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BELGICATHO

  • FSSPX : comment Léon XIV entend-il aborder l'une des premières crises de son pontificat ?

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV et l'absorption des crises

    16 février 2026

    La rencontre annoncée entre le préfet du Dicastère pour la doctrine de la foi, le cardinal Victor Manuel Fernández, et le supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, le père Davide Pagliarani, était très attendue.

    À l'approche de la rencontre, les parties ont toutefois compris que leur conversation serait la première d'une longue série. Il reste à voir comment Léon XIV entend aborder l'une des premières crises de son pontificat.

    Il reste beaucoup de dossiers en suspens du pontificat de François – il suffit de penser au cas du jésuite Marko Rupnik ou à la saga judiciaire en cours au Vatican concernant la gestion des fonds de la Secrétairerie d'État –, mais l'affaire avec la FSSPX est la première crise ecclésiastique « nouvelle » de l'ère léonine.

    La crise traditionaliste n'est pas nouvelle.

    Tous les papes depuis le Concile Vatican II en ont hérité, et son plan général est un vestige d'un débat dépassé depuis plusieurs générations.

    Paul VI s'est retrouvé dans un dialogue dramatique avec le fondateur de la FSSPX, Mgr Marcel Lefebvre, puis le pape Saint Jean-Paul II a dû faire face à la question du schisme créé par les ordinations illégitimes, et Benoît XVI a proposé une ouverture liturgique mais a demandé à la Fraternité de signer un préambule doctrinal que la FSSPX ne pouvait accepter (ou en tout cas, n'a pas accepté). François a accordé des facultés et d'autres accommodements aux prêtres de la Fraternité, mais n'a jamais vraiment pris de mesures pour résoudre les problèmes sous-jacents.

    Léon XIV devra trouver sa propre approche.

    La réunion du 12 février s'est conclue comme prévu, par une promesse de dialogue et une menace de non-dialogue. La promesse de dialogue est celle d'un cheminement doctrinal qui clarifie certaines questions du Concile Vatican II, y compris celles de la FSSPX, afin de définir les exigences fondamentales minimales pour la pleine communion.

    À bien y réfléchir, c'est un peu moins que le préambule doctrinal que Benoît XVI avait demandé de signer.

    Benoît XVI ne pouvait accepter la version de la FSSPX selon laquelle le Concile était un événement historique, mais purement pastoral, et que ses développements pouvaient donc être contestés ou ignorés. Et ce n'était pas parce que Benoît XVI était un progressiste, mais parce qu'il comprenait « le concile des Pères », sa différence avec le « concile des médias » et la nécessité de le défendre malgré l'opinion publiée.

    La menace d'une rupture du dialogue découle du fait que le Saint-Siège a officiellement demandé à la Fraternité de renoncer à toute nouvelle ordination épiscopale et a expliqué – en termes clairs – que toute ordination de ce type provoquerait un schisme, et que ce schisme mettrait fin à tout dialogue.

    Léon XIV a décidé, comme il était naturel, que le Dicastère pour la doctrine de la foi devait se saisir de la question.

    L'absence de la Commission Ecclesia Dei, chargée du dialogue avec la FSSPX depuis les premières ordinations épiscopales de la FSSPX, est quelque chose que les initiés du Vatican ressentent vivement, ou devraient ressentir.

    François a supprimé la commission Ecclesia Dei et a transféré ses responsabilités au Dicastère pour la doctrine de la foi (alors appelé CDF) en 2019.

    Et peut-être qu'une conséquence naturelle sera de rétablir une commission comme Ecclesia Dei, ou au moins un comité de dialogue permanent, précisément pour favoriser délicatement le dialogue. Une commission comme Ecclesia Dei ouvre cependant également la possibilité de rétablir d'autres commissions.

    Au cours du pontificat de François, de nombreuses commissions internes ont été abolies ou abandonnées, tandis que le pape en a formé de nouvelles et provisoires (la CRIOR sur l'IOR, la COSEA sur l'administration, le comité et la commission pour la réforme des communications du Vatican, le Conseil des cardinaux lui-même) et a abandonné celles qui étaient restées actives dans le passé.

    Par exemple, il n'y a pas eu d'autres nouvelles concernant la réunion de la Commission sur la Chine convoquée par Benoît XVI, et Ecclesia Dei a été supprimée avant la répression menée par François contre le mouvement traditionaliste avec le motu proprio Traditionis Custodes et son application ultérieure, qui a effectivement abrogé la libéralisation de l'ancien rite autorisée par Benoît XVI.

