BELGICATHO
-
Dum sanctificatus fuero (Introit du 3ème dimanche du Carême)
Lien permanent Catégories : Art, Au rythme de l'année liturgique, Eglise, Foi, liturgie, Patrimoine religieux, Spiritualité -
3e dimanche de carême : la rencontre de deux soifs
Carême : la rencontre de deux soifsarchive 2014
Mgr Francesco Follo (Zenit.org)
1) Un pauvre qui demande pour pouvoir donner
Dans son exode, Jésus passe par la Samarie et s’arrête au puits de Jacob dans les environs de la ville de Sichar. Il s’assied sur le petit mur qui entoure le puits parce qu’il est fatigué de marcher, il a soif, mais il est pauvre et n’a pas de quoi puiser l’eau. Il attend que quelqu’un vienne puiser l’eau pour lui et le désaltérer, mais son humble requête est un « prétexte » pour pouvoir se donner lui-même.
Le Christ est tellement assoiffé de nous qu’il n’hésite pas à demander de l’eau pour son corps et pour pouvoir ainsi s’offrir lui-même comme la source d’eau qui désaltère à jamais, parce qu’il sait que ceux qui viennent chercher de l’eau au puits ont soif d’une autre eau, même s’ils croient qu’ils n’en ont pas besoin.
Le Christ a soif, pas seulement une soif physique mais une soif spirituelle : il a soif de nous qui sommes représentés, aujourd’hui, par la Samaritaine. Jésus se fait bon Samaritain pour la Samaritaine et, en lui proposant une soif qui désaltère aussi le cœur, il l’invite à la conversion…
Au fond, que signifie « conversion » ? Ce n’est pas seulement un acte de la volonté, mais c’est une réponse à l’amour de Dieu qui s’est fait la voie dans notre mode de vie souvent compliqué, confus ou désordonné, qui nous rend assoiffés de tout. Demandons au Christ de verser aussi dans nos cœurs le véritable amour pour que nous ayons un désir constant de lui, et de notre désert fleurira la vie et nous serons toujours dans ses mains amoureuses et fermes.
-
Dieu a soif de nous (3ème dimanche du carême)
L'homélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 3e dimanche de carême (A), (archive 23 mars 2014) :
Dieu a soif de nous
Voilà la réalité que nous montre aujourd’hui l’évangile : Jésus vient s’asseoir à côté de vous et vous dit : j’ai soif ! Vous êtes tout étonné, étonnée, car vous vous demandez ce que le Fils de Dieu peut bien attendre de vous. Et pourtant, il faut que nous le sachions tous, le Christ a besoin de nous, il a besoin de notre amour. Sa soif, c’est que nous l’aimions en retour de ce qu’il nous aime. Et même, pour découvrir combien il nous aime il nous faut entrer dans ce choix de l’amour envers lui. Le Christ nous dit : donne-moi ton cœur car j’ai tant à te donner. J’ai à te donner l’eau vive, qui jaillira en toi comme une source de joie et de paix, pour la vie éternelle.
Vous me direz : mais comment aimer le Christ et le Père que nous ne voyons pas. La Samaritaine au bord du puits se demandait la même chose. Jésus lui a répondu que c’était maintenant l’heure des adorateurs en esprit et en vérité. Dire à Dieu de tout son esprit et de tout son cœur : je t’adore, je t’aime tellement ! « Prier, c’est penser à Dieu en l’aimant » disait sainte Thérèse d’Avila, que Jean-Paul II aimait répéter. Alors nous savons comment aimer, adorer Dieu, car nous savons bien comment penser à quelqu’un en l’aimant. Il ne nous reste plus qu’à le faire, à prendre 10 minutes ou plus pour nous arrêter et penser à Dieu en l’aimant, lui donnant ainsi l’occasion de remplir notre cœur, d’une façon secrète que lui seul connaît, d’une façon pourtant efficace, durable et profonde.
Le Christ a soif de nous, soif de nous combler si nous lui ouvrons notre cœur, si nous lui permettons d’entrer par la porte de notre cœur. Cela nécessite de faire la vérité sur nous-mêmes. Mais vous avez vu avec quelle délicatesse Jésus faisait la vérité dans la vie de la Samaritaine. Nous pouvons accepter qu’il fasse de même pour nous, car son amour libère en nous mettant face à nos limites et en nous révélant que nous sommes aimés par-delà ou indépendamment de cela. Un chemin d’intimité et de joie s’ouvre devant nous, dans lequel une fois que nous avons commencé de le parcourir nous pourrons entraîner d’autres qui ont soif de la vraie vie.
