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BELGICATHO

  • L'homélie du Pape pour la messe du premier dimanche de l'Avent célébrée à Istanbul

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    Chers frères et sœurs,

    nous célébrons cette messe la veille du jour où l’Église commémore saint André, Apôtre et saint Patron de cette terre. Et en même temps, nous entrons dans l’Avent, pour nous préparer à revivre, à Noël, le mystère de Jésus, Fils de Dieu, « engendré, non pas créé, consubstantiel au Père » (Credo de Nicée-Constantinople), comme l’ont solennellement déclaré il y a 1700 ans les Pères réunis en Concile à Nicée.

    Dans ce contexte, la Liturgie nous propose, dans la première Lecture (cf. Is 2, 1-5), l’une des plus belles pages du livre du prophète Isaïe, où résonne l’invitation adressée à tous les peuples à monter sur la montagne du Seigneur (cf. v. 3), lieu de lumière et de paix. Je voudrais donc que nous méditions sur notre être Église, en nous arrêtant sur certaines images contenues dans ce texte.

    La première est celle de la “montagne élevée au sommet des monts” (cf. Is 2, 2). Elle nous rappelle que les fruits de l’action de Dieu dans notre vie ne sont pas un don pour nous seulement, mais pour tous. La beauté de Sion, ville sur la montagne, symbole d’une communauté née de nouveau dans la fidélité qui devient un signe de lumière pour les hommes et les femmes de toutes origines, nous rappelle que la joie du bien est contagieuse. Nous en trouvons la confirmation dans la vie de nombreux saints. Saint Pierre rencontre Jésus grâce à l’enthousiasme de son frère André (cf. Jn 1, 40-42), qui, à son tour, avec l’apôtre Jean, est conduit au Seigneur par le zèle de Jean le Baptiste. Saint Augustin, des siècles plus tard, vient au Christ grâce à la prédication chaleureuse de saint Ambroise et il existe de nombreux exemples similaires.

    Dans tout cela il y a une invitation, également pour nous, à renouveler dans la foi la force de notre témoignage. Saint Jean Chrysostome, grand Pasteur de cette Église, parlait du charme de la sainteté comme d’un signe plus éloquent que tant de miracles. Il disait : « Le prodige se produit et passe, mais la vie chrétienne demeure et édifie continuellement » (Commentaire sur l’Évangile selon saint Matthieu, 43, 5), et il concluait : « Veillons donc sur nous-mêmes, afin d’être aussi un avantage pour les autres » (ibid.). Mes chers amis, si nous voulons vraiment aider les personnes que nous rencontrons, veillons sur nous-mêmes, comme nous le recommande l’Évangile (cf. Mt 24, 42) : cultivons notre foi par la prière, par les Sacrements, vivons-la de manière cohérente dans la charité, rejetons – comme nous l’a dit saint Paul dans la deuxième Lecture – les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière (cf. Rm 13, 12). Le Seigneur, que nous attendons glorieux à la fin des temps, vient chaque jour frapper à notre porte. Tenons-nous prêts (cf. Mt 24, 44) avec l’engagement sincère d’une vie bonne, comme nous l’enseignent les nombreux modèles de sainteté dont l’histoire de cette terre est riche.

    La deuxième image qui nous vient du prophète Isaïe est celle d’un monde où règne la paix. Il le décrit ainsi : « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre » (Is 2, 4). Combien nous sentons urgent cet appel aujourd’hui ! Comme nous avons besoin de paix, d’unité et de réconciliation autour de nous, mais aussi en nous et entre nous ! Comment pouvons-nous contribuer à répondre à cette question ?

    Pour mieux le comprendre, regardons le “logo” de ce voyage, où l’un des symboles choisis est celui du pont. Il peut également nous faire penser au célèbre grand viaduc qui dans cette ville, traversant le détroit du Bosphore, unit deux continents : l’Asie et l’Europe. Au fil du temps, deux autres passages s’y sont ajoutés, de sorte qu’il existe actuellement trois points de jonction entre les deux rives. Trois grandes structures de communication, d’échange, de rencontre : imposantes à voir, mais pourtant si petites et fragiles par rapport aux immenses territoires qu’elles relient.

    Leur triple extension à travers le détroit nous fait penser à l’importance de nos efforts communs pour l’unité à trois niveaux : au sein de la communauté, dans les relations œcuméniques avec les membres des autres confessions chrétiennes et dans la rencontre avec les frères et sœurs appartenant à d’autres religions. Prendre soin de ces trois ponts, en les renforçant et en les élargissant de toutes les manières possibles, fait partie de notre vocation à être une ville bâtie sur la montagne (cf. Mt 5, 14-16).

