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BELGICATHO

  • Comment comprendre l'Avent ?

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    De Carl E. Olson sur le CWR :

    Accepter la difficulté de l'Avent

    L'Avent concerne en fin de compte la venue du Fils dans la gloire, lorsqu'il « jugera les vivants et les morts ».

    28 novembre 2025

    « On pourrait dire de l'Avent qu'il n'est pas fait pour les âmes sensibles. Pour saisir la profondeur de la condition humaine, il faut être prêt à entrer dans le pire. » — Fleming Rutledge 1

    « C'est certainement le verset le plus embarrassant de la Bible », a écrit C. S. Lewis. Cette phrase accrocheuse se trouve dans l'essai intitulé « The World's Last Night » (La dernière nuit du monde), publié pour la première fois en 1952. À quel verset le célèbre auteur et apologiste faisait-il référence ? À celui-ci :

    En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive. (Mt 24, 34)

    Lewis était apparemment déconcerté par une grande partie de ce qui précède ce verset dans Matthieu 24 — un passage qui, avec le chapitre 25, est connu sous le nom de Discours sur le mont des Oliviers et parfois appelé la « Petite Apocalypse » (cf. Marc 13 et Luc 21), par opposition à la Grande Apocalypse, ou le Livre de l'Apocalypse. Ces deux chapitres du premier évangile sont, pour dire le moins, difficiles à interpréter, car ils mêlent jugement cosmique, bouleversements historiques spécifiques (en particulier la destruction du temple de Jérusalem en 70 après J.-C.) et déclarations sur l'approche de la tribulation, la fin des temps et la venue du Fils de l'homme.

    Embrassez la Parole

    Il est regrettable que Lewis ait trouvé certains de ces chapitres « embarrassants », d'autant plus que, d'après mon expérience, le caractère apparemment obscur de certains passages des Écritures est une occasion de grandir à la fois dans la foi et dans l'humilité. Lorsque le Christ déclare, immédiatement après le « verset embarrassant », que « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », il ne se livre pas à une envolée lyrique, mais proclame prophétiquement, en tant que Fils de Dieu et Verbe incarné.

    Plutôt que de reculer, nous devrions méditer ces paroles. Plutôt que d'hésiter, nous devrions embrasser la Parole.

    Monseigneur Ronald Knox (1888-1957), né une décennie avant Lewis et qui avait été (comme Lewis) anglo-catholique – fils d'un évêque anglican ! – avant d'entrer dans l'Église catholique dans sa jeunesse, a certainement médité les Écritures, étant le dernier homme à avoir traduit seul l'intégralité de la Bible. À propos de Matthieu 24, 34, il a simplement écrit, dans son Commentaire sur les Évangiles : « « Toutes ces choses » doivent donc être comprises comme signifiant la chute de Jérusalem, mais pas du tout la seconde venue... » 2 Et il est sans doute important que nous considérions le contexte historique des remarques du Christ, qui ont été faites une génération avant les événements choquants et dévastateurs de 70 après J.-C.

    Le point essentiel est que les textes apocalyptiques ont pour but de révéler des vérités profondes et éternelles de manière surprenante et stimulante. Le mot grec apokalypsis signifie « dévoilement » ou « révélation ». Le dernier livre de la Bible, par exemple, a pour but de dévoiler, ou de révéler pleinement, Jésus-Christ ressuscité et triomphant, « le premier-né d'entre les morts et le souverain des rois de la terre » (Apoc 1, 5) . Les écrits apocalyptiques étaient populaires parmi les Juifs au cours des deux siècles qui ont précédé la naissance de Jésus, et la littérature chrétienne des deux ou trois siècles qui ont suivi la mort et la résurrection du Christ a parfois imité ces œuvres juives dans leur utilisation de visions, d'anges, de voyages au ciel et de prophéties sur l'avenir.

    Quel est le rapport avec l'Avent ?

    Le dernier verset de la lecture de l'Évangile du premier dimanche de l'Avent nous indique la voie : « C'est pourquoi, vous aussi, vous devez être prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous ne l'attendez pas » (Mt 24, 44).

    Le Christ ne dit pas : « Pensez à être prêts » ou « Réfléchissez à des moyens qui pourraient vous aider à être prêts », mais simplement : « Vous aussi, vous devez être prêts... ». Il est venu. Il reviendra. Et il vient maintenant.

    Cette ancienne trinité des venues divines a été magnifiquement exprimée il y a près d'un millénaire par le brillant moine cistercien saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) :

    Lors de sa première venue, il a été vu sur terre, vivant parmi les hommes ; il témoigne lui-même qu'ils l'ont vu et qu'ils l'ont haï. Lors de sa venue finale, toute chair verra le salut de notre Dieu, et ils regarderont celui qu'ils ont transpercé. La venue intermédiaire est cachée ; seuls les élus voient le Seigneur en eux-mêmes, et ils sont sauvés. Lors de sa première venue, notre Seigneur est venu dans notre chair et dans notre faiblesse ; lors de cette venue intermédiaire, il vient en esprit et en puissance ; lors de la venue finale, il sera vu dans sa gloire et sa majesté. 3

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  • Le Pape a Istanbul : aspects œcuméniques et interreligieux

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    Du Tagespost :

    Le pape Léon en Turquie

    Aspects œcuméniques et interreligieux

    Le pape Léon XIV portait ostensiblement sa croix pectorale lors de sa visite à la Mosquée Bleue. Contrairement à ses prédécesseurs, il s'est abstenu de prier dans la mosquée.