    Peut-être aurons-nous donc une nouvelle (ancienne) commission.

    Mais peut-être aussi que la FSSPX décidera de procéder quand même aux ordinations qu'elle a menacé d'effectuer, en se basant sur ce qu'elle considère comme une faille dans le droit canonique, selon laquelle on ne peut encourir l'excommunication si la personne qui commet un acte potentiellement passible de cette peine l'a fait face à une situation grave.

    Il s'agit là d'une appréciation tout à fait subjective, même au sein du Code, raison pour laquelle il a été répété à plusieurs reprises que l'excommunication des évêques lefebvristes, révoquée par la suite par Benoît XVI au milieu d'une grande controverse, n'avait jamais été valide.

    Le fait est que, au-delà des faits et des interprétations subjectifs, lorsque le pape formalise l'excommunication, c'est fait, et il n'y a rien à faire. L'objectif aujourd'hui est d'éviter d'atteindre ce point de rupture, de trouver une forme de dialogue, même si cela signifie prolonger le débat et attendre qu'il soit absorbé.

    Il ne s'agit pas d'une crise décisive pour le pontificat, c'est certain, mais c'est une crise qui en dit long sur le style de gouvernement de Léon.

    Léon procède par les voies institutionnelles – le dicastère compétent – et ne s'engage pas personnellement dans le dialogue, car il ne se sent pas doté du charisme nécessaire pour faire avancer les choses. Il exige que chacun agisse selon la justice.

    Mais surtout, Léon XIV attend.

    Il prend des décisions lorsqu'elles sont inévitables et irrévocables, et c'est pourquoi il réfléchit mûrement avant de se prononcer.

    Reste à voir si c'est la meilleure stratégie pour le monde traditionaliste. Il est toutefois vrai que les adeptes de l'ancien rite sont de plus en plus nombreux et jeunes – il suffit de penser au pèlerinage traditionaliste annuel de Paris à Chartres, qui rassemble des milliers de jeunes traditionalistes. C'est un segment de l'Église qui ne peut être ignoré. En cette période de crise des vocations, le monde traditionaliste peut être un réservoir de nouvelle foi ou la cause d'un schisme et d'une division.

    Le pape devra décider de la marche à suivre, et chaque décision sera une révélation.

  • « Sacred Wine » : comment les moines ont bâti la culture du vin en Europe

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    De Solène Tadié sur le National Catholic Register :

    « Sacred Wine » : comment les moines ont bâti la culture du vin en Europe

    L'auteure catholique Emily Stimpson Chapman offre un aperçu personnel du monde coloré du vin monastique, en parcourant des monastères en Italie, en France et en Espagne comme autant de fenêtres ouvertes sur le patrimoine spirituel et culturel de l'Europe.

    Le vin est l'un des rares domaines où la civilisation catholique s'exprime encore de manière tangible. Partout en Europe, les vignobles d'abord cultivés par les moines continuent de porter leurs fruits, souvent au sein de monastères qui ont connu une renaissance après des périodes de troubles. Aujourd'hui, les bouteilles vieillissent dans des caves façonnées par des siècles de vie monastique, et les noms de saints figurent encore sur les étiquettes, reliant ainsi la culture viticole contemporaine à une vision chrétienne du monde qui structurait jadis tous les aspects de la vie quotidienne, du travail aux plaisirs terrestres.

    Ce rappel est au cœur de * Le Vin sacré : Histoire et patrimoine des vignerons catholiques* ( Marian Press ), une réflexion d’Emily Stimpson Chapman sur le rôle de l’Église dans la formation de la viticulture européenne. L’ouvrage se déploie à travers douze monastères, chacun servant de cadre à une histoire qui relate les chapitres les plus lumineux et les plus troublés des derniers siècles : de la chevalerie aux révolutions, de la sécularisation au renouveau.

    L'itinéraire est résolument européen, centré sur l'Italie, la France et l'Espagne, berceau de la tradition vinicole monastique classique. Si leur iconographie invite à la rêverie, ces maisons ne sont pas pour autant de simples destinations pittoresques, mais de véritables témoins vivants du drame spirituel et culturel européen.

    Le voyage commence à l'abbaye de Lérins, au large de Cannes, dans le sud de la France. La tradition y fait remonter la vigne à la fin du IVe siècle, à l'époque de l'ermite saint Honorat, qui s'était installé sur l'île qui porte aujourd'hui son nom. Preuve que ce que les siècles suivants considéreraient comme exceptionnel était alors l'activité la plus naturelle de l'Europe chrétienne.