    Tout d’abord, comme je le disais, cette Église compte quatre traditions liturgiques différentes – latine, arménienne, chaldéenne et syriaque –, chacune apportant sa propre richesse sur le plan spirituel, historique et d’expérience ecclésiale. Le partage de ces différences peut montrer de manière éminente l’un des traits les plus beaux du visage de l’Épouse du Christ : celui de la catholicité qui unit. L’unité qui se cimente autour de l’Autel est un don de Dieu, et comme telle, elle est forte et invincible, car elle est l’œuvre de sa grâce. Mais en même temps, sa réalisation dans l’histoire nous est confiée, ainsi qu’à nos efforts. C’est pourquoi, tout comme les ponts sur le Bosphore, elle a besoin de soins, d’attention, d’“entretien”, pour que le temps et les vicissitudes n’affaiblissent pas ses structures et que ses fondations restent solides. Avec les yeux tournés vers la montagne de la promesse, image de la Jérusalem du Ciel qui est notre but et notre mère (cf. Gal 4, 26), mettons donc tout en œuvre pour favoriser et renforcer les liens qui nous unissent, pour nous enrichir mutuellement et être aux yeux du monde un signe crédible de l’amour universel et infini du Seigneur.

    Un deuxième lien de communion que cette liturgie nous suggère est celui de l’œcuménisme. La participation des Représentants d’autres Confessions, que je salue avec une vive reconnaissance, en témoigne également. En effet, la même foi dans le Sauveur nous unit non seulement entre nous, mais aussi avec tous nos frères et sœurs appartenant à d’autres Églises chrétiennes. Nous en avons fait l’expérience hier, lors de la prière à İznik. C’est là aussi une voie sur laquelle nous marchons ensemble depuis longtemps, et dont saint Jean XXIII, lié à cette terre par d’intenses liens d’affection réciproque, en fut un grand promoteur et témoin. C’est pourquoi, tandis que nous demandons, avec les paroles du Pape Jean, que « que se réalise le grand mystère de cette unité que le Christ Jésus a demandée au Père céleste avec des prières très ardentes dans l’imminence de son sacrifice » (Discours d’ouverture du Concile œcuménique Vatican II, 11 octobre 1962, 8.2), nous renouvelons aujourd’hui notre “oui” à l’unité, « afin que tous soient un » (Jn 17, 21), “ut unum sint”.

    Un troisième lien auquel nous renvoie la Parole de Dieu est celui avec les membres des communautés non chrétiennes. Nous vivons dans un monde où, trop souvent, la religion est utilisée pour justifier les guerres et les atrocités. Mais nous savons nous autres que, comme l’affirme le Concile Vatican II, « la relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8) » (Déclaration Nostra aetate, n. 5). C’est pourquoi nous voulons marcher ensemble, en valorisant ce qui nous unit, en démolissant les murs des préjugés et de la méfiance, en favorisant la connaissance et l’estime réciproque, pour donner à tous un message fort d’espérance et une invitation à devenir des « artisans de paix » (Mt 5, 9).

    Mes chers amis, faisons de ces valeurs nos résolutions pour le temps de l’Avent et plus encore pour notre vie, tant personnelle que communautaire. Nos pas se déplacent comme sur un pont qui unit la terre au Ciel et que le Seigneur a jeté pour nous. Gardons toujours les yeux fixés sur ses rives, pour aimer de tout notre cœur Dieu et nos frères, pour marcher ensemble et pour pouvoir nous retrouver, un jour, tous ensemble, dans la maison du Père.

  • Saint André, apôtre (30 novembre)

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    Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse consacrée au premier apôtre appelé par le Christ prononcée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale du mercredi 14 juin 2006 (source) :

    Chers frères et sœurs,


    Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent nous voulons, autant que les sources le permettent, connaître d'un peu plus près également les onze autres Apôtres. C'est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, qui était lui aussi l'un des Douze. La première caractéristique qui frappe chez André est son nom: il n'est pas juif, comme on pouvait s'y attendre, mais grec, signe non négligeable d'une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu'il en soit, il jouissait certainement d'un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

    Le lien de sang entre Pierre et André, ainsi que l'appel commun qui leur est adressé par Jésus, apparaissent explicitement dans les Evangiles. On y lit: « Comme il [Jésus] marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'était des pêcheurs. Jésus leur dit: “Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes” » (Mt 4, 18-19; Mc 1, 16-17). Dans le quatrième Evangile, nous trouvons un autre détail important: dans un premier temps, André était le disciple de Jean-Baptiste; et cela nous montre que c'était un homme qui cherchait, qui partageait l'espérance d'Israël, qui voulait connaître de plus près la parole du Seigneur, la réalité du Seigneur présent. C'était vraiment un homme de foi et d'espérance; et il entendit Jean-Baptiste un jour proclamer que Jésus était l'« agneau de Dieu » (Jn 1, 36); il se mit alors en marche et, avec un autre disciple qui n'est pas nommé, il suivit Jésus, Celui qui était appelé par Jean « Agneau de Dieu ». L'évangéliste rapporte: ils « virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là » (Jn 1, 37-39). André put donc profiter de précieux moments d'intimité avec Jésus. Le récit se poursuit par une annotation significative: « André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit: “Nous avons trouvé le Messie (autrement dit: le Christ)”. André amena son frère à Jésus » (Jn 1, 40-43), démontrant immédiatement un esprit apostolique peu commun. André fut donc le premier des Apôtres à être appelé à suivre Jésus. C'est précisément sur cette base que la liturgie de l'Eglise byzantine l'honore par l'appellation de Protóklitos, qui signifie précisément « premier appelé ». Et il est certain que c'est également en raison du rapport fraternel entre Pierre et André que l'Eglise de Rome et l'Eglise de Constantinople se sentent de manière particulière Eglises-sœurs. Pour souligner cette relation, mon prédécesseur, le pape Paul VI, restitua en 1964 les nobles reliques de saint André, conservées jusqu'alors dans la Basilique vaticane, à l'évêque métropolite orthodoxe de la ville de Patras en Grèce, où selon la tradition, l'Apôtre fut crucifié.