    29 novembre 2025

    Le pape Léon XIV a donné un ton résolument interreligieux lors de son voyage en Turquie samedi matin, en visitant la mosquée Sultan Ahmed à Istanbul. La « Mosquée bleue », principal site touristique de la ville, avait déjà été visitée par le pape Benoît XVI en 2006 et le pape François en 2014 – immédiatement après la basilique Sainte-Sophie, qui a servi d'église patriarcale chrétienne et de lieu de couronnement byzantin pendant plus d'un millénaire.

    Contrairement à ses prédécesseurs, le pape Léon XIV n'a pas visité Sainte-Sophie car cette église, qui fut jadis la plus grande de la chrétienté, est de nouveau utilisée comme mosquée depuis 2020 – comme elle l'avait été pendant près de 500 ans sous la domination ottomane.

    La magnifique mosquée Sultan Ahmed, avec ses six minarets, n'a jamais été une église, mais fut construite par celui qui lui a donné son nom au début du XVIIe siècle. Le pape Léon XIV, comme tout le monde, ôta ses chaussures en entrant dans la mosquée, mais conserva sa croix pectorale en argent, pourtant bien visible. Accompagné du président de la Direction des affaires religieuses (Diyanet) et de deux cardinaux de la Curie, le pape visita la mosquée comme un touriste, écoutant les explications et posant des questions. Contrairement aux papes Benoît XVI et François lors de leurs visites, cependant, Léon XIV ne s'arrêta pas un instant pour prier ou méditer en silence. Ce geste de Benoît XVI avait suscité une vive attention en 2006, quelques semaines seulement après son discours de Ratisbonne.

    Église syriaque orthodoxe dans un cimetière catholique

    L'un des moments forts de la visite du Pape samedi, sur le plan œcuménique, a sans aucun doute été sa rencontre avec les responsables des Églises chrétiennes actives à Istanbul. Le métropolite syriaque orthodoxe Filüksinos Yusuf Çetin a accueilli le Pape, accompagné du cardinal Kurt Koch , devant l'église Mor Ephrem, la seule église nouvellement construite en République de Turquie. Elle se dresse sur l'emplacement d'un ancien cimetière catholique, dans le quartier traditionnel d'Istanbul de Yeşilköy (Village Vert). Le président Erdoğan avait personnellement approuvé cette construction, en totale contradiction avec la tradition de la République de Turquie laïque et sans consulter les autorités locales, et avait également assisté à la cérémonie d'inauguration. 

    Dix-sept représentants de diverses Églises et communautés religieuses attendaient le pape à l'intérieur de la nouvelle église syriaque orthodoxe. La rencontre œcuménique entre les responsables religieux s'est ensuite déroulée discrètement, sans la présence des médias. On estime à environ 25 000 le nombre de chrétiens syriaques orthodoxes, originaires du Tur Abdin, dans le sud-est de la Turquie, rien que dans la métropole d'Istanbul.

    Lire aussi : Erdoğan fait l'éloge du pape et l'instrumentalise

  • Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu.

    Sur le site même où s'est tenu le premier concile il y a 1 700 ans, Léon XIV a récité le Credo aux côtés du patriarche Bartholomée et d'autres chefs des Églises orthodoxes. Le désir d'une pleine communion et la mise en garde contre le nouvel arianisme qui réduit le Christ à un chef charismatique, niant ou ignorant sa divinité.

    29/11/2025

    (Photo AP/Khalil Hamra) Associate Press/LaPresse

    Le point culminant du premier voyage apostolique de Léon XIV a eu lieu hier, lors des fouilles de l'ancienne basilique Saint-Néophyte d'Iznik. Près des rives du lac, le pape a présidé une prière œcuménique avec Bartholomée de Constantinople et d'autres responsables des Églises orthodoxes.

    En ce lieu même où fut proclamée la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu, il y a 1 700 ans, l'anniversaire du concile de Nicée a été commémoré. Les chefs religieux chrétiens ont récité ensemble le Credo, incarnant ce que Léon XIV a appelé dans son discours « le désir de pleine communion entre tous ceux qui croient en Jésus-Christ ».

    Ce geste symbolique, d'une grande portée, a été accompli à l'endroit même où le Credo fut professé et récité pour la première fois en 325. La confession de foi christologique, a déclaré le pape, « est un lien profond qui unit déjà tous les chrétiens ».

