 aux moines de San Pedro de Cardena, celui-ci confirme le miracle dans son préambule : « Par eux, chaque année, notre Seigneur fait un miracle, qu’au jour où ils furent égorgés, le sol du cloître où ils furent ensevelis apparaît de couleur de sang. » Ce prodige dure jusqu’à la fin du XVe siècle, jusqu’à l’expulsion des Arabes de la péninsule ibérique par les rois catholiques, ce qui augmente leur foi.
    • Le bref de canonisation émis par le pape Clément VIII en 1603 reconnaît la mort des 200 moines et le miracle du sang.
    • Plus tard, Francisco de Berganza, bénédictin et historien du XVIIIe, effectue un travail titanesque de recherches sur le monastère en écrivant Las antigüedades de España. Il insiste sur le caractère répété du signe : le cloître se couvre de ce liquide rouge le 6 août, jour de leur martyre, puis il sèche le lendemain, et ce chaque année.
    • On apprend par Berganza que le père abbé, prénommé Étienne, se sachant en danger, réunit ses moines pour une allocution émouvante, rapportée certainement par un survivant : « Réconfortés, les moines, par la doctrine et l’exemple du saint abbé, unanimes et conformes, attendirent les Maures pour recevoir la couronne du martyre. » C’est leur foi en Jésus-Christ, à la fois personnelle et commune, qui porte les moines à faire face à l’ennemi.
    • Du côté des Maures, on détient aussi un récit, publié en 1981, de Ibn Ḥayyan, grand historien musulman de Cordoue du Xe siècle, qui décrit les campagnes du calife Abd al-Rahman III, dont celle de 934 à Cardena. On prend la mesure del’horreur et de l’ampleur de l’attaque : les musulmans veulent piller des trésors qu’ils pensaient trouver là, mais le père abbé Étienne leur répond que le plus grand trésor est le cœur des moines. Cette réponse ne leur plaisant pas, « les moines furent criblés de flèches avec fureur et traversés par les alfanges, piétinés par les chevaux, le sang versé trempant le sol ».
    • Le Catéchisme de l’Église catholique explique que « le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi » (§ 2473). Suivre le Christ signifie le suivre également dans la douleur et accepter les persécutions par amour de l’Évangile (cf. Mt 24,9-14 Mc 13,9-13 Lc 21, 12-19 ) : « Vous serez détestés de tous à cause de mon nom » ( Mc 13, 13 Jn 15,21 ).
    • Il est également rapporté que le Cid, ce chevalier espagnol héros et figure de la Reconquista espagnole, venait se recueillir au monastère demander la force dans la prière à ces 200 saints.
    • Le père abbé de la communauté trappiste qui occupe aujourd’hui le monastère témoigne de l’impact du martyre sur l’ordre et sur ses moines, qui se sentent fortifiés et encouragés par leur exemple à offrir leur vie à Dieu sur le même lieu où l’ont fait les saints martyrs.

     

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  • La facilité avec laquelle les stéréotypes antichrétiens peuvent influencer le débat public

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    De OIDAC Europe :

    Les suites de l'horrible attentat perpétré à Berlin lors de la commémoration de Christopher Street, inspiré par l'État islamique, ont mis en lumière non seulement la menace persistante de la violence islamiste, mais aussi la facilité avec laquelle les stéréotypes antichrétiens peuvent influencer le débat public. Lors de la cérémonie commémorative, un intervenant a déploré que l'auteur de l'attentat ne soit pas un « chrétien blanc », tandis qu'un représentant du SPD berlinois a affirmé que des « acteurs de droite et conservateurs » avaient créé le climat propice à l'attaque, malgré son mobile islamiste.

    Lors d'un incident similaire au Royaume-Uni, Amnesty International a retiré un rapport et présenté ses excuses pour avoir collectivement qualifié les organisations chrétiennes et pro-vie de groupes « anti-droits ».

    Parallèlement, plusieurs développements juridiques récents ont soulevé d'importantes questions concernant la liberté de religion et d'expression. En Écosse, Sarah Morse, enseignante catholique, conteste son licenciement après avoir exprimé son opposition à l'avortement, fondée sur ses convictions religieuses, en réponse à la question d'un élève. En Irlande du Nord, de nouvelles directives policières suggèrent que le port d'une Bible dans les hôpitaux situés dans les « zones tampons » pourrait constituer une infraction pénale. La députée finlandaise Päivi Räsänen s'est vue refuser une correspondance à Heathrow après que les autorités britanniques lui ont retiré son autorisation ESTA suite à la cassation partielle de son acquittement par la Cour suprême finlandaise dans son long procès pour « discours de haine ». À Genève , des responsables chrétiens contestent un amendement constitutionnel interdisant aux élus de porter des signes religieux visibles .