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  • Saint André : une foi fondée sur la confiance

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    Homélie pour la fête de saint André, apôtre, du Père Joseph-Marie Verlinde (homelies.fr) :

    La liturgie de la fête de Saint André nous invite à faire une interruption dans notre lecture continue de Saint Luc, pour entendre l’appel des premiers disciples, dans l’Évangile de Matthieu.

    Saint Grégoire le Grand était frappé par le fait que ces hommes, Simon-Pierre et André son frère, puis Jacques et Jean, abandonnent leurs filets pour suivre Jésus dès le premier mot, sans avoir vu aucun miracle, ni entendu aucune promesse de récompense. Telle est la foi vigoureuse que Jésus attend de ses disciples : une foi qui ne se fonde pas sur des signes, mais sur la confiance absolue dans celui que nous reconnaissons, à la lumière de l’Esprit, comme notre Seigneur et Maître.

    La promptitude, la générosité, bref la liberté avec laquelle ces simples pêcheurs répondent à l’appel de Dieu devrait nous donner honte de notre tiédeur, remarque le prédicateur qui précise : « En suivant le Seigneur, ils ont abandonné tout ce qu’ils auraient pu désirer en ne le suivant pas. Il n’y a pas ici de prix fixé ; mais le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes. Il coûta ainsi à Zachée la moitié de ses biens, puisqu’il se réserva l’autre moitié pour rembourser au quadruple ce qu’il avait pris injustement (cf. Lc 19,8). Il coûta à Pierre et à André l’abandon de leurs filets et de leur barque. Il coûta deux piécettes à la veuve (cf. Lc 21,2), et un verre d’eau fraîche à tel autre (cf. Mt 10,42). Oui, comme nous l’avons dit, le Royaume de Dieu te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes ».

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  • Viens Seigneur Jésus, Maranatha !

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    De Mgr Marian Eleganti (Coire) sur kath.net/news :

    Viens Seigneur JESUS, Maranatha !

    (archive 26 novembre 2022)

    Je suis dans l'attente et je le serai toujours. Nous devrons tenir devant LUI. Réveillez-vous ! - Pensées pour l'Avent

    Mon impression : Je ne suis pas une exception, après 2000 ans de christianisme, nous ne prenons plus l'attente de l'imminence (de la venue du Christ) aussi sérieusement qu'au début de l'Eglise primitive. Je pense que c'est une erreur, d'autant plus que de nombreux signes apocalyptiques se multiplient de nos jours. En outre, la fin peut arriver très vite pour chacun d'entre nous. Nous nous retrouvons alors rapidement à la fin des temps et dans le jugement de Dieu. Donc, pas de fausses sécurité et sérénité ! Les choses se précipitent dans tous les cas. "Apprends-nous à compter nos jours, et nous acquerrons ainsi un cœur sage". Ps 90,12.

    Depuis le début de la soi-disant pandémie, qui regorgeait de mensonges et de manipulations à grande échelle, je prie pour le retour imminent du Christ et pour que les plans des puissants soient réduits à néant. Ils essaient toujours de le faire : construire une tour dans le ciel par leurs propres moyens et se mettre à la place de Dieu ou du Christ pour créer eux-mêmes et sans Lui un monde meilleur. Ils ont depuis longtemps sonné la fin du christianisme et du règne de Christ. "Mais l'Éternel se moque d'eux, il voit que son jour vient !" Ps 37,13.

    Psaume 2

    Pourquoi les nations s'agitent-elles en tumulte
    et les peuples méditent-ils de vains projets?
    Les rois de la terre se soulèvent,
    et les princes tiennent conseil ensemble,
    contre Yahweh et contre son Oint.
    "Brisons leurs liens, disent-ils,
    et jetons loin de nous leurs chaines"
    Celui qui est assis dans les cieux sourit,
    le Seigneur se moque d'eux.
    Alors il leur parlera dans sa colère,
    et dans sa fureur il les épouvantera:
    " Et moi, j'ai établi mon roi,
    sur Sion, ma montagne sainte. "
    " Je publierai le décret:
    Yahweh m'a dit: Tu es mon Fils,
    je t'ai engendré aujourd'hui.
    Demande, et je te donnerai les nations pour héritage,
    pour domaine les extrémités de la terre.
    Tu les briseras avec un sceptre de fer,
    tu les mettras en pièces comme le vase du potier.
    " Et maintenant, rois, devenez sages;
    recevez l'avertissement, juges de la terre.
    Servez Yahweh avec crainte,
    tressaillez de joie avec tremblement.
    Baisez le Fils, de peur qu'il ne s'irrite
    et que vous ne périssiez dans votre voie;
    Car bientôt s'allumerait sa colère;
    heureux tous ceux qui mettent en lui leur confiance.