    L'œcuménisme de Léon fut une fois de plus confié à son « maître », saint Augustin, dont il emprunta la citation : « Bien que nous, chrétiens, soyons nombreux, en un seul Christ, nous sommes un. » « Plus nous sommes réconciliés », observa Prévost, « plus nous, chrétiens, pouvons témoigner avec crédibilité de l'Évangile de Jésus-Christ. » La partie la plus importante de son discours, cependant, était consacrée à la mise en garde des chrétiens qui « risquent de réduire Jésus-Christ à une sorte de leader charismatique ou de surhomme, une distorsion qui conduit finalement à la tristesse et à la confusion. » Cette tentation est comparée – et, à certains égards, assimilée – à celle d'Arius qui, « en niant la divinité du Christ, (...) l'a réduit à un simple intermédiaire entre Dieu et les hommes, ignorant la réalité de l'Incarnation, de sorte que le divin et l'humain sont restés irrémédiablement séparés. »

    Léon quitta Iznik en hélicoptère, comme il y était arrivé, et retourna à Istanbul en fin d'après-midi pour une rencontre privée avec les évêques de la délégation apostolique. Avant son passage dans l'antique Nicée, le pape avait visité la maison de retraite gérée depuis plus d'un siècle par les Petites Sœurs des Pauvres. S'adressant aux hôtes, il déplora que « dans de nombreux contextes sociaux, où prédominent l'efficacité et le matérialisme, le respect des personnes âgées se soit perdu ».

    Le deuxième jour de son voyage débuta par une rencontre avec des évêques, des prêtres , des diacres, des religieux et religieuses, ainsi que des agents pastoraux, à la  cathédrale du Saint-Esprit. Le pape les a définis comme la « communauté appelée à cultiver la semence de la foi qui nous a été transmise par Abraham, les Apôtres et les Pères ». Le petit nombre de catholiques en Turquie ne devrait pas poser problème ; au contraire, « cette logique de petitesse est la véritable force de l’Église », car, comme l’a dit Léon XIV, « elle ne réside pas dans ses ressources et ses structures, et les fruits de sa mission ne proviennent ni d’un consensus numérique, ni d’une puissance économique, ni d’une influence sociale », puisque l’Église « vit de la lumière de l’Agneau et, rassemblée autour de lui, est portée dans les rues du monde par la puissance du Saint-Esprit ». Aujourd’hui, le pape visitera la Mosquée bleue, tout comme Benoît XVI et François. 

  • Avortement : "nous ne laisserons pas intimider"; soutenons l'ECLJ

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    ECLJ

    Madame, Monsieur,

    Mercredi, au Parlement européen, des députés menés par Manon Aubry ont cherché à nous intimider, en manifestant bruyamment contre la conférence que nous organisions sur la politique européenne en matière d’avortement. La vidéo sur Instagram de leur altercation avec Grégor Puppinck a été vue plus de 6 millions de fois en 24 heures.

    L’objet de cette conférence était de lutter contre l’initiative européenne pro avortement "My Voice My Choice" qui vise à contourner la souveraineté des États pour faciliter « l’avortement transfrontalier » avec des fonds européens. Nous avons dévoilé aux députés le réseau de financement massif du lobby de l’avortement par de grandes fondations mondialistes, telles que l’Open Society, les fondations Gates, Ford, Rockefeller, et le Planning familial international. Ce réseau bénéficie de milliards de dollars. Il est aussi financé par l’Union européenne et les Nations Unies.

    ­La vidéo de la conférence­

    Ces attaques contre l’ECLJ ne sont pas nouvelles, et s’intensifient ; mais, cette-fois, elles se sont retournées contre leurs auteurs, car les commentaires publiés sur X sous la vidéo sont très favorables à la protection de la vie.

    Ces attaques confirment une chose : votre signature à l’appel pour la prévention de l’avortement dérange. Elle porte. Et elle inquiète ceux qui veulent réduire ce sujet à un simple slogan politique. Nous avons déjà été attaqués par des députés, dont Raphaël Glucksmann, en marge d’une précédente conférence au Parlement européen.

    Pourquoi ? Parce que la vérité est que l’avortement est un drame qu’il faut absolument éviter. Durant cette conférence, nous avons une nouvelle fois donné la parole à des femmes qui ont subi un avortement, qui en ont souffert et le regrettent. Elles ont le courage de témoigner.

    Ces femmes vivent ce que les statistiques révèlent :
    - 42 % des femmes ayant avorté avant 25 ans souffrent de dépression ;
    - la moitié des mineures ayant avorté ont des idées suicidaires ;
    - l’avortement est souvent lié à la précarité affective, financière ou psychologique.

    Ces voix authentiques et courageuses réfutent le discours dominant. Elles montrent que prévenir l’avortement consiste à protéger, soutenir, responsabiliser. C’est précisément cela que certains députés ont voulu empêcher hier soir.

    Nous ne nous laisserons pas intimider. À l’ECLJ, nous avons l’habitude des attaques.

    Nous continuerons parce que vous nous avez confié ce combat en signant l’appel.