-
Dieu a soif de notre foi et il veut que nous trouvions en Lui la source de notre bonheur authentique
(en visite à la paroisse romaine Sainte Marie Libératrice (quartier du Testaccio), le dimanche 24 février 2008)
Chers frères et sœurs,
(...) Dans les textes bibliques d'aujourd'hui, troisième Dimanche de Carême, les éléments de méditation plus que jamais indiqués pour cette circonstance significative nous sont utiles. A travers le symbole de l'eau, que nous retrouvons dans la première lecture et dans le passage évangélique de la Samaritaine, la Parole de Dieu nous transmet un message toujours vivant et toujours actuel: Dieu a soif de notre foi et il veut que nous trouvions en Lui la source de notre bonheur authentique. Le risque de chaque croyant est celui de pratiquer une religiosité non authentique, de ne pas chercher la réponse aux attentes les plus profondes du cœur en Dieu, d'utiliser au contraire Dieu comme s'il était au service de nos désirs et de nos projets.
Dans la première lecture, nous voyons le peuple juif qui souffre du manque d'eau dans le désert et, pris par le découragement, comme en d'autres circonstances, il se plaint et réagit de manière violente. Il en arrive à se rebeller contre Moïse, il en arrive presque à se rebeller contre Dieu. L'auteur saint rapporte ce qui suit: "Ils mirent Yahvé à l'épreuve en disant: "Yahvé est-il au milieu de nous, ou non?"" (Ex 17, 7).
Le peuple exige de Dieu qu'il aille à la rencontre de ses attentes et de ses exigences, plutôt que de s'abandonner avec confiance entre ses mains, et dans l'épreuve il perd confiance en Lui. Combien de fois cela arrive-t-il également dans notre vie; dans combien de circonstances, au lieu de nous conformer docilement à la volonté divine, nous voudrions que Dieu réalise nos desseins et exauce chacune de nos attentes; dans combien d'occasions notre foi manifeste-t-elle sa fragilité, notre confiance sa faiblesse, notre religiosité sa contamination par des éléments magiques et purement terrestres. En ce temps quadragésimal, alors que l'Eglise nous invite à parcourir un itinéraire de conversion véritable, accueillons avec une humble docilité l'avertissement du Psaume responsorial: "Aujourd'hui si vous écoutiez sa voix! N'endurcissez pas vos cœurs comme à Meriba, comme au jour de Massa dans le désert, où vos pères m'éprouvaient, me tentaient, alors qu'ils me voyaient agir" (Ps 94, 7-9).
Le symbolisme de l'eau revient avec une grande éloquence dans la célèbre page évangélique qui raconte la rencontre de Jésus avec la samaritaine à Sicar, près du puits de Jacob. Nous saisissons immédiatement un lien entre le puits construit par le grand patriarche d'Israël pour assurer l'eau à sa famille et l'histoire du salut dans laquelle Dieu donne à l'humanité l'eau qui jaillit pour la vie éternelle. S'il existe une soif physique indispensable pour vivre sur cette terre, existe également chez l'homme une soif spirituelle que seul Dieu peut combler. Cela transparaît clairement du dialogue entre Jésus et la femme venue puiser de l'eau au puits de Jacob. Tout commence par la question de Jésus: "Donne-moi à boire" (cf. Jn 4, 5-7). Cela semble à première vue la requête d'un peu d'eau, sous le soleil de midi. En réalité, avec cette question, qui s'adresse qui plus est à une femme samaritaine - les relations entre les juifs et les samaritains n'étaient pas bonnes - Jésus ouvre chez son interlocutrice un chemin intérieur qui fait apparaître en elle le désir de quelque chose de plus profond. Saint Augustin commente: "Celui qui demandait à boire, avait soif de la foi de cette femme" (In Io ev. Tract. XV, 11: PL 35, 1514). En effet, à un certain point, c'est la femme elle-même qui demande de l'eau à Jésus (cf. Jn 4, 15), manifestant ainsi que dans chaque personne il y a un besoin inné de Dieu et du salut que Lui seul peut combler. Une soif d'infini qui ne peut être étanchée que par l'eau que Jésus offre, l'eau vive de l'Esprit. Dans quelques instants, nous écouterons ces paroles dans la préface: Jésus "demanda à la femme de Samarie de l'eau à boire, pour lui faire le grand don de la foi, et de cette foi il eut une soif si ardente qu'il alluma en elle la flamme de l'amour de Dieu".