    Nous devrions intérioriser ce psaume et l'emporter avec nous pendant l'Avent. Car Christ est le vainqueur, parce qu'Il est le plus humble de tous et qu'Il a donné sa vie pour la multitude ! C'est pourquoi DIEU l'a élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom :

    Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

     Phil 2,7-11

    Sa venue est toujours imminente. Nous avons une mission : sortir et faire de toutes les nations ses disciples ! Cf. Mc 16,15. Mais le Fils de l'homme, quand il reviendra, trouvera-t-il encore la foi sur la terre ? Lc 18,8 Un avertissement qui nous concerne tous !

    Il n'est pas question de mettre le Christ au même rang que tous les autres qui nous sont présentés comme des sauveurs et des prophètes pertinents, et qu'Il a appelés "voleurs" (Jn 10,8). Car personne ne vient au PÈRE si ce n'est par Lui. Il ne s'agit donc pas seulement de la coexistence pacifique des religions et de leurs porteurs de salut, comme si elles pouvaient se mesurer à la PAROLE incarnée du PÈRE. Celui qui se satisfait de cette coexistence pacifique de religions contradictoires et qui, par conséquent, ne pose plus du tout la question de la vérité (de la vraie religion ou de la vraie foi) et ne veut plus la poser, ne prend pas au sérieux l'incarnation de DIEU et la prétention de JESUS à être la révélation obligatoire du DIEU caché. JESUS CHRIST est la singularité absolue, l'incomparable en personne, la VOIE, la VÉRITÉ et la VIE. Il est DIEU et concerne donc tous les hommes !

    Malheur à nous si nous annonçons un autre évangile que celui-ci à force d'inclusivité, de pluralité, d'égalitarisme et de tolérance sur le marché des religions. Ce dernier est un "évangile maçonnique" désincarné, mais pas celui des apôtres qui annonçaient le Logos incarné. La vérité est intolérante. Nous ne le sommes pas. Mais malheur à nous si nous avons honte de l'Évangile de JÉSUS-CHRIST et si nous ne l'annonçons plus, si nous ne voulons convertir personne à LUI, comme s'ils avaient tous déjà connu DIEU comme LUI veut être connu, en déclarant simplement tous frères, même ceux qui combattent le FILS DE DIEU et qui aimeraient bien effacer Son nom.

    "Tout m'a été remis par mon PÈRE ; personne ne connaît le FILS, sauf le PÈRE, et personne ne connaît le PÈRE, sauf le FILS et celui à qui le FILS veut le révéler". Mt 11,27.

    Je suis dans l'attente et je le serai toujours. Nous devrons tenir devant Lui. Réveillez-vous ! Viens Seigneur JESUS, Maranatha !

  • Homélie pour le premier dimanche de l'Avent : "Un coeur qui dort, un coeur qui veille..."

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    De l'abbé Christophe Cossement (sur son blog) :

    Un cœur qui dort, un cœur qui veille…

    homélie du 1er dimanche de l’Avent, (archive 1er décembre 2019)

    Tant de gens aspirent, même sans le savoir, au retour du Seigneur. Chaque fois que nous pensons : où est Dieu ? En réalité, nous souhaitons sa manifestation dans la gloire. Devant tous les marchands d’arme, les gestionnaires corrompus, les violents de tous genres, avec tous ceux qui souffrent nous attendons ce jour annoncé par Isaïe : « Il sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre. » (Is 2,4)

    Nous aimerions que Dieu se manifeste clairement, mais en fait nous ne savons pas vraiment ce que nous demandons. Car quand Dieu s’approche de façon manifeste, tout change. Pourquoi le jour du Seigneur n’est-il pas encore arrivé ? Le Seigneur tarde par miséricorde. Qui peut prétendre qu’il est prêt à se trouver face à face avec Dieu qui scrute les reins et les cœurs (Jr 11,20) ? Le Seigneur patiente pour que nous nous convertissions, que nous ne soyons pas du côté de l’indifférence et que nous n’entrions pas dans la vie éternelle à reculons. Et qu’il y en ait le moins possible dans cette mauvaise posture. C’est pourquoi, alors que tant d’injustices nous font appeler le retour du Seigneur et l’établissement de son règne, il patiente. Notons aussi que si son retour avait eu lieu il y a 60 ans je n’aurais pas existé ! Merci Seigneur, parce que maintenant j’existe pour l’éternité !

    Jésus annonce que la venue du Fils de l’homme se fera par surprise. Pourquoi doit-il en être ainsi ? Car il s’agit de notre cœur. La venue du Christ dans la gloire sera un événement cosmique, mais c’est selon l’état de notre cœur que nous serons capables de l’appréhender. Si l’un sera pris et l’autre laissé (Mt 24,40), c’est d’après les dispositions de son cœur, d’après ce à quoi son cœur se sera entraîné sa vie durant.

    Le Seigneur annonce sa venue à l’improviste pour nous préserver du plus grand danger : le cœur qui s’alourdit, qui s’endort, qui se ferme, à cause des soucis, ou du confort, ou de l’égarement dans les loisirs. Le cœur endormi ou distrait, c’est la plus grande victoire de l’ennemi dans notre société repue. Et le signe que notre cœur est loin de Dieu, c’est un mécontentement profond qui peut nous habiter. Au contraire, un cœur vif grandit sans cesse et procure une grande joie. C’est la joie d’aimer, la joie de se donner, tellement plus grande que tout ce qu’on peut se procurer pour être heureux. Tu cherches le bonheur ? Donne-toi ! Et fais-le de tout ton cœur ! Et ainsi tu seras prêt pour la venue du Seigneur.

