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BELGICATHO

  • Syrie : les chrétiens victimes de harcèlement et d'intimidations

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    De Peter Fuchs sur le Tagespost :

    Au cœur du christianisme syrien

    Le régime syrien accuse les chrétiens de Sednaya d’avoir tué des combattants djihadistes pendant la guerre et de les avoir enterrés dans des fosses communes. Il utilise ce prétexte pour les harceler et les intimider.

    27 juin 2026

    Moins de trois mois se sont écoulés depuis que des groupes armés ont attaqué la ville chrétienne de Suqailabiyya en Syrie. Dans la nuit du 27 au 28 mars, ils ont pillé des commerces et des maisons, harcelé des femmes et menacé des civils de violences. Les forces de sécurité ne sont pas intervenues, mais ont pris part à ces émeutes s’apparentant à un pogrom. Des observateurs ont soupçonné qu’il s’agissait d’une action de représailles. Pendant la guerre en Syrie, les chrétiens s’étaient défendus avec succès contre les djihadistes d’Idlib. Leur chef de file, Ahmed al-Sharaa, est « président par intérim » depuis décembre 2024. L’Union syriaque européenne (ESU) a expressément qualifié ces groupes armés d’alliés d’al-Sharaa.

    Après l’attentat-suicide islamiste perpétré contre l’église grecque-orthodoxe Mar-Elias le 22 juin 2025, il s’agissait là d’un deuxième signe avant-coureur pour la communauté chrétienne, décimée ou chassée à l’étranger par des années de guerre. Les chrétiens souffrent également de discrimination, d’intimidation et d’exclusion. L’exemple le plus connu est l’incarcération du maire chrétien Suleiman Khalil, qui a résisté aux djihadistes pendant la guerre et qui, après le changement de pouvoir, a été emmené sans inculpation dans une prison militaire. Selon des interlocuteurs locaux, les chrétiens se voient désormais refuser des postes dans l’administration de la « nouvelle Syrie ».

    De la diversité religieuse à la République islamique

    Damas s’engage sur la voie de l’homogénéisation : loin du pluralisme et de la diversité religieuse, vers une République islamique. Le massacre des alaouites en mars 2025, les attaques contre les druzes durant l’été 2025 et l’incursion dans les territoires contrôlés par les Kurdes au début de l’année 2026 en témoignent.

    À Sednaya, un nouveau chapitre de la répression s'annonce. Cette petite ville chrétienne est située à 30 kilomètres au nord de Damas. Le Djebel Cherubim, avec ses églises, ses monastères et une statue monumentale du Christ, domine la ville de toute sa hauteur. Ces derniers jours, le régime syrien a bouclé Sednaya à l'aide de barrages routiers. Les voitures et les bus ont été soumis à des contrôles rigoureux. Ces tracasseries ont parfois duré quatre heures. Les contrôles s’accompagnaient d’insultes à l’encontre de la foi chrétienne. 

    Le 13 juin, quatre chrétiens – George Mansour, Rabee Moussa, Boutros al-Sheikh et Shihab Yacoub – ont été arrêtés sans motif apparent et emmenés à Damas dans un centre de la Sûreté d’État. Ils y sont toujours interrogés. Les observateurs estiment que ces quatre hommes sont soumis à de graves tortures. « Christian Solidarity International » (CSI) dispose d’informations selon lesquelles les forces de sécurité djihadistes recherchent actuellement plus de 90 habitants de Sednaya, à partir d’une liste de noms précise, en vue de les arrêter.

    Articles diffamatoires contre les chrétiens de Sednaya

    Ces événements font suite à la publication de plusieurs articles diffamatoires contre les chrétiens de Sednaya sur les réseaux sociaux. Deux personnes y sont présentées comme jouant un rôle clé : un blogueur, qui a relayé ces propos haineux sur les réseaux sociaux, ainsi qu’un ancien commandant du Front al-Nosra, autrefois responsable de la région du Qalamoun. Le blogueur a affirmé que les chrétiens de Sednaya auraient, en 2014, lors des combats autour du Djebel Cherubim, tué des combattants de l’État islamique et du Front al-Nosra avant de les enterrer dans des fosses communes. Le ministère de l’Intérieur s’est servi de ces rumeurs pour justifier ses propres mesures.

    Alors que les postes de contrôle autour de Sednaya ont entre-temps été supprimés, la route menant au sommet du mont Cherubim et au monastère de Deir Cherubim reste fermée. Les forces de sécurité d’al-Sharaa ont informé les riverains que des restes de munitions y avaient été découverts et qu’ils devaient être détruits de manière contrôlée. La population nourrit toutefois de sérieux doutes quant à cette version des faits. Certains soupçonnent que cette justification pourrait servir à dissimuler la destruction de sites paléochrétiens et du monastère situé au sommet de cette montagne chargée de symbolisme. 

    Avec son monastère grec orthodoxe, dont l'origine remonte à l'empereur byzantin Justinien (527-565) et qui abrite une icône miraculeuse de la Vierge Marie, ainsi que le mont des Chérubins, visible de loin, Sednaya est considérée comme le cœur du christianisme syrien. Contrairement au village chrétien voisin de Maaloula, Sednaya n’a jamais été prise par des terroristes djihadistes pendant la guerre de Syrie. Une milice chrétienne a défendu la ville avec succès.

    Agressions et actes de vengeance perpétrés par des groupes djihadistes

    Depuis la chute du régime d’Assad, la population de Sednaya est exposée aux agressions et aux actes de vengeance de groupes djihadistes. Ainsi, en février, un groupe de jeunes musulmans a retiré le drapeau syrien de la place principale de la ville et l’a remplacé par la bannière d’Al-Qaïda, tout en scandant « Allahu Akbar ». Les forces de sécurité du régime présentes sur place ont déclaré aux chrétiens de la ville que le drapeau des djihadistes ne devait pas être retiré. Un groupe de jeunes chrétiens a alors déclaré le 23 février : « Les cloches de Sednaya continueront de sonner pour la paix et l’amour et ne se laisseront pas intimider par des voix étrangères à l’esprit de ce pays. Nous restons ici, enracinés comme ses oliviers, nous préservons notre histoire et nous envisageons un avenir marqué par le respect mutuel et l’égalité sous le toit de notre patrie. »

    L’auteur est prêtre catholique et directeur général de CSI Allemagne.

  • Canada : une loi pour interdire la Bible ?

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    De Stefano Fontana sur le site de l'Observatoire Cardinal Van Thuan :

    Le Parlement canadien censure la Bible en public

    iStefano Fontana

    24 juin 2026

    Le Parlement du Canada a adopté le projet de loi C-9, qui modifie le Code pénal en matière d’expressions et d’initiatives dans le domaine de la diversité et de l’inclusion. L’article protégeant l’expression des convictions religieuses d’une personne fondées sur des textes religieux tels que la Sainte Bible est abrogé. C’est pourquoi cette loi a également été surnommée « loi interdisant la Bible ». Il peut donc être considéré comme un délit de citer en public des passages des Écritures saintes contraires à des pratiques aujourd’hui considérées comme relevant du libre choix, telles que l’avortement ou l’homosexualité. Des dispositions réglementaires de ce type avaient déjà été appliquées, comme celles qui considèrent comme illicite le fait de prier devant des cliniques pratiquant l’avortement, mais dans ce cas précis, le tournant est beaucoup plus manifeste car, en censurant les Écritures, elle empêche ouvertement la présence publique de la religion chrétienne. Les premières réactions négatives s’appuient sur la liberté de religion et nous supposons que, du côté catholique également, la loi sera critiquée principalement sous cet angle. Nous nous demandons toutefois s’il suffit de contester cette loi ingrate en s’appuyant uniquement sur le droit à la liberté religieuse.  