    Votre signature a déjà permis :
    ✔ de rappeler aux élus européens les engagements internationaux de la France de réduire le recours à l’avortement,
    ✔ de plaider en faveur d'une politique de prévention,
    ✔ de donner une visibilité médiatique et institutionnelle aux femmes victimes de l'avortement, jusqu'alors ignorées.

    Vous pouvez soutenir notre action; nous avons besoin de moyens pour :
    - continuer à défendre publiquement la vie,
    - organiser d’autres conférences avec des femmes,
    - produire des rapports sourcés,
    - intervenir juridiquement auprès des instances nationales et européennes.

    ­Faire un don­

    Un don, même modeste, renforce ce travail essentiel.

    Merci pour votre soutien !

    "Ma Voix Mon Choix": Une escroquerie juridique, morale et financière

  • "Sacré Coeur" : beau succès du film en Belgique et ce n'est pas terminé

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    De Vincent Delcorps sur cathobel :

    Le film Sacré Cœur franchit la barre des 14.000 spectateurs en Belgique!

    Publié le 

    Le film-événement poursuit sa tournée triomphale. Ce jeudi soir, il était projeté à Louvain-la-Neuve et a franchi un nouveau cap.

    En France, de semaine en semaine, le film Sacré Coeur bat de nouveaux records. Après avoir franchi la barre des 400 000 téléspectateurs, il se dirige vers celle des 500 000. S'il reste loin du record de Microcosmos (3,5 millions de vues), ce succès est devenu un véritable phénomène. Surtout pour une production à petit budget (environ 800 000€).

    De nombreuses séances encore prévues

    Le 22 octobre, le documentaire réalisé par le couple Gunnell est sorti dans les salles de Belgique. Et ici aussi, le succès est au rendez-vous. Du 20 au 27 novembre, les radios RCF et CathoBel ont d'ailleurs organisé un cycle spécial de six conférences en présence d'Edouard Marot et d'Alicia Beauvisage. La séance de ce jeudi 27 novembre, tenue à Louvain-la-Neuve, a permis au film de passer la barre des 14 000 vues. Et de nombreuses séances sont encore prévues dans les salles de Wallonie et de Bruxelles dans les prochains jours, notamment à Namur, Bastogne, Liège, Braine l'Alleud et Bruxelles.

    Les larmes aux yeux

    Ce jeudi soir, la salle du cinéma de Louvain-la-Neuve était bien remplie. Une majorité d'adultes, une série d'étudiants aussi. "La pureté de Marguerite-Marie, son cœur m'a beaucoup touchée", réagissait Hélène au sortir de la séance. "Mais c'est surtout les témoignages qui me parlent".

    "J'avais un peu les larmes aux yeux tout au long du film", partageait Anna. "J'ai pris conscience de la chance que j'avais aussi d'avoir à certains moments cette connexion avec Jésus."

    Miguel, lui, regardait le film pour la deuxième fois. "Je trouve qu'il vaut mieux voir le film deux fois, cela permet de mieux comprendre. Les témoignages sont vraiment poignants, je vois vraiment l'œuvre de Dieu qui est occupé à se déployer dans le monde. Il n'y a pas que des horreurs, il faut être capable de le voir."

  • 29 novembre 1932 : la Vierge apparaît à Beauraing

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    Du site La Porte Latine :

    29 nov.- 3 jan. 1932

    Apparition de Notre Dame à Beauraing, diocèse de Namur en Belgique

    33 apparitions à cinq enfants du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933. Mgr Charue, Évêque de Namur a reconnu le culte de Notre Dame de Beauraing, le 2 février 1943 et six ans plus tard, le 2 juillet 1949, le caractère surnaturel des faits. Deux guérisons ont été reconnues miraculeuses.

    C’est en allant rechercher leur petite sœur Gilberte, le mardi 29 novembre, à la sortie de l’étude du pensionnat, que Fernande et Albert Voisin, accompagnés des deux filles Degeimbre (Andrée et Gilberte), ont eu une rencontre extraordinaire.

    Alors qu’ils attendaient près de la porte du pensionnat, Albert a été le premier à remarquer une « dame en blanc qui se promène en l’air au-dessus de la grotte ». Sa description de la vision a rapidement attiré l’attention des autres enfants, qui ont également observé une femme habillée de blanc, les mains jointes, et semblant baigner dans une lumière mystérieuse. Surpris et effrayés, les enfants prirent la fuite, mais ils revinrent sur place pour raconter ce qu’ils avaient vu.

    À partir de ce moment, les apparitions allaient se répéter plusieurs fois au cours des semaines suivantes.

    Le récit des apparitions

    La Sainte Vierge est apparue les premières fois à Andrée et Gilberte Degeimbre (14 et 9 ans), Fernande, Gilberte et Albert Voisin (15, 13 et 11 ans) “très belle et lumineuse” au-dessus du pont du chemin de fer non loin de la grotte de Lourdes reconstituée dans l’école.. Quand la Sainte Vierge apparut, Elle resta un bon moment silencieuse. Dès qu’ils La virent, les enfants tombèrent à genoux.