  • Premier dimanche de l'Avent: ouverture de la nouvelle année liturgique ce 27 novembre 2022

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    Chant d’entrée de la messe 

    « Ad te, Domine, levavi animam meam:

    Deus meus, in te confido; non erubescam.

    Neque irrideant me inimici mei : etenim universi qui sustinent te, non confundentur.

    Vias tuas, Domine, demonstra mihi, et semitas tuas edoce me. 

    Vers toi j'élève mon âme, mon Dieu, en toi je mets ma confiance, je n'aurai pas à en rougir. Que mes ennemis ne se moquent pas de moi, car tous ceux qui t'attendent ne seront pas confondus.

    Seigneur, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers »

    (Psaume 24, 1-4) 

    Ce tout premier chant de l'année liturgique est emprunté au psaume 24, un des psaumes les plus utilisés dans la liturgie. Quand le psalmiste chante sa peine, son angoisse, sa joie, sa confiance, ce n'est jamais une prière purement individuelle. Au contraire, c'est toujours une prière qui inclut les deux dimensions personnelle et communautaire. On ne se sauve pas tout seul, mais ensemble, en famille. On comprend pourquoi l'Église a su, avec son instinct d'épouse et de mère, recueillir en elle ce trésor unique de la prière biblique et le dispenser à ses enfants, notamment à travers la liturgie.

  • Premier dimanche de l'Avent : reconquérir notre intériorité

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (Archive 2007) pour le 1er dimanche de  l'Avent (homelies.fr)

    L’automne, et bientôt l’hiver, étendent leur manteau de brouillard et de bruines sur la terre. Les arbres se sont dépouillés de leurs feuilles ; la sève se retire des branches : la nature s’intériorise, se recueille. Le chant des oiseaux se fait plus discret comme pour ne pas interrompre le silence de la nuit qui se prolonge. Tout nous porte à entrer nous aussi en « retraite », comme nous y invite le temps liturgique de l’Avent. Le mot « retraite » est à prendre au sens étymologique : il s’agit de nous retirer autant que faire se peut de l’éparpillement dans nos activités débordantes, pour nous tourner vers l’intérieur, et nous mettre à l’écoute du silence.

    La première lecture peut nous aider à orienter notre effort : « Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du Seigneur ». Quelle est la lumière qui nous guide dans notre vie quotidienne ? Celle des spots publicitaires ? des flash-infos ? des bandes annonces du dernier film ? des devantures ruisselantes des magasins ? Réussissons-nous à prendre de la distance par rapport à ces multiples sollicitations extérieures ? Gardons-nous notre liberté intérieure ou sommes-nous prisonniers de notre société de consommation qui érige le bien-être et la jouissance en valeurs suprêmes ?

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  • Comment comprendre l'Avent ?

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    De Carl E. Olson sur le CWR :

    Accepter la difficulté de l'Avent

    L'Avent concerne en fin de compte la venue du Fils dans la gloire, lorsqu'il « jugera les vivants et les morts ».

    28 novembre 2025

    « On pourrait dire de l'Avent qu'il n'est pas fait pour les âmes sensibles. Pour saisir la profondeur de la condition humaine, il faut être prêt à entrer dans le pire. » — Fleming Rutledge 1

    « C'est certainement le verset le plus embarrassant de la Bible », a écrit C. S. Lewis. Cette phrase accrocheuse se trouve dans l'essai intitulé « The World's Last Night » (La dernière nuit du monde), publié pour la première fois en 1952. À quel verset le célèbre auteur et apologiste faisait-il référence ? À celui-ci :

    En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive. (Mt 24, 34)

    Lewis était apparemment déconcerté par une grande partie de ce qui précède ce verset dans Matthieu 24 — un passage qui, avec le chapitre 25, est connu sous le nom de Discours sur le mont des Oliviers et parfois appelé la « Petite Apocalypse » (cf. Marc 13 et Luc 21), par opposition à la Grande Apocalypse, ou le Livre de l'Apocalypse. Ces deux chapitres du premier évangile sont, pour dire le moins, difficiles à interpréter, car ils mêlent jugement cosmique, bouleversements historiques spécifiques (en particulier la destruction du temple de Jérusalem en 70 après J.-C.) et déclarations sur l'approche de la tribulation, la fin des temps et la venue du Fils de l'homme.

    Embrassez la Parole

    Il est regrettable que Lewis ait trouvé certains de ces chapitres « embarrassants », d'autant plus que, d'après mon expérience, le caractère apparemment obscur de certains passages des Écritures est une occasion de grandir à la fois dans la foi et dans l'humilité. Lorsque le Christ déclare, immédiatement après le « verset embarrassant », que « le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », il ne se livre pas à une envolée lyrique, mais proclame prophétiquement, en tant que Fils de Dieu et Verbe incarné.

    Plutôt que de reculer, nous devrions méditer ces paroles. Plutôt que d'hésiter, nous devrions embrasser la Parole.