    Le Canada est à l’avant-garde de la démocratie libérale, que l’on s’efforce d’y appliquer dans sa forme la plus pure. L’un des principes issus de la démocratie libérale est la liberté religieuse. Il incombe à l’État de défendre ce droit, sans intervenir pour soutenir tel ou tel choix religieux. La raison de cette neutralité du pouvoir politique tient au fait que le choix religieux est considéré, précisément, comme un choix, dont le contenu ne peut et ne doit pas être justifié. L’autorité politique aurait le devoir de justifier ses choix de gouvernance par des arguments de raison (politique), et devrait donc évaluer le contenu des religions afin de vérifier s’ils sont favorables ou contraires au bien commun. Mais comme les religions ne sont considérées par l’autorité politique que comme des choix non motivés, celle-ci se déclare indifférente aux diverses motivations, qui n’ont pour elle aucune importance, et se limite donc à les admettre dans l’espace public en tant que choix individuels.

    Pourquoi donc, dans le cas de la religion chrétienne et de la lecture publique de passages des Livres sur lesquels elle se fonde, cette liberté de choix n’est-elle pas respectée ? La raison fondamentale réside précisément dans la conception libérale de la liberté de religion, comprise comme un choix non motivé, dépourvu d’arguments qui le justifient, une sorte de « coup de foudre », comme le disait Wittgenstein.

    La démocratie libérale, comme nous l’avons observé plus haut, est indifférente aux religions, qui sont pour elle toutes vraies et toutes fausses. Elles sont vraies pour ceux qui les choisissent, fausses pour ceux qui ne les choisissent pas, ni vraies ni fausses pour le pouvoir politique, pour lequel les choix ne sont que des choix, sans qu’il soit nécessaire de les justifier. Subjectivement, un croyant peut attribuer aux préceptes de sa religion une valeur fondamentale dans sa vie, mais objectivement, ces préceptes n’ont aucune valeur, car la religion n’est qu’un choix subjectif, quel que soit ce qui est choisi. S’il n’en était pas ainsi, alors l’autorité politique devrait veiller sur les contenus des religions, mais cela irait à l’encontre des principes de la démocratie libérale, selon laquelle il n’y a rien derrière le choix que la politique doive examiner.

    Dans l’indifférentisme libéral à l’égard des contenus des religions, celles-ci sont pour ainsi dire dépouillées de leur appareil conceptuel – auquel se réfère par exemple l’usage des textes sacrés –, vidées de leur substance et réduites à de purs choix vides de sens : non pas parce que les contenus n’existent pas, mais parce que le pouvoir politique de la démocratie libérale ne s’y intéresse pas par principe. Les religions sont privées de toute vérité : qu’elle existe ou non, quelle qu’elle soit, qu’elle soit acceptable ou non par la raison politique… cela n’intéresse pas la démocratie libérale. Les religions deviennent politiquement des fantômes dépourvus de consistance publique.

    C’est précisément là que réside l’explication de leur manipulation par le pouvoir politique, comme c’est le cas au Canada. Dépourvues de vérité, grande ou petite soit-elle, elles sont à la merci du pouvoir : leur contenu peut être dénoncé et leur expression empêchée. Le pouvoir peut utiliser une religion pour en combattre une autre, il peut accorder à l’une ce qu’il interdit à l’autre. Le domaine religieux n’a rien à dire car il est dépourvu de vérité aux yeux du pouvoir politique ; il est donc possible de lui faire dire ce qui arrange ce dernier. Si, à un certain moment, le pouvoir soutient et promeut une culture des « nouveaux droits », il peut y plier les cultures religieuses qui s’y opposent. En les empêchant de le faire en public, il les ramène au fond à ce qu’elles sont, selon la démocratie libérale : des choix subjectifs dépourvus de valeur objective reconnue.

    La question qu’il convient donc de se poser est de savoir s’il est approprié et efficace de s’opposer à des lois telles que celle du Canada en s’appuyant sur la liberté de religion telle qu’elle est comprise par la démocratie libérale actuellement au pouvoir au Canada. Les chrétiens doivent également s’interroger sur les relations entre cette conception libérale de la liberté de religion et celle qu’ils proposent et défendent eux-mêmes aujourd’hui. Peut-être faudrait-il ne pas partir de la liberté de religion comprise comme liberté de choix, mais de la vérité des religions et, dans cette confrontation, montrer la vérité de sa propre religion et les exigences de présence publique qui en découlent. Si l’on demande simplement le respect de la liberté de religion, on se limite alors à demander le respect de la liberté de choix, ce qui est trop peu pour exiger ensuite le respect public de sa propre vérité (et de ses textes sacrés).

  • Le cardinal Müller bouscule le consistoire : « Nous devons répondre à la Fraternité Saint-Pie X »

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    De Nico Spuntoni dans Il Giornale :

    Le cardinal Müller bouscule le consistoire : « Nous devons répondre à la Fraternité Saint-Pie X »

    Müller bouleverse immédiatement le Consistoire : « Nous devons répondre aux lefebvristes. » Il propose également une nouvelle Ecclesia Dei pour accueillir les dissidents. 

    Léon XIV avait demandé aux cardinaux de s'exprimer en toute franchise. Certains l'ont pris au mot. Comme nous pouvons le révéler, bien que l'ordre du jour ne mentionnât pas le schisme imminent impliquant les lefebvristes, un cardinal profita du temps de parole réservé aux interventions individuelles dès le premier jour du consistoire pour souligner le problème évident : le défi ouvert lancé à Rome par la Fraternité Saint-Pie-X.

    L'intervention

    À la veille du consistoire, la fraternité fondée par l'archevêque Marcel Lefebvre a lancé un nouveau défi au pape et aux cardinaux en leur envoyant une profession de foi qui, en substance, accuse Rome de s'être éloignée de la tradition et du magistère éternels de l'Église.

    Le cardinal Gerhard Ludwig Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a insisté pour que ce j'accuse soit fermement rejeté. Il a proposé qu'une réponse formelle aux lefebvristes soit préparée, réaffirmant que Rome n'a jamais abandonné la voie de la Tradition, contrairement à leurs allégations. Son intervention était d'autant plus significative qu'il avait dirigé le dicastère chargé des questions découlant précisément de cette rupture.

    Une nouvelle Ecclesia Dei

    Le cardinal a également abordé les implications d'un des scénarios que nous avons rapportés ces derniers jours : si la Fraternité Saint-Pie X entrait formellement en schisme suite à la consécration épiscopale de nouveaux évêques sans mandat pontifical, de nombreux lefebvristes devraient chercher à se réconcilier avec Rome.

    Il a donc souligné la nécessité de préparer leur accueil, proposant une structure calquée sur la Commission pontificale Ecclesia Dei , créée en 1988 par saint Jean-Paul II pour accueillir ceux qui souhaitaient revenir en pleine communion avec Rome après les consécrations épiscopales illicites de l'archevêque Lefebvre.

    La question de l'accueil des personnes qui quittent la Compagnie est devenue une préoccupation majeure, déjà examinée par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi. Parmi les membres, l'inquiétude grandit face à la perspective d'une excommunication qui, contrairement à il y a trente-huit ans, pourrait ne plus se limiter aux évêques ayant procédé à des consécrations illicites.

    Si la sanction ne visait que les évêques, par exemple, le père Davide Pagliarani, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X et principal défenseur de sa position intransigeante, ne serait pas concerné. À l'heure actuelle, cependant, la réaction précise de l'ancien Saint-Office reste incertaine. Néanmoins, on s'attend à ce qu'un certain nombre de prêtres, de religieux et de religieuses quittent l'ordre schismatique et demandent leur rétablissement en pleine communion avec Rome.

    Liturgie

    Grâce au travail accompli à l'époque par la Commission pontificale Ecclesia Dei , l'Église compte aujourd'hui des instituts qui célèbrent la liturgie traditionnelle tout en restant en pleine communion avec Rome et en reconnaissant le concile Vatican II. Ecclesia Dei a été supprimée par le pape François en 2019.