    Lieu des premières apparitions mariales, non loin du pensionnat.

    La Sainte Vierge est apparue plus de 30 fois au même endroit. La première apparition eut lieu le 29 novembre 1932 et la dernière, en janvier 1933. Les enfants ne furent pas crus quand ils racontèrent ce qui s’était passé. Les religieuses de la Doctrine Chrétienne dans l’école desquelles les apparitions eurent lieu, leur interdirent de parler des apparitions et ne prêtèrent pas attention à ce que les enfants disaient avoir vu.

    La quatrième apparition eut lieu près de la grille d’entrée du parc des sœurs. La Sainte Vierge apparut sur un buisson d’aubépines ; elle ouvrit les mains, puis disparut. La mère supérieure interdit aux enfants de fréquenter l’école et exigea qu’ils restent à la maison. Les enfants obéirent, mais passèrent la nuit à pleurer et à prier.

    Toutes les apparitions de Beauraing se sont passées en soirée. C’est ce qui explique la grande affluence que connut Beauraing. Les premiers jours, la Sainte Vierge sembla attendre les enfants. Elle apparut quand ils commencèrent à réciter le chapelet. Quand les enfants aperçurent la Vierge, le ton de leur voix s’éleva et ils donnèrent l’impression de ne plus parler que d’une seule voix. Plusieurs centaines de personnes priaient avec eux dans ce grand silence. Les religieuses décidèrent de ne pas se montrer derrière des grilles fermées.

    Le 8 décembre, on assista à une série impressionnante de confessions, dont de nombreuses conversions. Beaucoup de personnes reçurent aussi la Sainte Communion. Après la messe, une foule immense, comme en procession, se rendait à l’aubépine. On pouvait voir des voitures venant de Charleroi, Givet, Dinant, Namur, St Hubert, Bruxelles et Verviers. Des trains supplémentaires avaient été mis en service au départ de Dinant et des Ardennes .

    A trois heures de l’après-midi, le terrain du couvent est rempli de monde, ainsi que la rue. La police essaie de maintenir l’ordre et les gens chantent : « Etends tes mains bénies sur toute la Belgique ! » Autour de l’aubépine quantité de bougies et cierges allumés. A six heures, les enfants arrivent et on les entend s’écrier : « Elle est là ! » À cet instant précis, les enfants tombent simultanément à genoux et commencent à prier le chapelet. Ils interrogent la Vierge, mais il n’y a pas de réponse, juste un sourire. La foule commence à prier le Rosaire. La Vierge restera visible aux enfants pendant tout ce temps.

    Six médecins sont venus pour examiner les enfants et observer ce qui se passe. L’un passe une torche électrique devant les yeux des enfants, l’autre enfonce la pointe d’un canif sur la joue d’un des enfants ; un autre encore passe une allumette allumée sous la main d’une petite fille, sans que celle-ci ne manifeste la moindre brûlure ni que les autres enfants ne réagissent aux expériences. Les médecins se concertent et sont tous d’accord pour reconnaître que les enfants étaient plongés dans un état d’extase.

    Les enfants sont interrogés séparément. On ne constate aucune divergence dans les témoignages.

    Le 23 décembre, la Sainte Vierge demande la construction d’une chapelle et demande « qu’on vienne ici en pèlerinage. Le 29 décembre, Fernande l’entend dire : « Priez sans cesse ! » Le 2 janvier, Notre Dame dit aux enfants : « Demain, je dirai à chacun de vous quelque chose en particulier. » Le 3 janvier est le dernier jour des apparitions et peut-être le plus important pour ce qui va être révélé. Albert, sa sœur Gilberte et Gilberte Degeimbre reçoivent un secret qu’ils n’ont jamais révélé.

    La Grande Promesse de Beauraing : Je convertirai les pécheurs »

    Quelle magnifique promesse ! Elle émane du Cœur Immaculé d’une Mère qui aime et souffre avec ceux qui prient pour la conversion de ceux qu’ils aiment, parce qu’ils désirent être réunis dans l’Amour de Dieu.

    Pour montrer son immense pouvoir, la Sainte Vierge dit à Andrée : « Je suis la Reine des Cieux et la Mère de Dieu ; Priez toujours. »

    A Fernande le dernier soir, la Vierge dit : Aimez-vous mon Fils ? M’aimez-vous ?… Alors, sacrifiez-vous pour Moi ! »

    Tout le monde l’entend dire : « Oui ! » Au cours des apparitions qui se sont produites après le 29 décembre, les enfants voient continuellement « Un Cœur entouré de rayons de lumière ».

    C’est pourquoi on en est venu à parler de « Marie, la Mère au Cœur d’Or » [Voir ci-dessous].

    Notre Dame de Beauraing est fêtée le 22 août qui est le jour de fête du Cœur Immaculé de Marie.

    Le Cœur d’or, à Beauraing, c’est l’amour.