    Monseigneur Ronald Knox (1888-1957), né une décennie avant Lewis et qui avait été (comme Lewis) anglo-catholique – fils d'un évêque anglican ! – avant d'entrer dans l'Église catholique dans sa jeunesse, a certainement médité les Écritures, étant le dernier homme à avoir traduit seul l'intégralité de la Bible. À propos de Matthieu 24, 34, il a simplement écrit, dans son Commentaire sur les Évangiles : « « Toutes ces choses » doivent donc être comprises comme signifiant la chute de Jérusalem, mais pas du tout la seconde venue... » 2 Et il est sans doute important que nous considérions le contexte historique des remarques du Christ, qui ont été faites une génération avant les événements choquants et dévastateurs de 70 après J.-C.

    Le point essentiel est que les textes apocalyptiques ont pour but de révéler des vérités profondes et éternelles de manière surprenante et stimulante. Le mot grec apokalypsis signifie « dévoilement » ou « révélation ». Le dernier livre de la Bible, par exemple, a pour but de dévoiler, ou de révéler pleinement, Jésus-Christ ressuscité et triomphant, « le premier-né d'entre les morts et le souverain des rois de la terre » (Apoc 1, 5) . Les écrits apocalyptiques étaient populaires parmi les Juifs au cours des deux siècles qui ont précédé la naissance de Jésus, et la littérature chrétienne des deux ou trois siècles qui ont suivi la mort et la résurrection du Christ a parfois imité ces œuvres juives dans leur utilisation de visions, d'anges, de voyages au ciel et de prophéties sur l'avenir.

    Quel est le rapport avec l'Avent ?

    Le dernier verset de la lecture de l'Évangile du premier dimanche de l'Avent nous indique la voie : « C'est pourquoi, vous aussi, vous devez être prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous ne l'attendez pas » (Mt 24, 44).

    Le Christ ne dit pas : « Pensez à être prêts » ou « Réfléchissez à des moyens qui pourraient vous aider à être prêts », mais simplement : « Vous aussi, vous devez être prêts... ». Il est venu. Il reviendra. Et il vient maintenant.

    Cette ancienne trinité des venues divines a été magnifiquement exprimée il y a près d'un millénaire par le brillant moine cistercien saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) :

    Lors de sa première venue, il a été vu sur terre, vivant parmi les hommes ; il témoigne lui-même qu'ils l'ont vu et qu'ils l'ont haï. Lors de sa venue finale, toute chair verra le salut de notre Dieu, et ils regarderont celui qu'ils ont transpercé. La venue intermédiaire est cachée ; seuls les élus voient le Seigneur en eux-mêmes, et ils sont sauvés. Lors de sa première venue, notre Seigneur est venu dans notre chair et dans notre faiblesse ; lors de cette venue intermédiaire, il vient en esprit et en puissance ; lors de la venue finale, il sera vu dans sa gloire et sa majesté. 3

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  • Le Pape a Istanbul : aspects œcuméniques et interreligieux

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    Du Tagespost :

    Le pape Léon en Turquie

    Aspects œcuméniques et interreligieux

    Le pape Léon XIV portait ostensiblement sa croix pectorale lors de sa visite à la Mosquée Bleue. Contrairement à ses prédécesseurs, il s'est abstenu de prier dans la mosquée.

    29 novembre 2025

    Le pape Léon XIV a donné un ton résolument interreligieux lors de son voyage en Turquie samedi matin, en visitant la mosquée Sultan Ahmed à Istanbul. La « Mosquée bleue », principal site touristique de la ville, avait déjà été visitée par le pape Benoît XVI en 2006 et le pape François en 2014 – immédiatement après la basilique Sainte-Sophie, qui a servi d'église patriarcale chrétienne et de lieu de couronnement byzantin pendant plus d'un millénaire.

    Contrairement à ses prédécesseurs, le pape Léon XIV n'a pas visité Sainte-Sophie car cette église, qui fut jadis la plus grande de la chrétienté, est de nouveau utilisée comme mosquée depuis 2020 – comme elle l'avait été pendant près de 500 ans sous la domination ottomane.

    La magnifique mosquée Sultan Ahmed, avec ses six minarets, n'a jamais été une église, mais fut construite par celui qui lui a donné son nom au début du XVIIe siècle. Le pape Léon XIV, comme tout le monde, ôta ses chaussures en entrant dans la mosquée, mais conserva sa croix pectorale en argent, pourtant bien visible. Accompagné du président de la Direction des affaires religieuses (Diyanet) et de deux cardinaux de la Curie, le pape visita la mosquée comme un touriste, écoutant les explications et posant des questions. Contrairement aux papes Benoît XVI et François lors de leurs visites, cependant, Léon XIV ne s'arrêta pas un instant pour prier ou méditer en silence. Ce geste de Benoît XVI avait suscité une vive attention en 2006, quelques semaines seulement après son discours de Ratisbonne.

    Église syriaque orthodoxe dans un cimetière catholique

    L'un des moments forts de la visite du Pape samedi, sur le plan œcuménique, a sans aucun doute été sa rencontre avec les responsables des Églises chrétiennes actives à Istanbul. Le métropolite syriaque orthodoxe Filüksinos Yusuf Çetin a accueilli le Pape, accompagné du cardinal Kurt Koch , devant l'église Mor Ephrem, la seule église nouvellement construite en République de Turquie. Elle se dresse sur l'emplacement d'un ancien cimetière catholique, dans le quartier traditionnel d'Istanbul de Yeşilköy (Village Vert). Le président Erdoğan avait personnellement approuvé cette construction, en totale contradiction avec la tradition de la République de Turquie laïque et sans consulter les autorités locales, et avait également assisté à la cérémonie d'inauguration. 