    Chapman montre ensuite comment la signification du vin est passée de la simple joie des Psaumes à la Présence réelle dans l'Eucharistie et comment les communautés monastiques ont contribué à façonner l'architecture même de la culture viticole européenne.

    De la bénédiction à la présence

    Selon Chapman, ce que nous remarquons en premier – les paysages, les étiquettes et le goût – n'est que la surface visible d'une réalité spirituelle plus profonde qui leur donne vie.

    Elle insiste sur le fait que le vin est d'abord un signe avant d'être un produit. Il « témoigne de l'amour de Dieu », écrit-elle dans son livre. Un Dieu qui voulait que ses enfants connaissent « la joie, le rire et la paix ». Dans l'Ancien Testament, le vin « réjouit » le cœur. Dans le Nouveau Testament, il devient infiniment plus. Lors de la messe, chaque goutte est transfigurée : elle devient non seulement un signe de bénédiction, mais la bénédiction elle-même, Corps, Sang, Âme et Divinité.

    D'où son affirmation selon laquelle « le signe devient la chose signifiée. Le symbole devient réalité. » À ses yeux, cette capacité du vin à accomplir cela n'est pas fortuite ; c'est ainsi que Dieu l'a conçu dès l'origine. C'est pourquoi « une dimension sacrée imprègne chaque grain de raisin et chaque verre », préfigurant une transformation plus profonde à venir.

    Le vin devient ainsi l'une des plus puissantes métaphores de la vie humaine. Il nous ressemble un peu : il est fait pour plus, marqué par la souffrance, mûrit dans l'ombre, évolue avec l'âge et, surtout, il est voué à la gloire.

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  • A 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Belgique : à 31 ans, il renonce à l'euthanasie grâce à la réussite d’un traitement

    15 février 2026

    Antoine Peters, un Belge de 31 ans victime d’addictions et souffrant d’une profonde dépression, souhaitait recourir à l’euthanasie. Il y a finalement renoncé grâce à un traitement « de la dernière chance » (cf. Stimulation cérébrale profonde : trois Espagnols renoncent à l’euthanasie).

    Un traitement risqué

    C’est en octobre 2025, alors qu’il vient de publier son premier livre autobiographique, Trop tard pour l’innocence, qu’il révèle avoir introduit une demande d’euthanasie. Antoine a subi de la sismothérapie, c’est-à-dire un traitement par électrochocs dirigés vers le cerveau, sous anesthésie générale. Sans succès. Il doit alors subir une sismothérapie bilatérale : « C’est quelque chose qu’on ne fait quasi jamais, parce que le risque de séquelles est grand. Et l’intensité des décharges est deux fois plus forte. C’est vraiment très éprouvant » explique-t-il. Mais après la deuxième séance : « Tout a changé ».

    A la suite de ce traitement, Antoine Peters témoigne ne plus avoir d’idées noires, de mélancolie ou d’envie de consommer. Il explique ressentir à nouveau certaines émotions : « J’ai pleuré alors que ça m’était plus arrivé depuis mes 18 ans. C’est comme si j’évacuais la douleur encaissée ces dernières années », explique-t-il. « Mon esprit est beaucoup plus apaisé. »

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression »

    Antoine décide alors de se remettre à écrire, un deuxième livre intitulé Refaire battre les ruines. Il est également allé témoigner dans son ancienne école et exprime son souhait de faire de la pair-aidance, c’est-à-dire de partager son parcours avec des personnes qui traversent les mêmes difficultés.

    « Il faut vraiment sensibiliser sur la dépression et la détection de certains signaux d’alarme, interpelle-t-il. Ces derniers sont souvent négligés. »

    Source de la synthèse de presse : L’avenir, Julie Wolff (10/02/2026)

  • Bientôt atteint par la limite d'âge, Mgr Delville annonce sa démission

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    L'évêque de Liège, Mgr Jean-Pierre Delville atteindra 75 ans le 29 avril 2026. Conformément au droit canonique (canon 401 §1), tout évêque doit remettre sa démission au Pape à cet âge.

    Dans une interview publiée aujourd’hui par Sudinfo, l’évêque de Liège a confirmé qu’il enverra sa lettre de démission au pape Léon XIV une fois ses 75 ans atteints, c’est-à-dire fin avril 2026. Il fait part de son intention de se fixer à la collégiale Saint-Barthélemy et d'y rejoindre la Communauté Sant'Egidio à laquelle il est attaché. Il espère également se consacrer à des études d'histoire et à la lecture.