    Beauraing : traverser l'épreuve de la pandémie guidé par la Vierge au Cœur d 'or - BELGICATHO

    « Eclatante de lumière, dit une brochure sur Beauraing, le front couronné de rayons d’or, maternelle et royale à la fois, la Dame qui se montre aux enfants est d’une beauté telle que la plus jeune des enfants en rêve la nuit après en avoir pleuré d’émotion.

    Habituellement, image vivante de la prière, elle garde les mains jointes et les yeux fixés au ciel. Un chapelet pend à son bras.

    A partir du 29 décembre, lorsqu’elle ouvre les bras, apparaît sur la poitrine un Cœur entouré de rayons étincelants.

    Ce Cœur, d’un or éclatant, sans ombre ni tache, est le Cœur Immaculé de la Mère de Dieu ».

    « L’Immaculée, à Lourdes, disait Monseigneur Téas, l’évêque de Lourdes, c’est la pureté. Le CŒUR D’OR, à Beauraing, c’est l’amour. Pureté et amour, c’est tout ce qui explique le Cœur de la Très Sainte Vierge… »

    Le diadème de lumière et le Cœur étincelant de Notre-Dame rappellent la gloire royale de Marie ainsi que la plénitude de grâce qui remplit son Cœur, débordant d’amour envers Dieu et envers nous.

    Ce CŒUR D’OR signifie les richesses inouïes de lumière, de grâce, d’amour, dont la Sainte Vierge fut ornée par le Seigneur, l’élevant ainsi à des hauteurs sublimes, sommet lumineux de toute la création.

    Il signifie aussi toutes les grâces, tous les bienfaits qu’elle détient pour les déverser sur ses enfants.

    N’est-elle pas, dans le domaine de la vie divine, la grande distributrice de tous les dons du Seigneur ?

  • L'Aide à l'Église en Détresse a lancé une pétition mondiale pour la liberté religieuse

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    Pétition pour la liberté religieuse

    Pétition pour la liberté religieuse

    Croyez-vous qu'il soit important que la liberté de religion soit respectée non seulement ici, mais aussi dans le monde entier ? C'est un droit humain fondamental et le baromètre de tous les autres droits humains. Le dernier rapport d'Aide à l'Église en Détresse sur la liberté religieuse dans le monde, publié le 21 octobre 2025, montre que les deux tiers de l'humanité vivent dans des pays où la liberté religieuse n'est pas pleinement respectée. Ce déclin est inquiétant.

    C'est pourquoi Aide à l'Église en Détresse a lancé une pétition mondiale pour la liberté religieuse qui dure un an. Cette pétition appelle à la protection effective de l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui garantit à chacun le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Après la Semaine Rouge de novembre 2026, cette pétition sera présentée aux Nations Unies, au Conseil de l'Europe et aux gouvernements du monde entier.

    Nous espérons recueillir le plus grand nombre de signatures possible au cours de l'année à venir, y compris celles de personnalités politiques et autres personnes influentes. Cette pétition s'adresse non seulement aux chrétiens, mais à toutes les religions, à tous ceux qui attachent de l'importance à la liberté de pensée, à la liberté de conscience et à la liberté de religion.

    Merci de transmettre cette pétition à vos amis et connaissances qui chérissent ce droit fondamental.

    Lisez et signez la pétition

  • Le pape Léon XIV : « Le latin est la langue de l'Église »; les cardinaux retournent à l'école

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    De Francesco Capozza sur Il Tempo :

    Le pape Léon XIV : « Le latin est la langue de l'Église. » Les cardinaux retournent à l'école.

    Le latin est la langue officielle de l'Église, et ceux qui ne la maîtrisent pas, même parmi les cardinaux (comme cela a été clairement démontré lors du dernier conclave en mai dernier), devraient désormais reprendre leurs manuels scolaires, car Léon XIV l'a entériné dans le nouveau « Règlement général de la Curie romaine » publié hier. Certes, il n'est pas nouveau que le latin soit la langue ecclésiastique dans laquelle les prélats du monde entier communiquaient jusqu'à il y a quelques décennies, mais certains ont récemment souhaité que cette langue ancienne soit universellement remplacée par l'italien.

    Suite au décès du pape François le 21 avril, tous les cardinaux du monde entier se sont réunis à Rome. Plusieurs personnalités éminentes se sont retrouvées démunies face à la nécessité de dialoguer et d'échanger des idées en vue de l'élection du nouveau pontife. La plupart d'entre eux ne parlent pas italien (et, à vrai dire, pourquoi le devraient-ils), mais le plus surprenant fut que nombre de cardinaux ignoraient même le latin. C'est le nouveau pape lui-même qui mit fin à ce chaos linguistique. Près de sept mois après son élection au Siège de Pierre, il jugea indispensable de clarifier la situation une fois pour toutes.