    Dix-sept représentants de diverses Églises et communautés religieuses attendaient le pape à l'intérieur de la nouvelle église syriaque orthodoxe. La rencontre œcuménique entre les responsables religieux s'est ensuite déroulée discrètement, sans la présence des médias. On estime à environ 25 000 le nombre de chrétiens syriaques orthodoxes, originaires du Tur Abdin, dans le sud-est de la Turquie, rien que dans la métropole d'Istanbul.

    Lire aussi : Erdoğan fait l'éloge du pape et l'instrumentalise

  • Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Le pape à Nicée : la foi en l'Incarnation est en jeu.

    Sur le site même où s'est tenu le premier concile il y a 1 700 ans, Léon XIV a récité le Credo aux côtés du patriarche Bartholomée et d'autres chefs des Églises orthodoxes. Le désir d'une pleine communion et la mise en garde contre le nouvel arianisme qui réduit le Christ à un chef charismatique, niant ou ignorant sa divinité.

    29/11/2025

    (Photo AP/Khalil Hamra) Associate Press/LaPresse

    Le point culminant du premier voyage apostolique de Léon XIV a eu lieu hier, lors des fouilles de l'ancienne basilique Saint-Néophyte d'Iznik. Près des rives du lac, le pape a présidé une prière œcuménique avec Bartholomée de Constantinople et d'autres responsables des Églises orthodoxes.

    En ce lieu même où fut proclamée la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu, il y a 1 700 ans, l'anniversaire du concile de Nicée a été commémoré. Les chefs religieux chrétiens ont récité ensemble le Credo, incarnant ce que Léon XIV a appelé dans son discours « le désir de pleine communion entre tous ceux qui croient en Jésus-Christ ».

    Ce geste symbolique, d'une grande portée, a été accompli à l'endroit même où le Credo fut professé et récité pour la première fois en 325. La confession de foi christologique, a déclaré le pape, « est un lien profond qui unit déjà tous les chrétiens ».

    L'œcuménisme de Léon fut une fois de plus confié à son « maître », saint Augustin, dont il emprunta la citation : « Bien que nous, chrétiens, soyons nombreux, en un seul Christ, nous sommes un. » « Plus nous sommes réconciliés », observa Prévost, « plus nous, chrétiens, pouvons témoigner avec crédibilité de l'Évangile de Jésus-Christ. » La partie la plus importante de son discours, cependant, était consacrée à la mise en garde des chrétiens qui « risquent de réduire Jésus-Christ à une sorte de leader charismatique ou de surhomme, une distorsion qui conduit finalement à la tristesse et à la confusion. » Cette tentation est comparée – et, à certains égards, assimilée – à celle d'Arius qui, « en niant la divinité du Christ, (...) l'a réduit à un simple intermédiaire entre Dieu et les hommes, ignorant la réalité de l'Incarnation, de sorte que le divin et l'humain sont restés irrémédiablement séparés. »

    Léon quitta Iznik en hélicoptère, comme il y était arrivé, et retourna à Istanbul en fin d'après-midi pour une rencontre privée avec les évêques de la délégation apostolique. Avant son passage dans l'antique Nicée, le pape avait visité la maison de retraite gérée depuis plus d'un siècle par les Petites Sœurs des Pauvres. S'adressant aux hôtes, il déplora que « dans de nombreux contextes sociaux, où prédominent l'efficacité et le matérialisme, le respect des personnes âgées se soit perdu ».

    Le deuxième jour de son voyage débuta par une rencontre avec des évêques, des prêtres , des diacres, des religieux et religieuses, ainsi que des agents pastoraux, à la  cathédrale du Saint-Esprit. Le pape les a définis comme la « communauté appelée à cultiver la semence de la foi qui nous a été transmise par Abraham, les Apôtres et les Pères ». Le petit nombre de catholiques en Turquie ne devrait pas poser problème ; au contraire, « cette logique de petitesse est la véritable force de l’Église », car, comme l’a dit Léon XIV, « elle ne réside pas dans ses ressources et ses structures, et les fruits de sa mission ne proviennent ni d’un consensus numérique, ni d’une puissance économique, ni d’une influence sociale », puisque l’Église « vit de la lumière de l’Agneau et, rassemblée autour de lui, est portée dans les rues du monde par la puissance du Saint-Esprit ». Aujourd’hui, le pape visitera la Mosquée bleue, tout comme Benoît XVI et François. 

  • Avortement : "nous ne laisserons pas intimider"; soutenons l'ECLJ

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    ECLJ

    Madame, Monsieur,

    Mercredi, au Parlement européen, des députés menés par Manon Aubry ont cherché à nous intimider, en manifestant bruyamment contre la conférence que nous organisions sur la politique européenne en matière d’avortement. La vidéo sur Instagram de leur altercation avec Grégor Puppinck a été vue plus de 6 millions de fois en 24 heures.