    En 2021, de nouvelles restrictions concernant la célébration de la liturgie traditionnelle ont été introduites par le décret Traditionis Custodes . Aujourd'hui, cependant, une approche plus tolérante semble gagner du terrain au sein du Collège des cardinaux. Cela s'explique en partie par le fait que, comme l'a révélé la correspondante du Vatican, Diane Montagna, il y a environ un an, la majorité des évêques consultés avant la publication du décret s'étaient opposés aux restrictions proposées.

    L'intervention de Müller, comme les autres, fut accueillie par un silence complet durant les débats. Pourtant, selon certaines sources, après la clôture de la séance, plusieurs cardinaux de tous bords théologiques semblèrent approuver ses propos et apprécièrent la franchise du prélat allemand, largement considéré comme l'une des figures les plus influentes du Collège, tant par son érudition que par sa carrière ecclésiastique.

  • Ouverture du Consistoire : les cardinaux face à un « monde blessé »

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    D'Edward Pentin sur EWTN News :

    Les cardinaux font face à un « monde blessé » à l'ouverture du consistoire synodal

    Les 178 cardinaux présents au consistoire de deux jours ont évoqué une polarisation croissante au sein de leurs sociétés respectives.

    Les cardinaux font face à un « monde blessé » à l'ouverture du consistoire synodal

    Une assemblée de 178 cardinaux participe à des groupes de travail lors d'un consistoire extraordinaire qui se tient dans la salle Paul VI du Vatican le 26 juin 2026. | Crédit : Vatican Media
     
    26 juin 2026

    Face à un monde marqué par des divisions croissantes, des souffrances généralisées et une crise de sens, les principaux sujets de discussion lors de la séance d'ouverture du consistoire extraordinaire des cardinaux, le 26 juin, dans la salle Paul VI du Vatican, étaient les suivants :

    Les 178 cardinaux présents au consistoire de deux jours, organisé sous forme synodale, ont évoqué une polarisation croissante au sein des sociétés, certains affirmant qu'elle est souvent alimentée par la désinformation et exacerbée par la communication numérique qui entrave plutôt qu'elle ne favorise un véritable dialogue.

    Le thème de la première session était : « Dans quel genre de monde sommes-nous appelés à proclamer l’Évangile ? » Les débats s’étant déroulés à huis clos, le Bureau de presse du Saint-Siège a fourni aux médias une synthèse des discussions.

    Le Vatican a indiqué que les cardinaux avaient évoqué des tensions politiques, une fragmentation sociale et une recrudescence de la violence, tant au niveau interpersonnel que dans les conflits internationaux.

    De nombreux cardinaux ont également pointé du doigt le manque de respect envers les minorités religieuses et ethniques, exprimant une inquiétude particulière face à la montée de l'antisémitisme et de l'hostilité envers les chrétiens dans diverses parties du monde.

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    Les cardinaux se réunissent à la basilique Saint-Pierre pour le deuxième consistoire extraordinaire le 26 juin 2026. Les groupes de travail préparatoires au consistoire se sont tenus dans la salle Paul VI du Vatican. | Crédit : Vatican Media

    Les cardinaux participants ont également évoqué l'individualisme extrême, la crise de la famille et la solitude qui touche aussi bien les personnes âgées que les jeunes, et qu'ils considèrent comme une cause de maux encore plus grands, tels que la hausse des suicides et de la consommation de drogues.

    « Dans ce contexte, la question des jeunes a fait l’objet de nombreuses discussions, notamment dans le contexte des crises économiques, financières et du marché du travail », indique la synthèse du Vatican.

    « Au cœur de nombreuses contributions se trouvait une prise de conscience d’un sentiment général de méfiance, de fatalisme et d’impuissance envers les institutions, la démocratie et l’avenir, lié également à la baisse du taux de natalité, à la montée des groupes criminels, à la délinquance juvénile et au trafic de drogue », poursuit le texte.

    « À cet égard, plusieurs groupes ont souligné le rôle de la laïcité, la perte des valeurs transcendantes et spirituelles et la perte du sens de la vie ; ils ont noté que la propagation d'un sentiment de lassitude et l'absence de perspective sur la vérité signifient une incapacité à reconnaître l'altérité et à construire des relations. »

    Plusieurs groupes ont constaté un sentiment généralisé de méfiance envers les institutions, notamment les systèmes démocratiques, associé à un fatalisme croissant quant à la possibilité d'un changement significatif.

    Migration mise en évidence

    Le phénomène migratoire a fait l'objet d'une attention considérable. Tout en reconnaissant les défis qu'il pose, les cardinaux ont souligné la nécessité de réponses humaines et chrétiennes, notamment des politiques d'intégration efficaces et le rejet des attitudes d'exclusion.

    Plusieurs groupes ont observé que les migrants peuvent être une source de renouveau et de bénédiction pour les communautés d'accueil lorsqu'ils sont accueillis de manière appropriée.

    La dégradation de l'environnement, la corruption et les difficultés de la vie dans les grands centres urbains ont également été citées comme contribuant aux difficultés rencontrées par de nombreuses personnes aujourd'hui.

    Le Vatican a indiqué que, dans tous les groupes, il existait une conviction partagée selon laquelle l'Église a un rôle essentiel à jouer pour relever ces défis.

    Les cardinaux ont insisté sur la nécessité pour l’Église de se présenter comme une « mère », une présence accueillante et compatissante, capable de reconnaître ses propres faiblesses tout en offrant guérison et réconciliation. Cela implique un regain d’attention pour la vie paroissiale, considérée comme un lieu privilégié pour le développement de la communauté et la rencontre.

    À l’heure où de nombreuses institutions traversent une crise de crédibilité, les cardinaux ont affirmé que l’Église est appelée à s’exprimer avec autorité morale sur les questions de dignité humaine, de paix et de bien commun. Ils ont suggéré que cette crédibilité s’établit le mieux par la proximité avec ceux qui souffrent.

    Les jeunes ont été décrits comme ayant une soif croissante de l'Évangile. L'Église, ont déclaré les cardinaux, doit les accompagner de près, en leur offrant à la fois conseils et espérance.

    La synthèse du Vatican indique que l’Église « voit en la synodalité une voie providentielle pour l’Église et l’humanité afin de trouver les réponses que le monde recherche ». Elle souligne également que le témoignage de charité, en particulier celui des fidèles laïcs, est un puissant moyen d’évangélisation.

    Les cardinaux ont souligné des signes d'espoir dans la piété populaire, l'éducation et la vie de foi des croyants ordinaires. Même dans les contextes où les chrétiens sont minoritaires, le témoignage de l'Église a été jugé particulièrement significatif, ont-ils affirmé.

    Selon la synthèse du Vatican, les efforts visant à promouvoir le dialogue et la paix, notamment les initiatives œcuméniques et interreligieuses, sont essentiels pour lutter contre la violence et les divisions. La prière est également présentée comme une source fondamentale de force dans ces efforts.

    Bien qu'un tel consistoire de cardinaux ait traditionnellement été l'occasion pour le pape d'écouter les préoccupations de tous les cardinaux, il était absent lors de la session du groupe de travail, ne revenant que plus tard pour s'adresser à l'assemblée après la présentation des rapports du groupe.

    Remerciant les cardinaux pour leurs contributions, il a réaffirmé l'importance du dialogue et de la participation, a indiqué le Vatican.

    Le pape a constaté que la solitude et la souffrance généralisées dans le monde d'aujourd'hui constituent un défi direct pour l'Église. Sa réponse, a-t-il dit, doit être d'inviter tous les hommes à la communion, non seulement en ouvrant les églises et en célébrant les sacrements, mais aussi en créant des occasions et des expériences de rencontre.

    « Si nous ne sommes pas aveugles », a déclaré le pape, « il est vrai qu’il y a tant de souffrance. »

    La séance du 26 juin s'est conclue par la récitation de l'Angélus, et d'autres discussions devaient se poursuivre l'après-midi et le lendemain.

