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BELGICATHO

  • Ce que le document consistorial du cardinal Roche sur la messe traditionnelle en latin a révélé

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    De Niwa Limbu sur le Catholic Herald :

    Ce que le document consistorial du cardinal Roche sur la messe traditionnelle en latin a révélé

    Un document très critique à l'égard de la messe tridentine en latin, rédigé sous l'autorité du cardinal Arthur Roche en sa qualité de préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, a été publié par les journalistes Diane Montagna et Nico Spuntoni après sa diffusion aux cardinaux lors du consistoire général extraordinaire qui s'est tenu à Rome du 7 au 8 janvier.

    Le texte, daté du 8 janvier 2026, avait été préalablement communiqué à titre privé aux membres du Collège des cardinaux. Ce document critique vivement le maintien de la messe tridentine en latin, défend avec vigueur la réforme liturgique post-Vatican II et rejette tout retour au rite romain préconciliaire comme option normative pour l'Église. Sa publication confirme l'information parue précédemment dans le Catholic Herald , selon laquelle un document relatif à la messe tridentine en latin figurait parmi les sujets abordés lors du consistoire.

    Elle présente une défense théologique et historique exhaustive de la réforme liturgique post-conciliaire et rejette clairement tout retour à la forme du rite romain d'avant Vatican II comme option normative pour l'Église.

    Le texte fonde son argumentation sur le langage du Concile Vatican II, affirmant que la réforme liturgique doit reposer sur une « réflexion théologique, historique et pastorale approfondie » afin que « la saine tradition soit préservée, tout en laissant la voie ouverte à un progrès légitime ». Ce principe, tiré directement de Sacrosanctum Concilium , est présenté comme le prisme essentiel à travers lequel toute la question de la liturgie doit être appréhendée.

    Le document affirme que la réforme a toujours fait partie intégrante de la vie liturgique de l'Église, déclarée : « Dans la vie de l'Église, la liturgie a toujours connue des réformes. » Il retrace cette évolution depuis l'usage du grec par les premiers chrétiens jusqu'au latin, en passant par les sacramentaires médiévaux, les réformes consécutives au concile de Trente, et enfin les changements prescrits par le concile Vatican II. « L'histoire de la liturgie, précise-t-il, est l'histoire de sa réforme continue, inscrite dans un processus de développement organique. »

    Abordant directement la réforme tridentine, le document rappelle les actions de saint Pie V après le concile de Trente, soulignant que son intention était la préservation de l'unité. Citant Quo primum , il note que le pape a affirmé que « de même qu'il n'y a qu'une seule manière de réciter les psaumes dans l'Église de Dieu, il ne devrait y avoir qu'un seul rite pour célébrer la messe ».

    Le texte affirme que l'unité et la réforme sont indissociables de la nature rituelle de la liturgie elle-même. « La nécessité de réformer la liturgie est étroitement liée à sa composante rituelle », précise-t-il, ajoutant que les rites comprennent nécessairement des éléments culturels « qui évoluent dans le temps et l'espace », tout en permettant la participation au mystère pascal immuable.

    Dans un passage citant le pape Benoît XVI, le document rejette toute conception de la tradition comme figée ou inerte. « La tradition n’est pas la transmission de choses ou de mots, un amas de choses mortes », affirme-t-il, mais bien « le fleuve vivant qui nous relie aux origines, le fleuve vivant dans lequel les origines sont toujours présentes ». Sur cette base, le texte insiste sur le fait que la réforme liturgique mandatée par Vatican II « est non seulement en pleine syntonie avec le sens véritable de la Tradition, mais constitue une manière singulière de se mettre au service de la Tradition ».

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  • La béatification de Fulton Sheen sera bientôt annoncée

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    Du Pillar :

    « De retour à l’antenne » : la béatification de Fulton Sheen sera annoncée.

    Le Vatican devrait annoncer la béatification de Sheen en 2026.

    L'archevêque Fulton Sheen
    L'archevêque Fulton Sheen. Domaine public.

    Sheen, qui était à trois semaines d'une béatification prévue en 2019, devrait être officiellement béatifié en septembre, selon des sources proches du processus.

    L’annonce de la béatification interviendra après que le diocèse de Rochester aura résolu son processus de faillite de six ans et mis en place un fonds d’indemnisation de plus de 250 millions de dollars pour les victimes d’abus.


    La béatification de Sheen, initialement prévue en décembre 2019, a été reportée après que l'évêque de Rochester, Salvatore Matano, a demandé au Vatican de reporter le processus, craignant que Sheen — qui a été évêque diocésain de Rochester de 1966 à 1969 — ne soit accusé de mauvaise gestion des cas d'abus sexuels ou d'inconduite.

    Le cas précis concernait Gerard Guli, un ancien prêtre de Rochester, accusé d'avoir abusé d'adultes au début des années 1960 — avant l'arrivée de Sheen dans le diocèse — et qui aurait demandé à Sheen une mission en 1967.

    Mgr James Kruse, alors directeur des affaires canoniques du diocèse de Peoria, a déclaré à l'agence de presse catholique en 2019 que Sheen n'avait jamais affecté Guli à un ministère, même si son successeur, l'évêque Joseph Hogan, l'avait fait.

    « Les documents montrent clairement que le successeur de Sheen, l'évêque Hogan, a nommé Guli, et c'est dans le cadre de cette mission que Guli a de nouveau commis une infraction », a déclaré Kruse en 2019.

    Kruse a ajouté qu'il avait parlé avec Guli — qui vivait encore en 2019 — et que ce dernier lui avait confirmé que Sheen ne lui avait pas confié de mission.

    « C’est [l’évêque] Hogan qui a nommé Guli aux paroisses des villes de Campbell et de Bradford où Guli a commis des actes répréhensibles, et c’est en partie ce qui a conduit à sa destitution et à sa laïcisation, ainsi qu’à d’autres problèmes », a déclaré Kruse.