Chers frères et sœurs, dans le dialogue entre Jésus et la samaritaine nous voyons tracé l'itinéraire spirituel que chacun de nous, que chaque communauté chrétienne est appelée à redécouvrir et à parcourir constamment. Proclamée en ce temps quadragésimal, cette page évangélique prend une valeur particulièrement importante pour les catéchumènes déjà proches du Baptême. Ce troisième dimanche de Carême est en effet lié à ce qu'on appelle le "premier scrutin", qui est un rite sacramentel de purification et de grâce. La samaritaine devient ainsi la figure du catéchumène illuminé et converti par la foi, qui aspire à l'eau vive et qui est purifié par la parole et par l'action du Seigneur. Mais nous aussi, qui sommes déjà baptisés mais toujours en chemin pour devenir de véritables chrétiens, nous trouvons dans cet épisode évangélique un encouragement à redécouvrir l'importance et le sens de notre vie chrétienne, le véritable désir de Dieu qui vit en nous. Jésus veut nous conduire, comme la samaritaine, à professer notre foi en Lui avec force, afin que nous puissions annoncer et témoigner à nos frères la joie de la rencontre avec Lui et les merveilles que son amour accomplit dans notre existence. La foi naît de la rencontre avec Jésus, reconnu et écouté comme le Révélateur définitif et le Sauveur, dans lequel se révèle le visage de Dieu. Une fois que le Seigneur a conquis le cœur de la samaritaine, son existence est transformée et elle court sans attendre pour transmettre la bonne nouvelle à son peuple (cf. Jn 4, 29). (...)
Et, dans un discours improvisé au même endroit le même jour :
Aujourd'hui nous avons lu un passage de l'Evangile très actuel. La femme samaritaine dont il parle peut apparaître comme une représentante de l'homme moderne, de la vie moderne. Elle a eu cinq maris et vit avec un autre homme. Elle faisait un large usage de sa liberté, mais cependant elle ne devenait pas plus libre, elle devenait même plus vide. Mais nous voyons aussi que cette femme avait le vif désir de trouver le véritable bonheur, la véritable joie. C'est pourquoi elle était toujours inquiète et s'éloignait toujours plus du véritable bonheur.
Mais cette femme, qui vivait une vie apparemment si superficielle, également éloignée de Dieu, au moment où le Christ lui parle, révèle qu'au plus profond de son cœur elle conservait cette question sur Dieu: qui est Dieu? Où pouvons-nous le trouver? Comment pouvons-nous l'adorer? Dans cette femme, nous pouvons voir tout le reflet de notre vie d'aujourd'hui, avec tous les problèmes qui la concernent; mais nous voyons également que dans la profondeur du cœur se trouve toujours la question de Dieu et l'attente qu'Il se montre d'une autre façon.
Notre activité est réellement l'attente; nous répondons à l'attente de ceux qui attendent la lumière du Seigneur, et en donnant la réponse à cette attente nous aussi nous grandissons dans la foi et pouvons comprendre que cette foi est l'eau qui étanchera notre soif.
-
La novlangue synodale réécrit également la formation des prêtres
De Stefano Chiappalone sur la NBQ :
La novlangue synodale réécrit également la formation des prêtres.
Publication du rapport final du groupe d'étude sur la Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis : à réviser, bien qu'il ne date que de 2016. La raison ? Le traduire en langage synodal.
07_03_2026
L'un des fruits du chantier permanent du Synode sur la synodalité, dont on connaît la date de début mais pas celle de fin et surtout pas où il mènera, a vu le jour ces derniers jours. Pour l'instant, le résultat le plus concret est que, quel que soit le sujet abordé, « nous ne pouvons pas ne pas nous dire synodaux ». C'est apparemment la raison pour laquelle l'un des dix groupes d'étude créés par le pape François à l'occasion du Synode a donné naissance à la « Proposition de document d'orientation pour la mise en œuvre de la Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis et de la Ratio Nationalis dans une perspective synodale missionnaire » intitulée Former des prêtres dans une Église synodale missionnaire. L'objectif est la révision d'une Ratio qui – comme l'admettent les auteurs du rapport – « est relativement récente (2016) » et « est encore en phase d'acceptation » : déjà caduque après seulement dix ans ? Pourtant, elle « offre de nouveaux accents importants dans la perspective de l'Église missionnaire et synodale », malgré le « défaut » non négligeable d'être « antérieure au processus synodal ».
Le mystère est dévoilé : « même en ce qui concerne la formation au ministère sacerdotal, les demandes issues du processus synodal et rassemblées dans le document final de l'Assemblée ne peuvent être ignorées », parmi lesquelles « l'acquisition des compétences indispensables à une Église synodale » et il est donc nécessaire de mettre en œuvre la Ratio (universelle) et les Ratio (nationales) « en harmonie avec la conversion synodale missionnaire en cours », le fil rouge qui traverse les 24 pages du document – pas trop nombreuses, mais suffisantes pour susciter le même enthousiasme que certaines homélies verbeuses qui poussent à se distraire en regardant les fresques de la voûte et même les toiles d'araignée dans les coins les plus reculés de l'édifice sacré.