    Au fur et à mesure que le consistoire avance, le Vatican a indiqué qu'il devrait affiner ces réflexions, offrant ainsi des indications plus claires sur la manière dont l'Église, sous le pape Léon XIV, entend gérer ce que de nombreux participants ont décrit comme l'une des périodes les plus difficiles de l'histoire récente.

    La première session a réuni des cardinaux électeurs et non-électeurs — 178 sur un total de 241 cardinaux.

    Le Vatican a indiqué que, comme prévu, les cardinaux ont été répartis en deux groupes. Le premier comprenait huit groupes – au lieu des neuf initialement prévus – de cardinaux électeurs ordinaires, parmi lesquels des nonces et des cardinaux électeurs (âgés de moins de 80 ans) ayant achevé leur mandat d'ordinaires. Le second groupe était composé de dix groupes – au lieu des onze initialement prévus – regroupant les cardinaux électeurs de la Curie romaine et les cardinaux non électeurs.

    Le Vatican a indiqué qu'à la fin de la première session, les huit intervenants du premier groupe avaient tous partagé leurs réflexions, tandis que seulement quatre des dix intervenants du deuxième groupe avaient fait part des leurs.

    Procédure d'ouverture

    La séance a débuté par le chant du Veni Creator Spiritus , suivi des remarques du cardinal Baltazar Enrique Porras Rueda Aparicio de Bogota, en Colombie, qui présidait la session, et du cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux.

    Le pape Léon XIV a ensuite prononcé un discours d'introduction , appelant les prélats réunis à l'aider à discerner la mission de l'Église au milieu des réalités complexes d'aujourd'hui.

    Le cardinal Re, s'exprimant au nom du Collège, a souligné la gravité du moment historique actuel, décrivant un monde façonné simultanément par des progrès technologiques rapides, notamment l'intelligence artificielle, et une érosion inquiétante des fondements moraux et éthiques.

    Il a salué la récente encyclique du pape Léon XIII, Magnifica Humanitas , comme un « phare dans la nuit » abordant les défis contemporains tout en restant ancrée dans la doctrine sociale de l'Église.

    Les cardinaux se sont ensuite tournés vers une méditation biblique proposée par le cardinal polonais Grzegorz Ryś, archevêque de Cracovie, qui a présenté la parabole du Bon Samaritain comme une clé pour comprendre le monde moderne.

    Plutôt que de considérer le monde comme un concept abstrait, le cardinal Ryś a insisté sur la nécessité de réfléchir à l’expérience humaine concrète, symbolisée par l’homme blessé dans le récit de l’Évangile.

    Il a identifié plusieurs caractéristiques marquantes de l'humanité contemporaine : l'exposition à la violence, la perte de dignité, de profondes blessures personnelles et sociétales et, surtout, une solitude omniprésente. « Les gens sont aujourd'hui submergés par un tsunami de solitude », a-t-il constaté, reprenant des réflexions entendues lors du Synode sur la synodalité.

    Le cardinal Ryś a également évoqué ce qu'il a décrit comme une « descente » spirituelle dans les sociétés sécularisées, de plus en plus détachées de la transcendance.

    Pourtant, à côté de cette figure blessée, il a mis en lumière l'exemple du Samaritain — un marginal qui fait preuve de compassion, de proximité et d'amour sacrificiel — comme modèle pour l'engagement de l'Église dans le monde.

    Le Vatican a indiqué que sa réflexion avait été suivie d'une longue période de prière silencieuse, après quoi les cardinaux ont entamé des discussions au sein de leurs groupes de travail respectifs.

  • Notre-Dame du Perpétuel Secours (27 juin)

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    unnamed (1).jpg(source) Sous ce titre glorieux, on vénère à Rome une image byzantine de la Sainte Vierge Marie, datant du XIIIème ou du XIVème siècle. Conservée autrefois en l’église saint Matthieu sur l’Esquilin, l’image miraculeuse était peu à peu tombée dans l’oubli, quand en 1866, le pape Pie IX la confia aux rédemptoristes, qui célébraient sa fête. Notre-Dame du Perpétuel Secours est invoquée aujourd’hui dans la plupart des églises d’Occident.

    Du blog du Mesnil Marie :

    En ce 27 juin, tous les dévots enfants de Marie ont à cœur de fêter Notre-Dame du Perpétuel Secours.

    Histoire de l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours :

           L’image connue sous le nom de Notre-Dame du Perpétuel Secours est une icône réalisée dans un style byzantin relativement tardif (du XIIIe ou du XIVe siècle), qui s’inspire du modèle dit « Madone de saint Luc » mais plus exactement selon un type iconographique connu en Orient sous le nom de Mère de Dieu de la Passion (il s’agit donc d’une Vierge de Compassion, ce pourquoi nous avons une très grande vénération pour elle en notre Mesnil-Marie, où nous célébrons cette fête sous le rit double de 2ème classe).

       Cette icône qui se trouve aujourd’hui à Rome (dans l’église Saint-Alphonse, via Merulana, photo ci-dessus), n’y a pas toujours été : elle était préalablement honorée dans une église de Crète.

    Lorsque, au XVe siècle, l’île fut envahie par les Turcs, persécuteurs de chrétiens et destructeurs de nombreuses églises, beaucoup s’enfuirent. L’un d’eux – un marchand, selon la tradition – prit la sainte image, et s’embarqua avec son trésor pour l’Italie. Il fut reçu à Rome par un ami, marchand lui aussi, chez lequel il tomba malade et mourut. Avant de rendre le dernier soupir, il confia l’icône à cet ami en lui demandant de la donner à une église où elle serait convenablement honorée.

    Le marchand romain, sous la pression de son épouse (qui souhaitait garder le précieux tableau chez elle), tarda à accomplir la dernière demande de son ami, et il fallut que la Vierge Marie Elle-même se manifestât par des apparitions. Elle fit savoir qu’elle voulait être honorée sous le vocable de « Notre-Dame du Perpétuel Secours », et désigna l’endroit où elle voulait que la sainte icône fût exposée : l’église Saint-Matthieu, sur le Mont Esquilin, toute proche de la Basilique de Sainte Marie Majeure, et desservie par les moines de Saint Augustin.

    Elle y fut placée avec de grands honneurs en 1499 et y demeura pendant trois siècles, objet d’une grande vénération.

       En 1798, les troupes de la révolution française envahirent et occupèrent Rome, où 45 églises furent détruites. L’église Saint-Matthieu était de ce nombre et la communauté des moines augustins, desservants du sanctuaire, fut chassée.

    Les religieux emportèrent le tableau mais les malheurs de ce temps, la persécution, puis l’extinction progressive des religieux qui connaissaient l’histoire du tableau, eurent pour conséquence qu’on en perdit la trace… au point qu’on le crut à jamais disparu.

       En 1863, un prêtre rédemptoriste qui, lorsqu’il était enfant, avait servi la messe du dernier moine augustin survivant de la communauté de Saint-Matthieu, réalisa, à la suite d’un providentiel concours de circonstances, que l’antique image dont on déplorait la perte était celle qu’il avait vue dans son enfance dans le petit oratoire du vieux moine ;  il se souvint que celui-ci lui avait un jour dit qu’elle avait été très vénérée et avait accompli de grands miracles.

    Le Bienheureux Pie IX en fut instruit : il la fit rechercher pour qu’elle soit confiée aux religieux rédemptoristes dont l’église, placée sous le vocable de Saint Alphonse de Ligori, avait été édifiée précisément sur l’ancien emplacement de l’église Saint-Matthieu. 

       Lors de la cérémonie d’installation du tableau de Notre-Dame du Perpétuel Secours dans l’église Saint-Alphonse, deux guérisons miraculeuses furent dûment constatées : celle d’un garçon de quatre ans, et celle d’une fillette de huit ans.

    Depuis lors le culte de l’icône miraculeuse reprit de l’essor et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles en furent la conséquence.