    Le nouveau Règlement de la Curie romaine est un document divisé en deux parties : la première, adressée aux plus hauts gradés de la hiérarchie ecclésiastique qui constituent le gouvernement central de l’Église, comprend 52 articles ; la seconde, destinée aux employés de second rang, aux prélats et aux laïcs, comprend 92 articles qui traitent de divers aspects du travail au Saint-Siège, de la mobilité à la retraite, de l’avancement de carrière à la rémunération ordinaire et extraordinaire, des motifs de licenciement aux congés. Toutefois, comme indiqué, ce règlement concerne principalement le personnel laïc employé au Vatican, des huissiers aux employés de la poste, par exemple.

    L’essence même de ce nouveau règlement réside cependant dans sa première partie, qui concerne les cardinaux, les archevêques et les prélats de haut rang travaillant dans les dicastères (ministères) du Siège apostolique. Et c’est précisément dans cette première partie, au titre XIII, intitulé « Langues en usage », article 50, que Léon XIV établit que « les institutions curiales doivent, en règle générale, rédiger leurs actes en latin ». Pour ceux qui, malheureusement, ne le connaissent pas si bien (et malheureusement, ils sont nombreux, même dans les hautes sphères du Vatican), le pape crée, au paragraphe suivant, « un office pour la langue latine au sein du Secrétariat d’État, au service de la Curie romaine » – en somme, une sorte d’école de rattrapage prête à instruire ceux qui ont oublié la langue qui a été la langue officielle de l’Église pendant des siècles.

    Le texte substantiel publié hier vise à réglementer les aspects purement opérationnels et administratifs de la Constitution apostolique « Praedicate Evangelium », promulguée par le pape François le 19 mars 2022. Cette Constitution a profondément transformé la Curie romaine, le gouvernement central de l’Église, mais n’a pas codifié les règlements internes des dicastères ni mis en place une structure bureaucratique efficace pour ceux qui y travaillent au quotidien. Une fois encore, comme pour le Motu Proprio relatif au Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, publié il y a seulement trois jours, Prévost corrige, ou plutôt « rafistole », comme on dit à Rome, ce que Bergoglio a publié à la hâte et, peut-être, avec une certaine superficialité.

  • Fernández : Le terme « Co-Rédemptrice » est tabou dans les documents officiels du Vatican, mais autorisé dans la dévotion privée

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    De kath.net/news :

    Fernández : Le terme « Co-Rédemptrice » est tabou dans les documents officiels du Vatican, mais autorisé dans la dévotion privée.

    28 novembre 2025

    Dans un dialogue avec la journaliste Diane Montagna, le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi explique que la note doctrinale « Mater populi fidelis » rejette le titre marial de « Co-Rédemptrice » uniquement pour un usage ecclésiastique officiel.

    Vatican (kath.net/pl) « Trois semaines après que l’encyclique « Mater Populi Fidelis » a suscité la polémique en déclarant que le titre marial de « Co-Rédemptrice » est « toujours inapproprié », le préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi a précisé que cette formulation ne constitue pas un rejet général du titre en lui-même. Le cardinal a expliqué que le mot « toujours » se réfère désormais uniquement à l’usage officiel de l’Église et non plus à tous les contextes dans lesquels le titre pourrait être employé. » C’est ce qu’écrit Diane Montagna sur son blog. Elle y retranscrit l’intégralité de son dialogue avec le cardinal Victor Manuel Fernández, qui a eu lieu lors d’une conférence de presse au Vatican. Cette Américaine est théologienne, journaliste catholique reconnue et spécialiste du Vatican.

    Fernandez a précisé que « Mater Populi Fidelis » « n’a pas pour but d’évaluer les déclarations antérieures des saints, des docteurs de l’Église et des papes, mais ne sera désormais employé ni dans la liturgie, c’est-à-dire dans les textes liturgiques, ni dans les documents officiels du Saint-Siège », poursuit Montagna. « Le cardinal Fernández a également souligné que la nouvelle restriction du titre de “Co-Rédemptrice” s’applique exclusivement à la langue officielle de l’Église. Il n’est pas demandé aux fidèles qui comprennent le sens traditionnel et subordonné de ce terme de l’abandonner dans leur dévotion privée ou dans les discussions éclairées. Cette décision établit une norme pour les textes magistériels et liturgiques, et non pour la piété personnelle. »

  • Le Pape en Turquie : un Credo sans Filioque pour préserver l’unité

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    D'Hortense Leger sur aleteia.org :

    Léon XIV en Turquie : un Credo sans Filioque pour préserver l’unité

     
    27/11/25

    Léon XIV doit se rendre ce 28 novembre sur les rives d’Iznik (Turquie) pour commémorer, avec une vingtaine de responsables chrétiens, les 1.700 ans du Concile de Nicée. Point d’orgue de cette cérémonie : la récitation du Credo dans sa version originelle, sans la mention “Filioque”. En renonçant à cet ajout théologique, le Pape et les responsables chrétiens présents souhaitent placer l’unité au-dessus des clivages historiques, le temps d’une profession de foi commune.