Rien de nouveau, au fond, on tente de redessiner le prêtre depuis l'époque où Don Camillo vit arriver au presbytère « un jeune homme maigre, vêtu de gris, avec des lunettes d'intellectuel », c'est-à-dire Don Chichì, envoyé pour le mettre à jour et lui rappeler que « nous sommes en 1966, pas en 1666 » (c'est le dernier livre de Guareschi, Don Camillo et les jeunes d'aujourd'hui). Avant cela, il y avait eu l'épopée des prêtres-ouvriers, puis sont venus les prêtres influenceurs, mais ce qui semble indispensable, c'est que les prêtres soient synodaux et qu'ils ne restent pas figés dans l'avant-2021 (allez dire cela à Don Chichì qui pensait être en avance en 1966).
Mais que devrait faire exactement le clergé à l'ère synodale ? « Dans une Église entièrement synodale, les prêtres occupent donc une place spécifique et unique », et on ne comprend pas bien où ils auraient dû se trouver auparavant. « Dans une Église synodale, les prêtres sont donc appelés à vivre leur service « dans une attitude de proximité avec les personnes, d'accueil et d'écoute de tous », comme si jusqu'à hier, on leur recommandait de se tenir à l'écart du troupeau, mais la tautologie est évidente dans les derniers mots de la phrase : en effet, « dans une Église synodale », ils doivent... « s'ouvrir à un style synodal ».
À ce stade, le lecteur a déjà perdu le compte des répétitions des mots « synode », « synodal » et « synodalité ». Dans le document, le terme « synode » apparaît 37 fois, « synodalité » 22 fois, tandis que l'adjectif « synodal » apparaît 72 fois (en seulement 24 pages !). Un cas d'école, certes, mais linguistique. Ici, plus qu'il ne s'agit de redessiner tel ou tel aspect, il s'agit de réécrire la mentalité du monde catholique en reformulant chaque aspect de l'Église « dans une perspective synodale », au point de frôler cette autoréférentialité tant critiquée.
Nous serions tentés de citer le comte Mascetti, mais nous nous limiterons à Orwell et à la novlangue décrite dans 1984, dont le but « est de restreindre au maximum le champ d'action de la pensée », au point que « chaque concept dont on pourrait avoir besoin sera exprimé par un seul mot, dont la signification aura été rigoureusement définie, dépourvu de toutes ses significations auxiliaires, qui auront été effacées et oubliées ». Par exemple, parmi les réalités effacées et oubliées de l'identité sacerdotale, il y a celle d'« être alter Christus », que Léon XIV a osé rappeler dans une récente lettre au clergé espagnol, faisant sursauter de sa chaise un évêque italien qui n'aurait plus voulu entendre ces mots. Peu adaptés à l'ère synodale ?
Le fait est que la « conversion synodale » a réussi à dépasser même la « conversion écologique » qui faisait fureur depuis l'époque de Laudato si'. Mais elle aussi sera supplantée par la prochaine révolution des mots et qui sait quelle autre conversion nous sera prêchée.
Lien permanent Catégories : Actualité, Eglise, Livres - Publications, Structures ecclésiastiques, Synode -
Bombardements au Liban – Conflit au Moyen-Orient : appel urgent à la prière
De l'Aide à l'Eglise en Détresse :
Bombardements au Liban – Conflit au Moyen-Orient : appel urgent à la prière
6 mars
Les habitants du village chrétien d’Alma el-Chaab, au sud du Liban, vivent sous la menace constante des bombardements, la frontière étant redevenue une ligne de front depuis fin février 2026. © ACN
Les tensions au Moyen-Orient s'intensifient à nouveau rapidement. Nos partenaires au Liban nous ont informés que les quartiers sud de Beyrouth avaient reçu l'ordre d'évacuer en raison de bombardements attendus. De plus en plus de personnes fuient. Officiellement, plus de 80 000 personnes déplacées ont déjà été recensées, mais le nombre réel est probablement bien supérieur. Les routes sont bloquées et la peur grandit. Selon des témoignages sur place, la tension est même plus forte qu'en 2024.
De nombreux chrétiens des villages situés à la frontière sud refusent de quitter leurs foyers. L'Église reste à leurs côtés. Les paroisses et les diocèses préparent l'aide humanitaire et les organisations ecclésiales se réunissent pour évaluer les besoins et coordonner l'assistance.