    Description et explication de la Sainte Image :

       Le tableau n’a guère que cinquante centimètres de haut et quarante de large. Sur un fond d’or éclatant, est représentée la Vierge Marie, portant sur son bras gauche l’Enfant Jésus. Un voile bleu foncé couvre sa tête et s’avance de manière à ne laisser entrevoir que la partie extrême du bandeau qui entoure son front. Sa tunique est de couleur rouge, avec des ourlets brodés d’or, comme ceux du voile. L’auréole assez large qui enveloppe sa tête, est ornée de dessins finement travaillés. Au-dessous de l’auréole, sur la partie supérieure du voile, apparaît une étoile rayonnante. Les plis et les ombres des vêtements sont indiqués par les filets d’or. Au-dessus de la Madone, on lit ces quatre lettres, MP. ThV., initiales et finales des mots grecs signifiant : Mère de Dieu. La robe pourpre de la Vierge est le symbole de son ardent amour, alors que le manteau sombre qui l’enveloppe est le signe de sa douloureuse union aux souffrances de son Fils.

       Le divin Enfant est dans les bras de sa Mère ; mais, au lieu d’arrêter sur elle son regard, il rejette la tête un peu en arrière et tourne les yeux du côté gauche, vers un objet qui, en le préoccupant vivement, répand sur son doux visage un certain sentiment de frayeur. Ses deux petites mains serrent la main droite de sa mère, comme pour implorer sa protection. Il est revêtu d’une robe verte, retenue par une ceinture rouge, et cachée en partie sous un grand manteau d’un jaune presque brun. La couleur verte représente l’éternité et la divinité du Verbe, tandis que le manteau symbolise son humanité, qui a en quelque sorte enveloppé et voilé cette divinité aux yeux de ses contemporains.

       Sa tête est aussi entourée d’une auréole, un peu moins large et moins ouvragée que celle de la Madone. Au-dessus de son épaule gauche, on lit ces autres lettres grecques Is. Xs., c’est-à-dire Jésus-Christ. La pose de l’Enfant Jésus ainsi que le sentiment d’effroi peint dans tous ses traits, sont motivés par la présence d’un ange placé un peu plus haut, à gauche, et tenant dans les mains une croix surmontée d’un titre, qu’il présente à l’Enfant avec quatre clous. Au-dessus de l’envoyé céleste on trouve aussi les initiales de son nom : O. A. G. Elles signifient : L’Archange Gabriel. A la même hauteur, à droite de la Madone, on voit un autre ange portant dans ses mains un vase, d’où s’élèvent la lance et le roseau surmonté de l’éponge. Au-dessus de sa tête, on lit : O. A. M., c’est-à-dire : L’Archange Michel. Les deux Archanges porteurs des instruments de la Passion sont là pour montrer que le Christ, dès le premier instant de son Incarnation, était résolument orienté vers le mystère de la Rédemption, qu’il accomplirait le Vendredi Saint. Toutefois dans la sensibilité de sa nature humaine, Jésus-Christ était effrayé par les horribles supplices de la Passion et c’est ce qu’exprime son attitude : il a couru – tellement que sa sandale s’est détachée – chercher refuge dans les bras de sa Mère… non pas pour se dérober à sa mission, mais parce qu’il veut aussi pour cette mission recevoir l’aide et la compassion des âmes aimantes.

       L’élan de Jésus vers sa Mère, et la tendre pression de leurs mains unies, nous disent que Marie fut pleinement associée par son divin Fils, dès avant le Calvaire, à ses souffrances et à son œuvre de rédemption. Jésus, de son côté, en se réfugiant dans les bras de sa Mère, nous apprend que ce cœur maternel est notre refuge assuré, perpétuellement offert à nos craintes et à nos afflictions. Ses mains abandonnées entre les mains de Marie nous disent que celles-ci disposent de sa toute-puissance. Dans le regard de Marie dirigé vers les assistants, comme dans toute sa physionomie, on sent je ne sais quelle indéfinissable et douce tristesse, mêlée à une tendre compassion. Elle aussi a vu la croix qu’on présente à son Fils ; son cœur souffre, mais avec calme, sérénité, et avec une compréhension pleinement surnaturelle des événements de la vie de son Fils! L’effroi du divin Enfant, en présence des instruments de supplice qu’on lui montre, ont rappelé à Marie ses autres enfants de la terre, qui cheminent péniblement, « dans cette vallée de larmes« , et que leur croix de chaque jour accable si souvent. Pénétrée de compassion, la Vierge semble nous adresser ces consolantes paroles : « Ayez confiance en moi ! J’ai souffert, et je sais compatir ; je suis forte, et je puis secourir. Vous tous qui suivez, sur la terre, la voie qu’a suivie mon Fils, ayez confiance : je suis la toute compatissante, je suis la Mère du Perpétuel-Secours ! »

       Et comme il l’a souvent été dit : pour bénéficier largement de ce perpétuel secours, il ne faut pas se lasser de le demander par un perpétuel recours.

    Prière à Notre-Dame du Perpétuel Secours :

         O Très Sainte Vierge Marie,
    qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel-Secours, je vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu : dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de ma mort.
    Donnez-moi, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car je suis sûr que, si je vous invoque fidèlement, vous serez fidèle à me secourir.
    Procurez-moi donc cette grâce des grâces : la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j’obtienne votre Perpétuel Secours
     et la persévérance finale.
    Bénissez-moi, ô tendre et secourable mère, et priez pour moi, maintenant et à l’heure de ma mort.

    Ainsi soit-il !

  • Saint Cyrille d'Alexandrie, gardien de la vraie foi (27 juin)

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    saint-cyrille-d-alexandrie.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 octobre 2007, Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Cyrille d'Alexandrie (source) :

    Chers frères et sœurs!

    Poursuivant notre itinéraire sur les traces des Pères de l'Eglise, nous rencontrons une grande figure:  saint Cyrille d'Alexandrie. Lié à la controverse christologique qui conduisit au Concile d'Ephèse de 431 et dernier représentant important de la tradition alexandrine, dans l'Orient grec, Cyrille fut plus tard défini le "gardien de l'exactitude" - qu'il faut comprendre comme gardien de la vraie foi - et même "sceau des Pères". Ces antiques expressions expriment un fait qui est caractéristique de Cyrille, c'est-à-dire la référence constante de l'Evêque d'Alexandrie aux auteurs ecclésiastiques précédents (parmi ceux-ci, Athanase en particulier), dans le but de montrer la continuité de sa théologie avec la tradition. Il s'insère volontairement, explicitement dans la tradition de l'Eglise, dans laquelle il reconnaît la garantie de la continuité avec les Apôtres et avec le Christ lui-même. Vénéré comme saint aussi bien en Orient qu'en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le Pape Léon XIII, qui, dans le même temps, attribua ce titre également à un autre représentant important de la patristique grecque, saint Cyrille de Jérusalem. Ainsi, se révélaient l'attention et l'amour pour les traditions chrétiennes orientales de ce Pape, qui voulut ensuite proclamer saint Jean Damascène Docteur de l'Eglise, montrant ainsi que tant la tradition orientale qu'occidentale exprime la doctrine de l'unique Eglise du Christ.

    On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Evêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, Cyrille naquit probablement dans la même métropole égyptienne entre 370 et 380. Il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique. En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du "Chêne", qui déposa l'Evêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Evêque de l'influente Eglise d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome.

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  • L'envoyée spéciale de l'ONU affirme que le Nigeria souffre à cause de l'islam radical et de la corruption politique

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    De Ngala Killian Chimtom sur le CWR :

    L'envoyée spéciale de l'ONU affirme que le Nigeria souffre à cause de l'islam radical et de la corruption politique.

    Nazila Ghanea rapporte que la liberté religieuse est systématiquement étouffée dans ce pays africain par des terroristes et des dirigeants politiques qui instrumentalisent la religion à des fins de « pouvoir, de politique et de richesse ».

    Yaoundé : La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la liberté de religion ou de conviction, Nazila Ghanea, a dressé un constat alarmant de la liberté de religion au Nigéria, affirmant que le droit fondamental à la liberté de religion ou de conviction est systématiquement étouffé par l'instrumentalisation de la religion.