    Il n’a pas encore envoyé sa lettre de démission (il le fera en avril). Il reste donc pleinement évêque de Liège jusqu’à ce que le Saint-Siège accepte sa renonciation et nomme un successeur.

    La succession au siège épiscopal de Liège est donc ouverte... A quoi faut-il s'attendre ? L'avenir nous le dira mais il pourrait y avoir des surprises comme en témoignent les récentes nominations à Namur et à Tournai. Il semble que le Nonce privilégie la candidature d'ecclésiastiques relativement jeunes.

  • Ankara s'en prend aux chrétiens et aux journalistes; le Parlement européen intervient

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    D'Elisa Gestri sur la NBQ :

    Ankara s'en prend aux chrétiens et aux journalistes, Strasbourg intervient

    En Turquie, la liberté religieuse et la liberté de la presse sont menacées par des expulsions ciblées, des restrictions légales et des églises incendiées ou transformées en mosquées. Ces violations et ces actes de harcèlement ont été condamnés par le Parlement européen, tandis que la Commission européenne renforce ses relations diplomatiques avec Erdoğan.
    16 février 2026

    CARLO CARINO - imagoeconomica

    Le 12 février, le Parlement européen a adopté à Strasbourg une résolution condamnant fermement les expulsions ciblées de journalistes étrangers et de chrétiens de Turquie, expulsions menées systématiquement au nom de « raisons de sécurité nationale », sans preuve ni procès.

    La Turquie de Recep Erdoğan n'est pas un pays pour les journalistes ni pour les chrétiens , qui risquent quotidiennement l'expulsion, voire la mort, en raison de leur travail ou de leur foi. Selon un rapport faisant autorité du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), le nombre de chrétiens en Turquie est passé d'environ 20 % en 1915 à moins de 0,3 % aujourd'hui, soit 257 000 personnes. Il s'agit de chrétiens catholiques, arméniens, orthodoxes grecs, syriaques et protestants, victimes d'une répression brutale au quotidien .
    Plus précisément, depuis 2020, plus de trois cents chrétiens ont été expulsés de Turquie, leur présence étant considérée comme une « menace pour la sécurité nationale », sans qu'aucune preuve de malversation n'ait été trouvée à leur encontre.

    Dans ce pays à majorité sunnite (99 %), les églises et lieux de culte sont régulièrement incendiés ou transformés en mosquées : selon le rapport 2025 de l'organisation Aide à l'Église en Détresse, l'église du Sauveur-in-Chora, une église catholique du IVe siècle devenue mosquée, a subi ce sort en 2024.
    D'après ce même rapport, entre janvier 2023 et décembre 2024, « une détérioration de la liberté religieuse a été constatée en Turquie. Les minorités sont confrontées à des obstacles juridiques, à des discours de haine et à des ingérences de l'État. Des pasteurs protestants ont été expulsés, des églises fermées et des offices chrétiens interdits. »

    Concernant les catholiques, l'association tire la sonnette d'alarme : « Bien que les Églises latines de Turquie aient obtenu une reconnaissance légale partielle par le biais d'associations ou de fondations », déclare-t-elle dans un appel lancé au nom des communautés catholiques turques, « le statut des communautés religieuses non musulmanes demeure problématique, compte tenu des nombreuses restrictions qui pèsent sur leur reconnaissance légale, leurs biens, leurs lieux de culte et leurs activités. »

    Parallèlement, les restrictions à la liberté de la presse et les violences contre les journalistes en Turquie ont atteint des niveaux préoccupants. De nombreux journalistes étrangers ont été arbitrairement détenus, menacés d'expulsion, voire agressés par les autorités d'Ankara, comme la journaliste syrienne Nujan Mala Hassan, blessée par balle par des gardes-frontières turcs en janvier dernier alors qu'elle couvrait des manifestations à la frontière syro-turque. Déjà en 2022, la CLa Commission des droits de l'homme du Conseil de l'Europe avait publié un mémorandum concernant l'hostilité du régime d'Erdoğan envers la presse.

    Le Parlement européen semble désormais avoir reconnu les graves violations des libertés religieuses et d'expression commises par Ankara et, dans une résolution unique adoptée le 12 février, il a tenu le gouvernement turc responsable, à la demande de l' Intergroupe sur la liberté de religion et de conviction . Le Parlement européen note que « les chrétiens figurent parmi les groupes religieux les plus persécutés au monde » et que « le fait de ne pas reconnaître cette réalité et d'y répondre compromet la crédibilité des efforts internationaux visant à protéger la liberté de religion et de conviction », indique la résolution.