    Notre dernier rapport sur les incidents violents touchant les chrétiens et les églises en juillet a fait état d'un nombre de cas toujours élevé, avec 40 incidents recensés.

    Si le vandalisme reste la forme d'attaque la plus courante, l' agression au couteau d'une femme en pleine prière dans une église en Irlande et les informations faisant état d'une agression physique contre un demandeur d'asile chrétien en Allemagne ont mis en lumière les préoccupations sécuritaires persistantes.

    Téléchargez notre rapport ici

  • Sainte Julienne de Cornillon (7 août)

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    sainte-julienne-de-cornillon-ou-julienne-de-li.ge.jpg

    Henri et de Frescinde, habitants du village de Rétine, près de Liège, moururent en 1197, laissant deux orphelines : Agnès (née en 1191) et Julienne (née en 1192). Les deux fillettes furent placées au couvent des augustines hospitalières du Mont-Cornillon, nouvelle fondation où les religieuses, très fidèles à leur vœu de pauvreté, soignaient des lépreux et des malades. Situé aux portes de Liège, le monastère du Mont-Cornillon comprenait une communauté masculine et une communauté féminine ; la communauté féminine avait une prieure mais le prieur de la communauté masculine lui était supérieur. Sous l'autorité de la sœur Sapience qui les instruisit de la doctrine chrétienne et leur raconta la vie des saints, Agnès et Julienne demeuraient dans une métairie qui dépendait du couvent. Julienne, enthousiasmée par la vie religieuse, encore qu'elle eut un grand attrait pour la solitude, apprit par cœur le psautier et se livra à de si grandes austérités que la sœur Sapience dut la ramener à la modération, lui apprenant, qu'aux yeux du Seigneur, la pratique de l'obéissance vaut mieux que le sacrifice.

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  • Sainte Julienne de Cornillon, promotrice du culte eucharistique (7 août)

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    sainte-julienne-du-mont-cornillon.jpgDe BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 17 novembre  2010 (source) :

    Sainte Julienne de Cornillon

    Chers frères et chères sœurs,

    Ce matin également, je voudrais vous présenter une figure féminine, peu connue, à laquelle l’Eglise doit toutefois une grande reconnaissance, non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu’à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l’institution de l’une des solennités liturgiques les plus importantes de l’année, celle du Corpus Domini. Il s’agit de sainte Julienne de Cornillon, également connue sous le nom de sainte Julienne de Liège. Nous possédons quelques informations sur sa vie, en particulier à travers une biographie, probablement écrite par un ecclésiastique qui lui était contemporain, dans laquelle sont recueillis divers témoignages de personnes qui eurent une connaissance directe de la sainte.

    Julienne naquit entre 1191 et 1192 près de Liège, en Belgique. Il est important de souligner ce lieu, car à cette époque, le diocèse de Liège était, pour ainsi dire, un véritable «cénacle» eucharistique. Avant Julienne, d’éminents théologiens y avaient illustré la valeur suprême du sacrement de l’Eucharistie et, toujours à Liège, il existait des groupes féminins généreusement consacrés au culte eucharistique et à la communion fervente. Guidées par des prêtres exemplaires, elles vivaient ensemble, se consacrant à la prière et aux œuvres de charité.

    Devenue orpheline à l’âge de 5 ans, Julienne, avec sa sœur Agnès, fut confiée aux soins des sœurs augustiniennes du couvent-léproserie du Mont-Cornillon. Elle fut éduquée surtout par une religieuse prénommée Sapience, qui suivit sa maturation spirituelle, jusqu’à ce que Julienne elle-même reçoive l’habit religieux et devienne elle aussi moniale augustinienne. Elle acquit une culture considérable, au point de lire les œuvres des Pères de l’Eglise en latin, en particulier saint Augustin, et saint Bernard. Outre sa vive intelligence, Julienne faisait preuve, dès le début, d’une propension particulière pour la contemplation; elle possédait un sens profond de la présence du Christ, dont elle faisait l’expérience en vivant de façon particulièrement intense le sacrement de l’Eucharistie et s’arrêtant souvent pour méditer sur les paroles de Jésus: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28, 20).