    « Cette visite officielle dans le pays visait à explorer comment la liberté de pensée, de conscience et de religion (liberté de religion ou de conviction) interagit avec les réalités des droits de l’homme sur le terrain dans ce vaste territoire », a déclaré Mme Ghanea dans son observation préliminaire.

    Elle a déclaré que lors de réunions avec diverses parties prenantes, notamment les autorités fédérales et étatiques d'Abuja, de Plateau et de Kano, les discussions concernant la liberté de religion ou de conviction ont été immédiatement et largement éclipsées par de vives inquiétudes concernant la violence généralisée.

    Le Nigeria est ravagé par une violence généralisée depuis des décennies, notamment par des organisations terroristes comme le groupe militant islamiste Boko Haram, qui cherche à établir un califat au Sahel. Selon les chiffres de l'ONG d'inspiration catholique International Society for Civil Liberties and the Rule of Law, il pourrait exister jusqu'à 22 organisations terroristes de ce type au Nigeria.

    Selon le rapporteur de l'ONU, les communautés rurales de certaines régions subissent un cycle dévastateur de violences de masse, de meurtres et d'incendies criminels, perpétrés dans la grande majorité des cas en toute impunité. Chassés de leurs foyers par ces attaques, les survivants sont souvent contraints de se réfugier dans des camps de déplacés où ils perdent leurs moyens de subsistance et leurs perspectives agricoles.

    Bien que ces communautés terrorisées soient majoritairement chrétiennes, Ghanea souligne que cette perte tragique de vies humaines et de dignité est une tragédie universelle qui transcende toutes les clivages religieux, ethniques et idéologiques.

    Cette crise humanitaire est aggravée par le ciblage incessant de l'éducation, comme en témoignent les enlèvements répétés d'écoliers que les autorités traitent ou empêchent rarement.

    « L’intervention des autorités conduit parfois à la libération d’un petit nombre d’écoliers, souvent après une longue et douloureuse attente », a-t-elle déclaré.

    Ensemble, ces défaillances systémiques constituent une atteinte profonde et généralisée aux droits fondamentaux de l'homme et de l'enfant.

    Bien que les chiffres exacts soient difficiles à obtenir, car de nombreux meurtres ne sont pas signalés, les données d'Intersociety suggèrent qu'au cours des 14 années précédant 2023, au moins 52 250 chrétiens ont péri dans les violences persistantes. Dans un rapport actualisé publié cette année, l'organisation indique qu'entre juillet 2009 et mars 2026, 190 150 Nigérians ont été tués par des bandits, des insurgés de Boko Haram et des éleveurs armés présumés. Ce total comprend environ 128 750 chrétiens et 61 400 musulmans modérés.

    La rapporteuse de l'ONU a cité des témoignages de victimes de l'aggravation des violences au Nigéria, chaque témoignage faisant état de souffrances indicibles.

    « Une victime a raconté avoir été déplacée six fois au cours des dix dernières années, devant à chaque fois tout recommencer et se déplacer de champ en champ, de champ en camp, puis de nouveau à champ, pour ensuite assister au meurtre de membres de sa famille et de voisins proches avant d'être contrainte de se reloger dans des conditions encore plus précaires. Une autre a témoigné que trois membres de sa famille avaient été pris pour cibles », a-t-elle raconté.

    Ghanea a décrit en détail des réalités horribles au niveau des villages, où des innocents sont tués ou déplacés de façon répétée.

    Ce qui demeure incontestable, c'est que, dans certains villages et hameaux du pays, des dizaines d'innocents subissent régulièrement des meurtres, des violences de masse et la destruction totale de leurs moyens de subsistance, sans que justice soit rendue. Parmi les cas les plus horribles, on compte des incendies criminels de grande ampleur qui ont ravagé des communautés entières, les survivants étant contraints de se réfugier dans des camps de personnes déplacées, sans espoir de retour, incapables de cultiver la terre, de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leurs familles.

    La violence est si horrible que, dans certains cas, les villageois doivent signer de « sinistres accords de paix » avec leurs agresseurs.

    « Dans d’autres cas, les communautés rurales sont contraintes de conclure des “accords de paix” avec les bandits – leur attribuant des champs, leur accordant les revenus des récoltes d’autres champs et “prenant toutes les femmes qu’ils veulent” du hameau », a déclaré l’envoyé de l’ONU.

    Dans son rapport préliminaire publié vendredi, Ghanea a déclaré que les discussions sur la liberté de religion ou de conviction au Nigéria « suscitent de vives inquiétudes quant à l’insécurité, la violence et les conflits qui se sont répandus dans tout le pays et ont généré une forte inquiétude, bien qu’à des degrés et pour des raisons différents ».

    « Ces fléaux comprennent les actes terroristes, les violences de gangs et les incursions de bandits, l’accaparement des terres entraînant des déplacements massifs de population, les conflits armés et le vol de bétail, les prises d’otages et les incendies criminels, la destruction de lieux saints et d’écoles, les enlèvements à grande échelle dans les zones reculées et les troubles civils liés aux manifestations et aux grèves, la destruction des terres agricoles irriguées et de villages entiers, ainsi que la destruction des moyens de subsistance, à travers des cycles sans fin de menaces, de peur et de mort dans des régions de plus en plus vastes du pays. »

    Elle a révélé qu'au lieu de constituer une liberté individuelle protégée, la religion au Nigéria s'est désormais transformée en un « principe organisateur » extrêmement vulnérable, exploité par les politiciens pour acheter de l'influence depuis les chaires et par les groupes armés pour justifier des violences horribles, des déplacements massifs de population et des lynchages.

    Ghanea a expliqué que l’instrumentalisation de la religion est structurellement ancrée à tous les niveaux de la société ; depuis les formulaires administratifs qui contraignent les citoyens à déclarer leur foi, jusqu’aux dispositions pénales de la charia et du blasphème au niveau de l’État que les autorités locales défendent ouvertement en insistant sur la « moralité avant la légalité ».

    Elle a imputé l'aggravation des violences et la destruction des moyens de subsistance au manque de responsabilité du gouvernement.

    « L’impunité et le manque de responsabilité auraient enraciné ces cycles de peur et de violence et favorisé leur propagation », a-t-elle déclaré, soulignant que ce qui était autrefois contenu dans des régions spécifiques s’est maintenant étendu à une grande partie du pays, principalement en dehors des zones urbaines.

    L’envoyée de l’ONU a déclaré que tenter d’expliquer la situation nigériane comme un simple conflit entre le « nord majoritairement musulman et le sud chrétien » passe complètement à côté du problème, et que cela restreint les libertés individuelles et rend la nation très vulnérable à l’instrumentalisation de la religion.

    « Cela éloigne la notion de « religion » du droit fondamental à la liberté de religion ou de conviction… Il est également rapporté que les formulaires de demande de passeport nigérian et de numéro d’identification national (NIN) comportaient auparavant un champ relatif à la religion, mais que celui-ci a été supprimé conformément aux normes internationales », a-t-elle indiqué, laissant entendre que d’autres formulaires devraient suivre le même chemin.

    Selon elle, nombre de ses interlocuteurs se résignaient au fait que les politiciens à tous les niveaux chercheraient à « acheter de l’influence » auprès des prédicateurs religieux, instrumentalisant ainsi la religion à des fins de « pouvoir, de politique et de richesse ».

    La Rapporteuse spéciale a également souligné de profondes tensions juridiques entre la Constitution fédérale du Nigéria et les lois des États, notamment en ce qui concerne les sanctions pénales et le blasphème introduits dans les États du nord au début des années 2000. Elle a relevé la contestation observée dans l'État de Kano suite à une décision historique de la Cour de justice de la CEDEAO en avril 2025 contre les lois sur le blasphème, certaines autorités de l'État affirmant que les décisions ne sont pas contraignantes et défendant les lois au nom de « notre culture » et de la « morale plutôt que de la légalité ».