Ces événements s'inscrivent dans un contexte régional plus large et profondément inquiétant.
Église paroissiale d’Alma el-Chaab, Liban © ACN
Une communauté au bord du gouffre
La survie de certaines des plus anciennes communautés chrétiennes du monde est en jeu.
- Irak et Syrie : La reconstruction des villages chrétiens après des années de violence extrémiste demeure extrêmement fragile. Une nouvelle escalade pourrait à nouveau dévaster ces communautés.
- Liban : Les églises deviennent des lieux de refuge pour les familles déplacées.
- Terre Sainte : À Gaza, la situation humanitaire reste catastrophique, tandis qu'en Cisjordanie, les familles chrétiennes craignent pour leurs moyens de subsistance face à l'effondrement du tourisme.
- Iran : De petites communautés chrétiennes continuent de pratiquer leur foi malgré de sévères restrictions, et les convertis sont particulièrement vulnérables.
La présence chrétienne au Moyen-Orient ne doit pas disparaître. Ces Églises, dont l'histoire remonte aux premiers siècles, risquent aujourd'hui, de notre vivant, de disparaître.
Malgré le danger, l'Église refuse d'abandonner son peuple. Les paroisses et les communautés religieuses distribuent de la nourriture, offrent un abri aux familles déplacées, maintiennent les écoles ouvertes et s'efforcent de promouvoir la réconciliation partout où cela est possible.
Nous vous demandons de prier pour les chrétiens, pour les pays et pour nos partenaires sur le terrain.
En ce temps de Carême, accomplissons la quatorzième œuvre de miséricorde : prier pour les vivants et les morts.
Prions pour les chrétiens du Moyen-Orient. Prions pour toutes les familles touchées par la violence et l’insécurité. Et prions pour tous ceux qui continuent d’offrir nourriture, abri et espoir.
Vous pouvez également faire célébrer une ou plusieurs Messes pour la paix en cliquant sur le bouton ci-dessous et en précisant « Messe pour la paix » dans le champ de l'intention de prière.
Unis dans le Christ partout dans le monde,
David Dessin
DirecteurLien permanent Catégories : Actualité, Christianisme, Eglise, Foi, International, Solidarité, Spiritualité -
Affaire Galilée : "on est bien loin de l'image d'Épinal du martyr en proie à la persécution de l'Église..."
Un podcast de l'Institut de France :
L’affaire Galilée, ou l’hypothèse sans preuve
avec l’historien Aimé Richardtarchive du 3 février 2008Avec Christophe Dickès, journalisteDans un ouvrage qui fera date, Aimé Richardt, lauréat de l’Académie française pour sa biographie de Fénelon (1994), décrypte le mythe Galilée en rétablissant une vérité historique fondée sur une étude minutieuse des textes. Dans "La vérité sur l’Affaire Galilée", l’auteur donne les raisons de la condamnation du Florentin en la replaçant dans le contexte des connaissances historiques et scientifiques de l’époque. Un ouvrage préfacé par Mgr Huot-Pleuroux, ancien Secrétaire Général de l’Episcopat.
Émission proposée par : Christophe DickèsRéférence : hist318Télécharger l’émission (56.14 Mo)
Le 22 juin 1633, un certain Galilée fut condamné à Rome par le tribunal du Saint Office. La sentence prononcée par des cardinaux de l’Eglise catholique -appelés en la circonstance Inquisiteurs Généraux, fut la suivante : « Nous te condamnons dit le jugement à la prison formelle de ce Saint Office pour le temps qu'il nous plaira de fixer. De plus, au titre d'une pénitence salutaire, nous t'ordonnons de réciter les 7 psaumes de la pénitence salutaire, une fois par semaine, pendant les trois prochaines années... ».
Et pourtant, Galilée ne fit pas un seul jour de prison… Il ne récita pas plus les psaumes de la pénitence salutaire puisqu’il confia ce pensum à sa fille religieuse qui s’en acquitta dûment. Et Galilée termina ses jours tranquillement à Acerti, près de Florence, où il vécut jusqu’à sa mort en 1642.
Le nom de Galilée est généralement associé à un symbole, parfois même à un mythe, celui de la résistance à l’obscurantisme religieux en général et catholique en particulier. Pourtant qui connaît réellement Galileo Galilei, fils de Vincenzio Galilei né à Pise le 15 février 1564 ? Quelles furent ses spécialités scientifiques ? Qu’a-t-il inventé et légué à la science et à la postérité ? Peut-on parler à son endroit de victime de l’Eglise et de l'obscurantisme? Bref, pourquoi Galilée fut-il condamné par l'Eglise catholique? C’est le propos de cette émission d'Un jour dans l'Histoire.