    Le Parlement lui-même « exprime son ferme soutien aux chrétiens et affirme que la liberté de religion et de conviction, y compris le droit de pratiquer, de changer ou de manifester sa religion individuellement ou en communauté, doit être pleinement protégée conformément au droit international des droits de l'homme et respectée sans discrimination ni ingérence de la part des autorités étatiques ». Par conséquent, considérant que « ces dernières années, au moins 300 pasteurs et missionnaires chrétiens étrangers ont été expulsés de Turquie et se sont vu refuser le droit d'y revenir », et que des dizaines de journalistes étrangers sont emprisonnés arbitrairement et risquent l'expulsion en raison de leur travail, le Parlement européen « condamne fermement les expulsions ciblées de journalistes et de chrétiens étrangers sous le prétexte infondé de sécurité nationale et sans procédure régulière ; déplore l'absence d'accès aux preuves et l'absence de contrôle juridictionnel effectif ».

    Bien que la résolution ne vise spécifiquement que les journalistes et les chrétiens étrangers , elle a le mérite d'attirer l'attention des institutions européennes sur les violations de la liberté religieuse et de la liberté d'expression commises par Ankara, au moment même où la Commission européenne renforce ses relations diplomatiques avec Erdoğan. De plus, le soutien explicite apporté aux chrétiens persécutés dans la résolution constitue une étape importante dans la défense d'une communauté victime d'oppression mondiale et établit un précédent institutionnel important, de bon augure pour l'avenir. Nous espérons que le Parlement européen continuera de défendre les droits de l'homme et d'adresser des documents similaires aux gouvernements des nombreux pays qui violent ces mêmes libertés fondamentales.

  • Fin de vie, euthanasie... Un infirmier belge alerte

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    Du site youtube du Figaro :

    En Belgique, la loi légalisant l’euthanasie, en vigueur depuis 2002, a profondément estompé la frontière entre les soins palliatifs et l’euthanasie. Trufin, infirmier en soins palliatifs, qui n’a jamais souhaité participer à des protocoles léthaux, l’a constaté à ses dépens, essoré par les critiques de certains de ses supérieurs et de ses collègues. Selon lui, la liberté de conscience, bien que garantie dans la loi, est très fragile dans les faits, au point que certains médecins finissent par y renoncer. Il regrette également que la légalisation de l’euthanasie ne se soit jamais accompagnée des moyens suffisants pour que les soins palliatifs profitent à tous, et met en garde la France contre un scénario similaire. L’infirmier, désormais en phase avec la philosophie de l’établissement qui l’emploie, livre un plaidoyer pour l’accompagnement humain, jusqu’aux derniers moments.

  • Republication de l'oeuvre majeure de Monseigneur Léonard : « Foi et philosophies » aux éditions des Béatitudes

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    Republication de l'oeuvre majeure de Monseigneur Léonard : « Foi et philosophies » aux éditions des Béatitudes.

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    Un grand "classique" vient d’être enfin réédité ! Paru il y a 35 ans en 1991, le « Foi et Philosophies » de Monseigneur André Léonard vient d’être réédité aux EdB. Pour l’occasion, l’ouvrage a été relu par son auteur, et préfacé avec beaucoup d’intelligence par Emmanuel Tourpe. Avec son savoir académique et la hauteur de son jugement et de son expérience, Monseigneur Léonard éclaire notre Foi à la lumière des 25 plus grands philosophes et théologiens modernes et contemporains, dont il synthétise et organise la pensée selon les trois voies classiques de toute réflexion philosophique : cosmologique, anthropologique et théologique. Une synthèse remarquable et indispensable à tout étudiant, à tout prêtre, à tout enseignant.
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    Recension pour le BLE (Institut Catholique de Toulouse)
     
    Mgr André LEONARD, Foi et philosophies.
     Guide pour un discernement chrétien Préface d’Emmanuel Tourpe, EdB, janvier 2026, 282 pages, 19€
     