    Le Ghana s'est fermement opposé à cette fragmentation des droits, reprenant les arguments des experts juridiques qui considèrent de telles lois étatiques comme une violation directe de la disposition constitutionnelle selon laquelle le gouvernement ne peut adopter aucune religion comme religion d'État.

    « Un interlocuteur a insisté sur le fait qu’il fallait “élever la constitution” », a rapporté Ghanea.

    Malgré ce constat alarmant, Ghanea a salué le « dynamisme et la franchise des acteurs de la société civile nigériane », soulignant que le pays possède l'expertise, la jeunesse inspirante et les initiatives de consolidation de la paix menées par les communautés, autant d'éléments nécessaires pour garantir l'égalité des droits pour tous. Elle a toutefois conclu : « Le chemin est encore long avant que cet objectif ne soit atteint. »

    Son rapport complet et ses recommandations seront présentés au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies en mars 2027.


    Ngala Killian Chimtom est un journaliste camerounais fort de onze années d'expérience. Il travaille actuellement comme reporter et présentateur pour la Radio Télévision Camerounaise (radio et télévision). Chimtom collabore également avec plusieurs médias, dont IPS, Ooskanews, Free Speech Radio News, Christian Science Monitor, CAJNews Africa, CAJNews, CNN.com et Dpa.
  • Entre maladie et schisme, un consistoire marqué par les absences

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    De Nico Spuntoni sur Il Giornale :

    Entre maladie et schisme, un consistoire marqué par les absences

    Par Nico Spuntoni

    Le spectre du schisme planera sur le consistoire extraordinaire que Léon XIV ouvrira demain au Vatican. Cette seconde réunion des cardinaux convoquée par le Pape, après celle de janvier, se tiendra à la veille des consécrations épiscopales annoncées par la Fraternité Saint-Pie-X sans mandat pontifical – un acte qui entraînera vraisemblablement l’excommunication pour schisme.

    Pourtant, la question ne sera pas abordée lors de la réunion de deux jours dans la salle Paul VI. Au contraire, comme nous l'a confié un cardinal, la proximité des consécrations semble avoir incité le Saint-Siège à revoir son ordre du jour initial. L'intention première était, semble-t-il, de revenir sur les deux sujets qui avaient recueilli le moins d'adhésion lors de la réunion précédente, dont la question liturgique.

    Puisque ce dernier point demeure un obstacle – bien que non principal – au dialogue avec les lefebvristes, le Palais apostolique a préféré ne pas l’aborder. La liturgie traditionnelle n’est pas l’apanage exclusif des disciples de Lefebvre ; elle est également célébrée par des instituts en pleine communion avec Rome qui, depuis 2021, sont confrontés aux restrictions imposées par Traditionis Custodes . Ce consistoire ne sera cependant pas l’occasion de conseiller le Pape sur l’opportunité d’assouplir les restrictions qui affectent les traditionalistes au sein de l’Église.

    Néanmoins, la question restera sans doute très sensible car, d'après nos sources, plus les consécrations approchent, plus l'inquiétude grandit parmi les membres profès et les religieuses de la Compagnie, dont beaucoup ne souhaitent pas risquer l'excommunication. Indépendamment de la question de la messe en latin, l'ordre du jour du consistoire n'a pas suscité l'enthousiasme général.

    La réunion s'articulera autour de quatre sessions de travail consacrées à la situation internationale, à Magnifica Humanitas et au Synode, et les cardinaux seront soumis à un strict black-out médiatique. L'un d'eux nous a confié que le Collège s'inquiète de la complexité de la structure des travaux, qui prévoit une division en deux assemblées et vingt groupes de travail, alors que seuls certains d'entre eux sont autorisés à présenter leurs rapports devant l'ensemble des cardinaux.

    Certains soupçonnent que ce format s'inspire du Secrétariat général du Synode. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la dernière session, samedi après-midi, sera consacrée à la « mise en œuvre du Synode », avec une introduction du cardinal Mario Grech. Et ce, alors même que le Synode figurait déjà parmi les deux sujets abordés en janvier.

    Il en résulte un consistoire qui s'annonce relativement calme. Cette impression est renforcée par plusieurs absences notables pour raisons de santé, notamment celles des cardinaux Joseph Zen, Péter Erdő et Willem Eijk.

  • France : toujours moins d'ordinations mais un regain des vocations

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    D'Ombeline Marignane sur le site de Famille Chrétienne :

    Ordinations : 84 nouveaux prêtres en France en 2026

    La Conférence des évêques de France a annoncé jeudi 25 juin l’ordination de 84 nouveaux prêtres en juin 2026. Appelés par Dieu à servir son Eglise, ces hommes ont été formés au sein de séminaires diocésains, de communautés ou de congrégations religieuses. On comptera ainsi 66 prêtres diocésains et 39 religieux et membres de communauté. Parmi ces derniers, 21 sont comptés dans les prêtres diocésains. A titre de comparaison, l’an dernier, 90 prêtres avaient été ordonnés tandis que 105 avaient reçu ce sacrement en 2024.

    Les diacres permanents sont quant à eux de plus en plus nombreux : ils étaient 3 296 en 2024 et 3 364 en 2025. Les provinces de Paris et de Marseille sont celles qui comptent le plus d’ordinations, avec respectivement 18 et 14 nouveaux prêtres, dont dix rien que pour le diocèse de Fréjus-Toulon. Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, célèbrera neuf ordinations de prêtres diocésains le 27 juin prochain à Notre-Dame. Au total, 30 diocèses sur les 94 que comptent la France ont ordonné au moins un prêtre.

    Les congrégations et communautés comptent un peu moins d’un tiers des prêtres ordonnés en France cette année. La communauté Saint-Martin confirme encore son dynamisme en ordonnant dix nouveaux prêtres, un chiffre stable par rapport à l’an dernier. Cinq prêtres ont également été ordonnés au sein de la communauté du Chemin-Neuf. La Conférence des évêques de France précise toutefois que la liste des prêtres ordonnés dans les congrégations religieuses n’est pas exhaustive.

    Hausse des propédeutiques

    Si le nombre d’ordinations semble en recul, la Conférence des évêques indique que les entrées en année de propédeutique sont en hausse, témoignant d’un nouvel élan dans les vocations. « Entre 2023 et 2025, les entrées en propédeutique sont passées de 99 à 145, soit une progression de près de 50 % en deux ans », précise-t-elle. Le nombre de prêtres en France, qui était de 11 463 en 2024, pourrait ainsi augmenter ces prochaines années.

  • 26 juin : les Bienheureuses Filles de la Charité d’Arras, martyres de la Révolution.

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    Du blog du Mesnil Marie :

    2019-55. Le 26 juin, nous fêtons les Bienheureuses Filles de la Charité d’Arras, martyres de la révolution.

    Arras : le beffroi et la petite place

           A la veille de la révolution, la « maison de Charité » d’Arras est une ruche active : sept sœurs de Saint Vincent de Paul y assurent les soins aux malades, la visite des familles pauvres et éduquent les jeunes enfants. Leurs services sont très appréciés de la population.
    Comme dans tout le Royaume, à Arras, la révolution va rapidement révéler son véritable visage et les lois anticatholiques vont poser des cas de conscience aux religieuses. Le 9 avril 1792, la supérieure générale des Filles de la Charité, avait adressé aux sœurs un courrier dans lequel on pouvait lire, entre autres : « Je vous prie de ne pas abandonner le service des pauvres, si vous n’y êtes forcées… Pour pouvoir continuer le service des pauvres, prêtez-vous à tout ce que honnêtement on pourra exiger de vous dans les circonstances présentes, pourvu qu’il n’y ait rien contre la religion, l’Eglise et la conscience. »

       Après l’emprisonnement de la Famille Royale, lorsque la situation devient de plus en plus difficile, la supérieure de la petite communauté d’Arras laisse à ses sœurs le choix de rentrer dans leurs familles, si elles le souhaitent ; une seule d’entre elles le fait. Mais lorsque la Terreur va s’installer de manière plus violente dans la capitale de l’Artois, la supérieure va alors ordonner aux deux plus jeunes de la communauté de partir pour l’exil.
    A la fin de l’année 1793, quatre sœurs se trouvent donc à Arras et continuent leurs activités.
    Ce sont :

    Sœur Marie-Madeleine Fontaine, originaire d’Etrépagny (Vexin normand), entrée dans la Compagnie en 1748 à l’âge de 25 ans. Supérieure de la communauté, sa sagesse et sa compétence sont largement appréciées.
    Sœur Marie-Françoise Lanel, née en 1745 à Eu (Normandie), entré dans la Compagnie des Filles de la Charité à l’âge de 19 ans.
    -  Sœur Thérèse Fantou, née à Miniac-Morvan (Bretagne) en 1747, devenue Fille de la Charité à 24 ans.
    Sœur Jeanne Gérard, née à Cumières (Lorraine) en 1752, et entrée dans la Compagnie des Filles de la Charité en 1776.