L'auteur.
Aimé Richardt, historien, est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s'est intéressé à l'affaire Galilée, après avoir étudié l'œuvre d'un des plus grands intellectuels de l'histoire de l'Eglise, Robert Bellarmin [[FX de Guibert, 2002]]. Il est aussi l'auteur de Louvois, le bras armé de Louis XIV [[Tallandier, 1998]]; Le Soleil du Grand Siècle, prix Hugues Capet [[Tallandier, 2000]], Les savants du Roi Soleil [[FX de Guibert, 2003]], etc.
Présentation de l'éditeur.
Depuis le XIXe siècle, la cause était entendue : l'Église catholique avait condamné, emprisonné et martyrisé Galilée, un astronome génial, qui avait démontré que la Terre tournait autour du Soleil, ce que l'Église refusait d'admettre.
Or la réalité est tout autre ! Non seulement Galilée n'a jamais passé un jour en prison, n'a jamais été martyrisé, mais Aimé Richardt démontre, en s'appuyant sur des documents irréfutables, que Galilée n'a jamais prouvé la rotation de la Terre autour du Soleil, et que l'Église était fondée à le condamner. En effet, les plus hautes autorités religieuses lui avaient demandé, en 1616, d'apporter une preuve à sa théorie, qui était d'ailleurs celle de Copernic, ou de parler d'hypothèse et, surtout, de ne pas intervenir dans l'explication des textes de la Bible qui paraissaient soutenir la thèse opposée du géocentrisme.
Après l'avoir promis, Galilée est revenu sur sa parole, il a donc été jugé et condamné, avec une mansuétude toute particulière, réclamée par le pape qui était son ami. On est bien loin de l'image d'Épinal du martyr en proie à la persécution de l'Église...
-
Félicité et Perpétue... (7 mars)
Des martyrs qui ont été semence d'évangélisation, dont on se souvenait avec reconnaissance à chaque messe, aujourd'hui passés sous silence...
Source : missel.free
Saintes Félicité & Perpétue
Lors de la persécution ordonnée par Septime‑Sévère[1], Perpétue et Félicité furent arrêtée à Thuburbo, ville épiscopale de la Proconsulaire (aujourd’hui Tebourba, en Tunisie). Perpétue, âgée de vingt‑deux ans, était patricienne ; elle était encore catéchumène et mère d’un tout jeune enfant. Félicité qui était esclave, était enceinte et elle accoucha d’une fille dans la maison. Malgré les supplications de son père qui l’implore de se soumettrez et malgré son angoisse d’avoir à priver son enfant de sa mère, Perpétue demeure ferme jusqu’au bout. Perpétue et Félicité sont martyrisées dans l’amphithéatrum Castrense de Carthage, le 7 mars 303, avec Saturus, Satuminus, Revocatus et Secundulus.
-
L'érosion systématique du patrimoine chrétien serbe au Kosovo
De Batko Slaviša Milačić sur The european Conservative :
L'érosion systématique du patrimoine chrétien serbe au Kosovo
-
Le secret des conclaves est-il mort – et est-ce important ?
D'Ed. Condon sur The Pillar :
Le secret des conclaves est-il mort – et est-ce important ?
Quel effet les révélations des conclaves ont-elles sur l'état de droit au sein de l'Église ?
« L’élection du pape Léon XIV », publié le 1er mars, détaille les quatre tours de scrutin qui ont permis au cardinal Robert Prevost de succéder au pape François, ainsi que des exemples précis de ce processus étroitement gardé secret — notamment le moment où l’on a découvert qu’un cardinal âgé avait accidentellement laissé son téléphone portable dans sa poche lors des contrôles préalables à une session.
Ce livre est le dernier d'une série d'ouvrages relatant les délibérations internes du processus d'élection papale, censé être protégé par les plus strictes règles de secret juridique prévues par le droit canonique.
Des reportages similaires ont émergé après les conclaves de 2005 et 2013, souvent liés aux réunions et aux projets du soi-disant groupe de cardinaux de Saint-Gall qui se seraient opposés à l'élection de Joseph Ratzinger comme Benoît XVI et auraient finalement œuvré pour l'élection de Jorge Maria Bergoglio comme pape François.
La fréquence à laquelle les comptes rendus a posteriori des votes papaux sont devenus monnaie courante contredit les exigences légales de secret absolu imposées par le droit canonique, et la rapidité et le niveau de détail avec lesquels ces comptes rendus paraissent après une élection semblent augmenter à chaque conclave.