    L’objet de cette conférence était de lutter contre l’initiative européenne pro avortement "My Voice My Choice" qui vise à contourner la souveraineté des États pour faciliter « l’avortement transfrontalier » avec des fonds européens. Nous avons dévoilé aux députés le réseau de financement massif du lobby de l’avortement par de grandes fondations mondialistes, telles que l’Open Society, les fondations Gates, Ford, Rockefeller, et le Planning familial international. Ce réseau bénéficie de milliards de dollars. Il est aussi financé par l’Union européenne et les Nations Unies.

    ­La vidéo de la conférence­

    Ces attaques contre l’ECLJ ne sont pas nouvelles, et s’intensifient ; mais, cette-fois, elles se sont retournées contre leurs auteurs, car les commentaires publiés sur X sous la vidéo sont très favorables à la protection de la vie.

    Ces attaques confirment une chose : votre signature à l’appel pour la prévention de l’avortement dérange. Elle porte. Et elle inquiète ceux qui veulent réduire ce sujet à un simple slogan politique. Nous avons déjà été attaqués par des députés, dont Raphaël Glucksmann, en marge d’une précédente conférence au Parlement européen.

    Pourquoi ? Parce que la vérité est que l’avortement est un drame qu’il faut absolument éviter. Durant cette conférence, nous avons une nouvelle fois donné la parole à des femmes qui ont subi un avortement, qui en ont souffert et le regrettent. Elles ont le courage de témoigner.

    Ces femmes vivent ce que les statistiques révèlent :
    - 42 % des femmes ayant avorté avant 25 ans souffrent de dépression ;
    - la moitié des mineures ayant avorté ont des idées suicidaires ;
    - l’avortement est souvent lié à la précarité affective, financière ou psychologique.

    Ces voix authentiques et courageuses réfutent le discours dominant. Elles montrent que prévenir l’avortement consiste à protéger, soutenir, responsabiliser. C’est précisément cela que certains députés ont voulu empêcher hier soir.

    Nous ne nous laisserons pas intimider. À l’ECLJ, nous avons l’habitude des attaques.

    Nous continuerons parce que vous nous avez confié ce combat en signant l’appel.

    Votre signature a déjà permis :
    ✔ de rappeler aux élus européens les engagements internationaux de la France de réduire le recours à l’avortement,
    ✔ de plaider en faveur d'une politique de prévention,
    ✔ de donner une visibilité médiatique et institutionnelle aux femmes victimes de l'avortement, jusqu'alors ignorées.

    Vous pouvez soutenir notre action; nous avons besoin de moyens pour :
    - continuer à défendre publiquement la vie,
    - organiser d’autres conférences avec des femmes,
    - produire des rapports sourcés,
    - intervenir juridiquement auprès des instances nationales et européennes.

    ­Faire un don­

    Un don, même modeste, renforce ce travail essentiel.

    Merci pour votre soutien !

    "Ma Voix Mon Choix": Une escroquerie juridique, morale et financière

  • "Sacré Coeur" : beau succès du film en Belgique et ce n'est pas terminé

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    De Vincent Delcorps sur cathobel :

    Le film Sacré Cœur franchit la barre des 14.000 spectateurs en Belgique!

    Publié le 

    Le film-événement poursuit sa tournée triomphale. Ce jeudi soir, il était projeté à Louvain-la-Neuve et a franchi un nouveau cap.

    En France, de semaine en semaine, le film Sacré Coeur bat de nouveaux records. Après avoir franchi la barre des 400 000 téléspectateurs, il se dirige vers celle des 500 000. S'il reste loin du record de Microcosmos (3,5 millions de vues), ce succès est devenu un véritable phénomène. Surtout pour une production à petit budget (environ 800 000€).

    De nombreuses séances encore prévues

    Le 22 octobre, le documentaire réalisé par le couple Gunnell est sorti dans les salles de Belgique. Et ici aussi, le succès est au rendez-vous. Du 20 au 27 novembre, les radios RCF et CathoBel ont d'ailleurs organisé un cycle spécial de six conférences en présence d'Edouard Marot et d'Alicia Beauvisage. La séance de ce jeudi 27 novembre, tenue à Louvain-la-Neuve, a permis au film de passer la barre des 14 000 vues. Et de nombreuses séances sont encore prévues dans les salles de Wallonie et de Bruxelles dans les prochains jours, notamment à Namur, Bastogne, Liège, Braine l'Alleud et Bruxelles.

    Les larmes aux yeux

    Ce jeudi soir, la salle du cinéma de Louvain-la-Neuve était bien remplie. Une majorité d'adultes, une série d'étudiants aussi. "La pureté de Marguerite-Marie, son cœur m'a beaucoup touchée", réagissait Hélène au sortir de la séance. "Mais c'est surtout les témoignages qui me parlent".

    "J'avais un peu les larmes aux yeux tout au long du film", partageait Anna. "J'ai pris conscience de la chance que j'avais aussi d'avoir à certains moments cette connexion avec Jésus."

    Miguel, lui, regardait le film pour la deuxième fois. "Je trouve qu'il vaut mieux voir le film deux fois, cela permet de mieux comprendre. Les témoignages sont vraiment poignants, je vois vraiment l'œuvre de Dieu qui est occupé à se déployer dans le monde. Il n'y a pas que des horreurs, il faut être capable de le voir."