    Par le frère Tanguy Marie Pouliquen cb
     
    La réédition de l’ouvrage de référence « Foi et philosophies » de Mgr André Léonard aux Éditions des Béatitudes est une heureuse initiative. Elle permettra, comme elle l’a déjà fait pour une génération de prêtres, religieux, formateurs chrétiens,laïcs en quête de vérité, qui courraient à l’université de Louvain-la-Neuve l’écouter de toute l’Europe à partir des années quatre-vingt, de permettre à une nouvelle génération de bénéficier de l’apport principal de l’ouvrage : unifier la foi et la pensée (tant philosophique que théologique), cela à la suite de saint Augustin, credo ut intellegam, intellego ut credam (je crois pour comprendre, je comprends pour croire) et de l’encyclique Fides et ratio à laquelle l’auteur a participé en amont. La pensée mais aussi l’agir, tant une bonne action est subordonnée à une direction claire. Une claque amicale mais bien réelle aux anti-intellectuels qu’ils soient matérialistes, psychologisants ou spiritualistes.
     
    La préface d’Emmanuel Tourpe met les pendules à l’heure.
     
    Avant de devenir évêque, André Léonard est un grand, et même un très grand philosophe de niveau international, de la carrure d’un Hegel dont il a fait l’analyse précise de sa Logique (1830). Il n’a rien d’un conservateur, étiquette fallacieuse que les médias veulent lui coller à la peau ecclésiastique. Sa manière de réfléchir est plutôt « prophétique ». Sa méthode est dialogale : écouter toujours plus profondément le point de vue philosophique de l’autre, qu’il soit ou non contemporain. Il adopte le même principe que dans son autre ouvrage clé, « Métaphysique de l’être » (2006), scruter jusque dans les jointures ce que l’on peut retenir de bon dans la pensée contemporaine, attitude éminemment aussi spirituelle : vouloir d’abord sauver le point d’autrui pour le respecter. Discerner est le maître mot de son attitude rationnelle, d’où le sous-titre Guide pour un discernement chrétien, avant toute prise de position. Dialoguer pour mieux discerner – un pli de la pensée à retenir pour éviter la polarisation inutile des débats – ce qu’il y a de bon dans les trois axes principaux tant de la philosophie que de la théologie. Une conviction réaliste habite l’auteur : nous parlons toujours d’un quelque part qui concerne des présupposés, cosmologique, anthropologique ou métaphysique.
     
    Il ne convient pas pour l’auteur de choisir l’une de ces trois voies, mais de les laisser mutuellement s’imprégner, à partir de la hauteur la plus grande : la métaphysique de l’être que Léonard puise dans la conception de l’acte d’être de Thomas d’Aquin ou dans une orientation théologique puisée dans l’amour divin avec Hans Urs von Balthasar. L’auteur opère quelques ajouts à l’édition initiale, sur son ami Claude Bruaire trop tôt décédé, et grand initiateur d’une philosophie du don, et sur le théologien suisse de Bâle, Balthasar, car la beauté de l’amour de Dieu irrigue toute l’action de Dieu tant dans les cœurs que sur tout l’univers : Seul l’amour est digne de foi, incipit de sa Trilogie. Léonard n’a pas une pensée de surplomb, prédéfinie. Il ne tranche à partir d’idées hors-sol. Sa pensée est intégrative. La clarté de sa manière de réfléchir, sa pédagogie, plairont. Elle est aussi exigeante.
     
    À partir de chacune de ces trois voies, cosmologique (comprenons, partant du monde), anthropologique (partant de l’homme), métaphysique (partant des fondements), Léonard expose la pensée d’un grand auteur, typique de la voie, la confronte en deux temps à une approche philosophique puis théologique, pour retenir dans la conclusion de chacune des parties le meilleur d’un point de vue chrétien et juger du moins bon. Perspective qui permet au lecteur d’entrer lui-même dans un discernement dynamique et de pendre position, plus librement. La porte d’entrée mais aussi de sortie est finalement métaphysique : l’acte d’être se conjuguant avec l’amour qui vient d’en haut par la Révélation de l’amour divin en Jésus Christ. L’amour au début et à la fin. Au terme de l’ouvrage, l’auteur synthétise son approche : « Les approches cosmologique et anthropologique convergent vers la voie théologale qui les assume respectueusement dans sa perspective esthétique englobante. » La figure objective du Christ, analogia entis concret, synthétise en sa personne les plus hautes aspirations humaines tout en les unifiant.
     
    Un livre à livre pour éviter des années d’errements. Je pense particulièrement aux plus jeunes qui cherchent unifier la pensée, l’être et l’action, tant en raison que par la foi chrétienne, pour leur plus grand bonheur.
  • "My Voice, My Choice" : il est encore temps d'agir avec Clara Life

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    De Wouter J. Suenens (CLARA Life) wouter@clara-life.org 

    15 février

    Bonjour !