    Portrait de Joseph Lebon, François Bonneville, 1796, Paris, BnF.

    Joseph Lebon, prêtre oratorien apostat

       Le prêtre apostat, Joseph Lebon, envoyé à Arras par le comité de salut public fait régner dans la ville un climat de violence et de peur. La maison de Charité devient « maison de l’Humanité » ; un directeur pointilleux y est installé, surveillant l’activité des sœurs ; les vexations s’intensifient ; les faux témoignages se multiplient. Les héroïques filles de Saint Vincent de Paul sont plusieurs fois sommées de prêter le serment dit de « liberté-égalité », mais elles le repoussent énergiquement comme contraire à leurs consciences.
    Le pape Benoît XV a loué leur attitude en ces termes : 

        »Elles refusèrent de prêter un serment pour des lois iniques, parce qu’elles voulurent garder immaculée leur foi, parce qu’elles n’écoutèrent que la voix de la conscience, qui les avertissait de ne pas s’écarter non seulement des commandements, mais des conseils du Chef suprême de l’Eglise. »

       Le 14 février 1794, les sœurs sont arrêtées et conduites à l’abbatiale Saint-Vaast, transformée en prison, puis à celle de la Providence. Près des prisonnières, désemparées devant l’incertitude de leur avenir, elles apportent écoute et compassion. Sept semaines après leur incarcération, le 4 avril, les sœurs subissent un premier interrogatoire devant deux membres du comité de surveillance, les citoyens Pater et Boizard, décidés à ne pas traîner. Le principal chef d’accusation sera qu’on a découvert dans leur maison des exemplaires de publications contre-révolutionnaires (sans doute mises là par le directeur qu’on leur avait imposé).

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  • Le sacre des évêques par la FSSPX : Est-ce un manque de foi de la part de cette fraternité ? Débat entre Arnaud Dumouch et Jean-Pierre Maugendre

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    Jean-Pierre Maugendre (jeanpierremaugendre@yahoo.fr) est le fondateur de « Renaissance catholique ». Il explique que la Fraternité Saint Pie X ne veut pas créer un schisme le 1er juillet 2026 avec l’Église mais que sa position est « un acte de fidélité à la théologie de toujours » face aux dérives qui sont apparues à partir du Concile Vatican II. Le sacre des évêques est fait pour pouvoir continuer à donner, au-delà des persécutions venant du personnel de l’Église latine, 1° une théologie solide, 2° une pratique pastorale fidèle, 3° et une liturgie digne
     
    Arnaud Dumouch (a.dumouch@hotmail.com), Théologien « conciliaire »,  reconnait la validité des reproches PASTORAUX que fait Jean-Pierre Maugendre (les ayant lui-même vécu dans sa chair). Il reconnaît la droiture d’intention de la FSSPX qu’il compare à l’attitude de Saint Pierre lorsque, avec des pensées (trop) humaines, il disait à Jésus de ne pas monter à Jérusalem car c’était absurde  (Mt 16, 22). Mais il affirme que la FSSPX a manqué de foi dans l’Esprit Saint qui dirige DOCTRINALEMENT l’Eglise vers la vérité toute entière, et PASTORALEMENT vers le même chemin que le Christ. On ne réforme pas l’Église en désobéissant à l’Église. Il prophétise que si les membres de la FSSPX n’entrent pas dans un regard plus surnaturel, semblable à celui de la Vierge Marie à la croix, alors ils imiteront le comportement de Saint Pierre qui ne fut pas présent à la croix et ne découvrit qu’à la Pentecôte la sagesse de Dieu.
  • Des terroristes ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze dans le nord du Nigeria

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    De Christian Daily International :

    Des terroristes ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze dans le nord du Nigeria


    Des éleveurs peuls présumés ont tué neuf chrétiens et en ont blessé onze autres lors d'une attaque nocturne survenue le 16 juin dans l'État de Kaduna, au Nigeria, ont déclaré des habitants de la région.

    Les assaillants ont attaqué le village d'Angwa Magaji, dans le quartier de Kamaru, dans le comté de Kauru, dans la partie sud de l'État, a déclaré Barnabas Chawai.

    Le révérend Mark Bisan, prêtre de l'église catholique Sainte-Monique de la région, a déclaré que les victimes étaient des membres de sa paroisse et a décrit les assaillants comme des « bandits armés peuls présumés ».

    « Les bergers ont envahi la communauté à 22 heures, tuant neuf chrétiens et en blessant onze autres », a-t-il déclaré.

    D'après l'Instruction publique mondiale 2026 de Portes Ouvertes, le Nigéria a enregistré le plus grand nombre de chrétiens tués dans le monde entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025. Sur les 4 849 chrétiens tués en raison de leur foi durant cette période, 3 490 (soit 72 %) étaient Nigérians, contre 3 100 l'année précédente. Le Nigéria figure au 7e rang de cette liste des 50 pays où il est le plus difficile d'être chrétien.

    Les Peuls, qui se comptent par millions au Nigeria et au Sahel, sont majoritairement musulmans et comprennent des centaines de clans de lignées très diverses qui ne partagent pas de points de vue extrémistes, mais certains Peuls adhèrent à une idéologie islamiste radicale, comme l'a noté le Groupe parlementaire multipartite du Royaume-Uni pour la liberté ou la croyance internationale (APPG) dans un  rapport de 2020 .

    « Ils adoptent une stratégie comparable à celle de Boko Haram et de l’ISWAP et manifestent une intention claire de cibler les chrétiens et les symboles forts de l’identité chrétienne », indique le rapport du Groupe parlementaire multipartite.

    Des responsables chrétiens du Nigeria ont déclaré croire que les attaques de bergers contre les communautés chrétiennes de la région centrale du pays sont motivées par leur désir de s'emparer par la force des terres chrétiennes et d'imposer l'islam, la désertification rendant difficile l'entretien de leurs troupeaux.

    Dans la zone centre-nord du pays, où les chrétiens sont plus nombreux que dans le nord-est et le nord-ouest, des milices extrémistes peules islamistes attaquent des communautés agricoles, faisant des centaines de victimes, principalement des chrétiens, selon le rapport. Des groupes djihadistes tels que Boko Haram et le groupe dissident État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), entre autres, sont également actifs dans les États du nord du pays, où le contrôle du gouvernement fédéral est limité et où les chrétiens et leurs communautés continuent d'être la cible de raids, de violences sexuelles et d'assassinats lors de barrages routiers, toujours selon le rapport. Les enlèvements contre rançon ont considérablement augmenté ces dernières années.

    Les violences se sont étendues aux États du sud, et un nouveau groupe terroriste djihadiste, Lakurawa, a émergé dans le nord-ouest, doté d'armements sophistiqués et prônant un programme islamiste radical, comme l'a indiqué WWL. Lakurawa est affilié à Jama'a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM), une insurrection expansionniste d'Al-Qaïda originaire du Mali.

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