  • Sainte Catherine Labouré (28 novembre)

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    Discours de Sa Sainteté le Pape Pie XII
    prononcé le lundi 28 juillet 1947 dans la Cour Saint-Damase
    à l’adresse des pèlerins Français
    et de la famille vincentienne
    présents à Rome à l’occasion de la canonisation
    de
    Sainte Catherine Labouré

    (source)

    « Dès les premières pages de son incomparable chef-d’œuvre l’auteur de «L’imitation de Jésus-Christ » laisse tomber de sa plume cette leçon de sa propre expérience, ce secret de sa paix sereine et communicative : « Veux-tu apprendre et savoir quelque chose d’utile ? Aime à être ignoré ! » (Livre 1 chap. 2).

    Ama nesciri ! Deux mots prodigieux, stupéfiants pour le monde qui ne comprend point, béatifiants pour le chrétien qui sait en contempler la lumière, en savourer les délices. Ama nesciri ! Toute la vie, toute l’âme de Catherine Labouré est exprimée dans ces deux petits mots.

    Rien pourtant, même de la part de la Providence, ne semblait lui dicter ce programme : ni son adolescence, durant laquelle la mort de sa mère, la dispersion des aînés avaient fait reposer sur ses épaules d’enfant toute la charge du foyer domestique ; ni les étranges voies, par lesquelles elle doit passer pour répondre à sa vocation et triompher des oppositions paternelles ; ni cette vocation même à la grande et vaillante phalange des Filles de la Charité qui de par la volonté et suivant l’expression pittoresque de saint Vincent de Paul, ont « pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l’obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie ».

    Du moins, semblerait-il, sa retraite et sa formation dans le Séminaire de la rue du Bac favoriseront son recueillement et son obscurité ? Mais voici qu’elle y est l’objet des faveurs extraordinaires de Marie, qui fait d’elle sa confidente et sa messagère. Si encore il s’était agi seulement de ces hautes communications et visions intellectuelles, qui élevaient vers les sommets de la vie mystique une Angèle de Foligno, une Madeleine de Pazzi, de ces paroles intimes, dont le cœur garde jalousement le secret ! Mais non ! Une mission lui est confiée, qui doit être non seulement transmise, mais remplie au grand jour : réveiller la ferveur attiédie dans la double Compagnie du Saint de la charité ; submerger le monde tout entier sous un déluge de petites médailles, porteuses de toutes les miséricordes spirituelles et corporelles de l’Immaculée ; susciter une Association pieuse d’Enfants de Marie pour la sauvegarde et la sanctification des jeunes filles.

    Sans aucun retard, Catherine s’est adonnée à l’accomplissement de sa triple mission. Les doléances de la Mère de Dieu ont été entendues et l’esprit du saint Fondateur a refleuri alors dans les deux communautés. Mais, non moins que par sa fidélité à transmettre le message, c’est par sa constance à y répondre elle-même que Catherine en a procuré l’efficacité, mettant sous les yeux de ses Sœurs, pendant près d’un demi siècle, le spectacle saintement contagieux d’une vraie fille de saint Vincent, d’une vraie Fille de la Charité, joignant à toutes les qualités humaines de savoir-faire, de tact, de bonté, les vertus surnaturelles qui font vivre en Dieu, « cette pureté d’esprit, de cœur, de volonté, qui est le pur amour ».

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  • Sainte Catherine Labouré et la médaille miraculeuse (28 novembre)

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    Du site de la Rue du Bac (Chapelle de Notre-Dame de la médaille miraculeuse) :

    "Catherine Labouré est née le 2 mai 1806 dans un village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers. Elle est la huitième de dix enfants de Pierre et Madeleine Labouré, propriétaires fermiers. La mort de Madeleine, à 46 ans, plonge la famille dans le deuil. Catherine, en larmes, monte sur une chaise pour embrasser la statue de la Sainte Vierge et dit: « Maintenant, tu seras ma maman ».

    A vingt-quatre ans, Catherine, après avoir vaincu beaucoup d'obstacles, entre comme novice à la Maison-Mère des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris. C'est là, dans la chapelle, que la Sainte Vierge lui apparaît quelques mois plus tard, la première fois, le 19 juillet 1830, pour lui annoncer une mission, la deuxième fois, le 27 novembre qui suit, pour lui revéler la médaille que Catherine est chargée de faire frapper.

    L'année suivante, son séminaire achevé, soeur Catherine est affectée à Reuilly, alors faubourg déshérité du sud-est de Paris. Elle assurera jusqu'à la fin de sa vie le service des vieillards, dans l'incognito le plus total tandis que la médaille se répand miraculeusement dans le monde entier.
    Catherine Labouré meurt le 31 décembre 1876 dans la paix: "Je m'en vais au ciel… voir Notre-Seigneur, sa Mère et saint Vincent."

    En 1933, à l'occasion de sa béatification, on ouvre le caveau de la chapelle de Reuilly. Le corps de Catherine est retrouvé intact et transféré dans la chapelle de la rue du Bac et installé sous l'autel de la Vierge au Globe."