    L’initiative citoyenne européenne “My Voice, My Choice” (MVMC) pousse l’Union européenne vers un mécanisme de “solidarité” qui reviendrait, concrètement, à forcer des États à financer l’avortement à l’étranger pour contourner leurs propres règles démocratiques.

    Le 15 octobre 2025, au Parlement européen, nous avions justement soutenu et relayé un événement organisé par One of Us, une fédération européenne dont CLARA Life est membre, qui rappelait l’essentiel : une vraie liberté pour les femmes suppose d’abord un soutien concret au lieu de toujours faciliter l'avortement.

    Aujourd’hui, la Commission doit se prononcer. Nous pouvons agir en 2 minutes : envoyer une lettre au Commissaire européen belge via NoAbortionTourism.eu.

    Il suffit de compléter le formulaire avec :

    • votre prénom ;
    • votre nom ;
    • votre adresse e-mail ; et
    • (facultatif, mais recommandé): votre numéro de carte d’identité (en Belgique : les chiffres à l’avant de la carte, généralement 59x-xxxxxxx-xx).

    Un courriel sera envoyé automatiquement.

     Agissez ici : NoAbortionTourism.eu

    Si vous souhaitez également écrire au Premier ministre Bart De Wever, aux députés européens belges, et à M. Georges-Louis Bouchez, président du MR, parti dont Mme Lahbib, Commissaire belge, est membre, nous vous y encourageons vivement.Envoyer automatiquement un courriel à la Commission européenne

    Si vous souhaitez nous aider avec un geste simple et très concret, un don — même modeste — fait une réelle différence :

    BE02 7310 4206 5740

    (CLARA Life)

    Merci de relayer autour de vous : chaque message compte.

    Wouter J. Suenens
    Président

  • Saint Claude de la Colombière, apôtre de la confiance (15 février)

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    Saint Claude La Colombière, apôtre de la confiance

    « Si tu crois, tu verras la puissance de mon Coeur »

    En ce 15 février, nous fêtons saint Claude La Colombière, mort en 1682 à Paray-le-Monial, canonisé par le pape Jean-Paul II le 31 mai 1992.

    Il fut celui qui rassura Marguerite-Marie et sa supérieure sur l’authenticité de ce qu’elle vivait et le premier apôtre de la dévotion au Sacré-Cœur. Mais il y a plus que cela ; doué de qualités humaines et spirituelles exceptionnelles, ayant saisi et expérimenté la valeur éminente du message reçu par la religieuse visitandine et associé à sa divulgation, il en est aujourd’hui encore un témoin exceptionnel, qui nous offre de découvrir, par sa vie et ses écrits, une expérience vécue, accessible et lumineuse, bouleversante et actuelle, de l’amour passionné de Dieu pour chacun de nous, qui, lorsqu’il est accueilli avec une confiance à sa (dé)mesure, saisit et oriente radicalement notre être vers sa fin bienheureuse: «Si tu crois, tu verras la puissance de mon Cœur».

    Etre à Dieu sans réserve

    Claude La Colombière est né le 2 février 1641 à Saint Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné, au sein d’une famille profondément chrétienne : sur les cinq enfants qui survécurent, trois des quatre garçons devinrent prêtres et l’unique fille religieuse visitandine. Après avoir fait ses études à Lyon chez les Jésuites, Claude entra à 17 ans au noviciat de la Compagnie de Jésus à Avignon, pour répondre à l’appel de Dieu et lui appartenir « sans réserve », selon la devise de sa famille. Au terme de ses deux années de noviciat, son père maître fait état des qualités exceptionnelles du jeune profès : « Claude La Colombière a de très grands dons, un rare bon sens, une prudence remarquable, une expérience déjà assez développée ; il a pris un bon départ pour les études. Son tempérament est plein de douceur. Ses forces physiques sont délicates. Il est fait pour assumer toute tâche (Ad omnia factus) ». Témoignage du soin que l’on prit de sa formation, il fut envoyé par le Père Général à Paris pour faire ses études de théologie, et fut ainsi témoin des débuts de la controverse anti-janséniste. C’est là qu’il est ordonné prêtre le 6 avril 1669.