Les papes successifs, quant à eux, ont refusé de prendre la moindre mesure en réponse, que ce soit en avertissant ou en corrigeant spécifiquement des individus, ou de manière générale en rappelant les normes canoniques et les sanctions en vigueur concernant le secret du conclave.
Avec Léon XIV, l'Église a désormais son premier pape canoniste depuis saint Paul VI. Mais s'engagera-t-il face à la « nouvelle norme » concernant le droit et la pratique du secret post-conclave ? Et s'il ne le fait pas, quel impact les révélations du conclave auront-elles sur le climat général du respect du droit canonique au sein de l'Église ?
Le nouveau livre « L’élection du pape Léon XIV », écrit par deux journalistes du Vatican de longue date, est une publication remarquable tant par la relative rapidité avec laquelle il a été imprimé — moins d’un an après le conclave de 2025 — que par le détail avec lequel il prétend relater les résultats du scrutin de l’élection papale.
Il s'agit, en ce sens, d'une sorte de bond en avant quantique dans le genre, dans la mesure où ses sources suggèrent une érosion croissante de la force, tant dans la lettre de la loi concernant les conclaves que dans la culture du respect de son observance.
Ce livre n'est en aucun cas le seul élément de preuve de cette tendance. Dans les semaines qui ont suivi le conclave de l'année dernière, la télévision arabophone a diffusé une interview du patriarche chaldéen Raphaël Louis Sako, dans laquelle le cardinal évoquait le conclave et racontait l'anecdote d'un bulletin de vote vierge supplémentaire glissé par erreur dans l'un des tours de scrutin.
L'interview fut d'abord accueillie sans grand enthousiasme, du moins à Rome, comme une révélation inhabituellement franche mais relativement inoffensive. Cependant, illustrant le caractère non universel de cette culture de l'indiscrétion acceptable, ce passage devint source d'une vive polémique en Irak, où le cardinal local fut perçu comme une sorte de disgrâce culturelle pour avoir violé le secret, en théorie absolu, du conclave.
-
Évêques européens : Les femmes « ne devraient jamais se sentir obligées d'avorter »
D'Almudena Martínez-Bordiú sur EWTN News :
Évêques européens : Les femmes « ne devraient jamais se sentir obligées d'avorter »
Les évêques européens ont exprimé l’opposition morale de l’Église à tout mécanisme de financement des avortements et ont souligné que ce dont les femmes « ont réellement besoin, c’est d’une aide sociale, économique et sanitaire efficace ».
5 mars 2026L’Église catholique en Europe a fermement déclaré que l’avortement « est gravement contraire à la loi morale » et a soutenu que les femmes « ne devraient jamais se sentir contraintes d’avorter en raison de pressions sociales ou économiques ».
Cette déclaration ferme de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne intervient après le rejet par la Commission européenne de l'initiative « Ma voix, mon choix », qui proposait la création d'un mécanisme visant à promouvoir l'avortement financé par les contribuables européens.
Dans un communiqué, la présidence de cet organe — qui réunit les évêques délégués par les conférences épiscopales des pays de l'Union européenne — a exprimé sa satisfaction quant à la décision de ne pas soumettre cette proposition au Parlement européen et au Conseil de l'UE.
L'enseignement constant de l'Église sur l'avortement
De l’avis des évêques, « cette décision reconnaît clairement la nécessité de respecter les limites des compétences de l’UE et de faire respecter le principe de subsidiarité ».
Les lois sur l'avortement varient au sein de l'Union européenne, allant de très permissives à plus restrictives.
Dans ce contexte, les évêques européens ont rappelé « l’enseignement constant de l’Église catholique » concernant l’avortement, soulignant que la recherche scientifique « confirme de plus en plus que de la fécondation naît un nouvel être humain, doté d’une dignité inhérente et méritant la protection fondamentale due à toute vie humaine ».
Tout en soutenant cette décision, ils ont mis en garde contre d'autres initiatives de l'Union européenne qui s'attaquent aux valeurs pro-vie. Plus précisément, ils ont exprimé leur « vive inquiétude » face au fait que la Commission européenne déclare explicitement que les fonds européens, initialement destinés à empêcher les familles de sombrer dans la pauvreté, pourraient être « utilisés pour assurer un accès transfrontalier à des services d'avortement légaux, sûrs et abordables ».
Les évêques ont déclaré que cette mesure s'écarterait de son objectif initial et risquerait de « créer des frictions politiques plutôt que de renforcer la cohésion ».