    A l’âge de seize ans, elle eut une première vision, qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement.

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  • La physique quantique et le mystère de la création divine

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    D'Edward Pentin sur le NCR :

    La physique quantique et le mystère de la création divine

    Le physicien et professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la mécanique quantique révèle l'intelligibilité de la nature, renvoie au Créateur et ouvre de nouvelles voies pour un dialogue interdisciplinaire entre science, philosophie et théologie.

    Le professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la foi et la science sont compatibles.
    Le professeur catholique Vincenzo Tamma explique comment la foi et la science sont compatibles. (Photo : Vincenzo Tamma, photo d’Edward Pentin ; fond Shutterstock)

    LONDRES — La physique quantique, ou mécanique quantique, émerge rapidement non seulement comme un moyen de développer de nouvelles technologies, mais aussi comme une méthode scientifique pouvant aider l'humanité à mieux comprendre la vérité sur la création, révélant le mystère de son Créateur. 

    Dans cet entretien accordé au Register le 31 juillet en marge de la conférence « Une journée avec Marie » à Londres, le professeur catholique Vincenzo Tamma explique ce qu'est la mécanique quantique, comment elle se rapporte à l'action divine et comment elle peut être un outil utile dans le dialogue entre la science et la théologie. 

    « La mécanique quantique aide les croyants à réfléchir à la manière dont Dieu a créé le monde, car elle décrit le fonctionnement de la nature au niveau le plus profond », explique le professeur Tamma, directeur fondateur du Pôle de science et de technologie quantiques de l'Université de Portsmouth au Royaume-Uni. « Elle offre les connaissances épistémologiques et ontologiques les plus fondamentales sur la nature, sur la façon dont Dieu l'a voulue et ordonnée. »  

    Afin de maximiser son potentiel dans ce domaine, il appelle à la redécouverte d'une conception interdisciplinaire de l'université, telle que proposée par saint John Henry Newman, afin d'approfondir le croisement entre la théologie catholique, la philosophie et la science quantique et d'éduquer le grand public. 

    Professeur Tamma, qu'est-ce que la physique quantique en quelques mots ? 

    La physique quantique décrit les lois de la réalité à l'échelle microscopique. C'est, en quelque sorte, la science des constituants fondamentaux de l'univers, tels que les atomes, les électrons et les photons. Selon la physique quantique, ces éléments ne se comportent pas comme des objets ordinaires ; ils peuvent être observés de manière probabiliste, c'est-à-dire que l'on ne peut prédire que les probabilités d'un résultat de mesure, et non le résultat exact.

    En termes simples, elle nous offre une compréhension de la nature à son niveau le plus fondamental. Elle explique pourquoi des particules minuscules peuvent sembler être à plusieurs endroits simultanément, pourquoi la lumière peut se comporter à la fois comme une onde et comme une particule, et pourquoi les particules peuvent être liées entre elles de différentes manières malgré la distance. De plus, la physique quantique n'est pas qu'une simple théorie sur les fondements de l'univers ; elle sous-tend également de nouvelles technologies comme les ordinateurs quantiques, les capteurs ultra-précis et les communications sécurisées. Toutes ces technologies reposent désormais sur les principes fondamentaux de la mécanique quantique, ce qui nous permet non seulement de comprendre l'univers dans sa nature fondamentale, mais aussi de développer de nouvelles technologies.

    Comment cela peut-il nous aider à comprendre la vérité de la création ? 

    La mécanique quantique aide les croyants à réfléchir à la création du monde par Dieu, car elle décrit le fonctionnement de la nature au niveau le plus profond. Elle offre les intuitions épistémologiques et ontologiques les plus fondamentales sur la nature, telle que Dieu l'a voulue et ordonnée. En ce sens, les lois de la physique – et en particulier les lois quantiques – font partie du « livre de la nature », et Dieu est celui qui les a données. Comme l'a dit saint Augustin, le livre de la nature et le livre de l'Apocalypse sont deux manières complémentaires de connaître Dieu. Ils ne constituent pas un seul et même livre, et il ne faut pas les confondre, mais ils nous aident ensemble à comprendre Dieu. 

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