    Le « fidèle serviteur et parfait ami » de Jésus-Christ

    « Il me dit qu’il m’enverrait son fidèle serviteur et parfait ami qui m’apprendrait à le connaître et à m’abandonner à lui sans plus de résistance ». Telle est la promesse que le Christ fità Marguerite-Marie, religieuse au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial, alors qu’elle était en proie aux critiques et au doute concernant les visions et apparitions dont le Christ la gratifiait. Quelques temps plus tard, elle rencontrait notre jeune jésuite qui, avec un jugement sûr, reconnut immédiatement l’origine divine de ces manifestations.

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  • "Je m'en souviens encore" (Jean-Pierre Snyers)

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    Je m'en souviens encore,
    malgré tous mes oublis,
    de ce monde où j'étais
    avant d'avoir trahi.
    Tu ne me demandais rien,
    sinon d'accepter d'être
    et de boire à la source 
    qui me donnait la vie.
    Au feu de ton amour,
    j'étais libre et heureux,
    vaillant et immortel,
    jusqu'à cette rupture
    qui me coupa de Toi.
    Comment au-je pu, Seigneur,
    trahir ma liberté,
    marchander le néant
    contre l'éternité?
    Le jour où je le fis
    je le sais Tu pleuras 
    et seul dans Tes pensées,
    tu me regardais vivre
    dans l'envers du décor,
    dans ce décor de mort
    que le temps façonna.
    Alors, pris de chagrin,
    Toi le Dieu créateur, 
    en cet homme que je suis,
    Tu Te fis créature.
    Au risque de Te perdre,
    mon néant Tu le pris,
    pour qu'un jour à nouveau,
    je sois ce que je fus.
     
    Jean-Pierre Snyers
     

  • Quand Jésus vient accomplir la Loi et les Prophètes (6e dimanche du temps ordinaire)

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    les lectures (EAQ)

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (fsJ) (Homelies.fr - Archive 2011)

    « La vie et la mort sont proposées aux hommes, l’une ou l’autre leur est donnée selon leur choix » (1ère lect.). Ce verset tiré de la première lecture de la liturgie de ce dimanche, pourrait être une illustration des deux Arbres du livre de la Genèse : l’Arbre de la vie et l’Arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2, 9). Nous ne sommes pas « déterminés » au mal ; le péché n’est pas une fatalité ; mais nous sommes invités à discerner le bien à la lumière de l’Esprit, et à l’accomplir dans la force qu’il nous donne : « Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle ». Telle est la Bonne Nouvelle annoncée par le Sage, et réalisée en Jésus, mort au péché, et ressuscité dans la puissance de l’Esprit de liberté et de vie. Car la vraie liberté consiste à pouvoir discerner et choisir ce qui promeut la vie que le Père nous donne et dont il veut nous combler.

    La Révélation nous enseigne qu’après la rupture du péché, qui avait conduit au triomphe de la mort, cette liberté nous est à nouveau donnée dans la participation à la vie filiale de Jésus (cf. 2 P 1, 4). Tel est le projet de Dieu sur nous, « sagesse tenue cachée, prévue par lui dès avant les siècles, pour nous donner la gloire. Et c’est à nous que Dieu, par l’Esprit, a révélé cette sagesse » (2ème lect.). 

    Dès lors, si la vérité de notre condition humaine consiste à vivre uni au Christ, l’union à Jésus par la foi est l’unique chemin qui nous conduit à l’Arbre de vie, nous restaure dans une relation filiale avec Dieu, et nous ouvre à la fraternité universelle. 

    On comprend dès lors que loin de vouloir « abolir » les commandements qui balisent notre marche sur le chemin de la liberté et de la vie, Notre-Seigneur est tout au contraire venu « accomplir la Loi et les Prophètes », afin de mettre en pleine lumière la voie qui conduit à Dieu son Père et notre Père, en passant par l’obéissance à sa Parole.

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  • Esto mihi in Deum protectórem (Introit du 6e dimanche du TO)

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    Introitus Introït
    Ps. 30, 3-4  
    ESTO mihi in Deum protectórem, et in locum refúgii, ut salvum me fácias: quóniam firmaméntum meum, et refúgium meum es tu: et propter nomen tuum dux mihi eris, et enútries me. Ps. ibid., 2 In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum: in iustítia tua líbera me, et éripe me. ℣. Glória Patri. Sois-moi un Dieu protecteur et une maison de refuge, afin que Tu me sauves. Car Tu es ma force et mon refuge, et à cause de Ton nom, Tu seras mon guide et Tu me nourriras. Ps. 30,2 J’ai espéré en Toi, Seigneur : que je ne sois jamais confondu, dans Ta justice, délivre-moi et sauve-moi.