Pour les évêques européens, cette approche ne constitue pas un véritable soutien aux femmes en situation de vulnérabilité, car ce dont elles ont réellement besoin, c'est d'une « aide sociale, économique et sanitaire efficace leur permettant de mener leur grossesse à terme sans subir de conséquences sociales ou économiques négatives pour elles-mêmes ou pour leur enfant », ont-ils souligné.
« Les femmes doivent être véritablement soutenues. »
Dans leur déclaration du 4 mars, les évêques ont souligné que ce dont l'Europe a véritablement besoin, « si elle veut rester fidèle à ses valeurs fondamentales de dignité humaine, de solidarité et d'égalité », c'est d'un soutien concret et durable aux femmes en situation de vulnérabilité.
« Les femmes doivent être véritablement aidées à accueillir la maternité et ne devraient jamais se sentir contraintes d’avorter en raison de pressions sociales ou économiques », ont souligné les évêques.
Ils ont également insisté sur la nécessité d'élaborer des politiques renforçant la protection de la maternité, le soutien aux familles et l'inclusion sociale.
Enfin, ils ont insisté sur le fait que les questions touchant à la dignité intrinsèque de la personne humaine, au droit fondamental à la vie et à la protection des plus vulnérables « ne doivent jamais être instrumentalisées dans le débat politique ni exploitées à des fins idéologiques ».
Lien permanent Catégories : Actualité, Défense de la Vie, Eglise, Ethique, Europe, Femmes, Politique, Société -
Le Saint-Siège à l'ONU : Les chrétiens sont la communauté la plus persécutée au monde
D'Almudena Martínez-Bordiú sur EWTN News :
Le Saint-Siège à l'ONU : Les chrétiens sont la communauté la plus persécutée au monde
L'observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU a fourni des statistiques démontrant l'ampleur de la persécution des chrétiens dans le monde entier.
5 mars 2026S’exprimant lors d’une conférence à Genève le 3 mars, l’archevêque Ettore Balestrero, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies depuis 2023, a déploré le fait que les chrétiens soient la communauté la plus persécutée au monde.
Son discours était intitulé « Solidarité avec les chrétiens persécutés : défendre la foi et les valeurs chrétiennes ».
Balestrero, qui est également le représentant du Saint-Siège auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a déclaré qu'en 2025, « près de 5 000 fidèles ont été tués pour leur foi », soit l'équivalent de 13 personnes par jour.
« Près de 400 millions de chrétiens dans le monde sont confrontés à la persécution ou à la violence, ce qui en fait la communauté religieuse la plus persécutée au monde », a déclaré le prélat à Vatican News .
Balestrero a déclaré que les victimes « sont des martyrs au sens étymologique du terme », car elles sont des témoins « de leur foi qui incarnent des valeurs remettant en question la logique du pouvoir ».
Du point de vue du droit international, le prélat italien a souligné que les chrétiens sont eux aussi victimes de « violations flagrantes des droits de l’homme » et a insisté sur le fait que leur témoignage ne doit pas détourner l’attention de la responsabilité des États, dont le devoir est d’assurer leur protection.
« Il est du devoir de l’État de protéger la liberté de religion ou de conviction, ce qui implique d’empêcher que des tiers ne violent ce droit. Cette protection doit garantir la sécurité des croyants qui sont pris pour cible, avant, pendant et après une attaque », a-t-il déclaré.
Le problème de l'impunité
Balestrero a attiré l'attention sur le problème de l'impunité dont jouissent ceux qui ôtent la vie aux chrétiens, qu'il a qualifié de « l'un des problèmes les plus graves dans le paysage mondial de la persécution religieuse ».
Après avoir exprimé sa préoccupation pour les millions de chrétiens persécutés, il a souligné que ce fléau dont ils sont victimes touche des pays du monde entier et des continents entiers, y compris l'Europe. À cet égard, il a cité le récent rapport du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme de l' OSCE sur les crimes de haine , qui a recensé plus de 760 crimes de haine contre des chrétiens en Europe pour la seule année 2024.
Au-delà des crimes, le représentant du Saint-Siège à Genève a dénoncé d'autres formes de persécution, « des formes de persécution plus subtiles et souvent silencieuses », telles que la marginalisation progressive ou l'exclusion de la vie sociale et professionnelle, « même dans des pays traditionnellement chrétiens ».
Il a également précisé que cette persécution prend la forme de restrictions et de limitations plus discrètes, « par lesquelles les normes juridiques et les pratiques administratives restreignent, voire annulent, les droits légalement reconnus de la population majoritairement chrétienne, même dans certaines parties de l’Europe ».