    En 1989 — dix ans après la mort de Sheen — Guli a été arrêté pour un cas de maltraitance impliquant une femme âgée, et a finalement été réduit à l'état laïc.

    Outre l'affaire Guli, certains responsables craignaient également que de nouvelles accusations ne soient portées à New York contre Sheen durant la période de procédure prévue par la loi sur les victimes d'abus sexuels sur mineurs, désormais close. The Pillar a confirmé qu'aucune accusation n'avait été déposée contre Sheen durant cette période.

    Il était également possible que Sheen soit visé par des accusations dans le cadre d'une enquête du procureur général sur la gestion des cas d'abus sexuels par les diocèses de New York. Cette enquête, ouverte en 2018, est depuis lors au point mort, et des sources proches de l'enquête ont indiqué à The Pillar qu'aucun élément nouveau ou non résolu concernant Sheen ne figure dans les dossiers du procureur général.

    Selon certaines sources, le règlement de la procédure de faillite de Rochester et l'approbation, en septembre 2025, d'un accord d'une valeur d'environ 250 millions de dollars ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase avant que le Siège apostolique ne reprenne le processus de béatification de Sheen.

    En mai dernier, l'évêque de Peoria, dans l'Illinois, où Sheen a été ordonné prêtre en 1919, a déclaré aux journalistes locaux qu'il espérait que le pape Léon XIV, nouvellement élu, « irait de l'avant et surmonterait la pause… pour béatifier Fulton Sheen ».

    « Nous croyons qu'un jour l'Église finira par reconnaître le cas de Fulton Sheen, c'est-à-dire qu'elle le canonisera », a ajouté l'évêque Louis Tylka lors d'une interview accordée à la chaîne WMBD-TV de Peoria.


    En juillet 2019, le pape François a approuvé un miracle attribué à Sheen et a fixé au 21 décembre 2019 la date de la canonisation potentielle de l'évêque.

    Le miracle, selon le Dicastère pour les causes des saints du Vatican, est la résurrection inattendue d'un bébé mort-né en 2010, après que ses parents ont prié pour que Sheen intercède en faveur de leur fils.

    Sheen fut ordonné prêtre en 1919, devint professeur à l'Université catholique d'Amérique, puis animateur de radio, présentant « The Catholic Hour » sur NBC Radio de 1930 à 1950. Il fut nommé évêque auxiliaire de New York en 1951 et se tourna peu après vers la télévision, présentant « Life is Worth Living » de 1952 à 1957 et « The Fulton Sheen Program » de 1961 à 1968.

    Sheen a remporté un Emmy Award pour son travail à la télévision.

    Il devint évêque de Rochester en 1966 et resta en fonction jusqu'en 1969. Après sa retraite, le pape Paul VI le nomma archevêque titulaire.

    Sheen est décédé en 1979 et a d'abord été inhumé à la cathédrale Saint-Patrick de New York. Après une longue bataille juridique, sa dépouille a été transférée à Peoria.

    Le diocèse de Peoria a ouvert la cause de canonisation de Sheen en 2002. L'évêque de Peoria, Tylka, devrait jouer un rôle clé dans la liturgie au cours de laquelle Sheen sera officiellement béatifié.

    Des sources proches du dossier Sheen ont indiqué au journal The Pillar que l'annonce de la date de la béatification de Sheen devrait intervenir avant le départ à la retraite du cardinal Christophe Pierre, nonce apostolique aux États-Unis, qui aura 80 ans — et la fin prévue de son mandat — fin janvier.

  • Manille : 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue « Jésus Nazareno » à travers le centre-ville

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    De kath.net/news :

    Manila's first mega-procession of Black Nazarene after pandemic draws  millions- Detroit Catholic

    Nouveau record pour une procession catholique à Manille - Plus de 31 heures !

    13 janvier 2026

    Samedi dernier, plus de 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue « Jésus Nazareno » à travers le centre-ville.

    Un nouveau record a été établi lors de ce qui est sans doute l'événement catholique le plus important de l'année aux Philippines. Samedi dernier, plus de 7,3 millions de personnes ont accompagné la procession de la statue de Jésus de Nazareth à travers le centre-ville. Le parcours de 5,8 kilomètres, du parc Rizal au sanctuaire national de Jésus de Nazareth, a duré près de 31 heures, établissant un nouveau record. L'année précédente, la marche avait duré « seulement » 15 heures. La statue de Jésus est très populaire dans tout le pays. Pendant la marche, d'innombrables personnes tentent de la toucher. Selon la police, plus de 18 000 agents ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la foule. La statue du « Nazaréen noir » a été apportée sur l'île par des missionnaires espagnols en 1606.

  • "Le corps dans tous ses états" : l'Université de la Vie de retour en Belgique

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    Bandeau ieb

    Evénement

    L' UNIVERSITE DE LA VIE DE RETOUR EN BELGIQUE !

    Photo par formulaire PxHere

    Comme chaque année depuis 2015, l'Institut Européen de Bioéthique diffuse et coordonne en Belgique l'excellente formation proposée par Alliance Vita : l'Université de la vie. 

    L’Université de la vie est un cycle de formation en trois séances qui présente et décrypte les enjeux actuels de la bioéthique pour agir en faveur de la protection et la défense de la dignité humaine.

    Sous forme de courtes vidéos et guidée par un fil rouge commun, chaque ville participante s'approprie la formation en la ponctuant de temps d'échange et de réflexion. Aux trois soirées, un témoin local est invité à s'exprimer. 

    Nous vous invitons chaleureusement à participer à l'UDV dans l'une de ces villes : Tournai, Bruxelles, Louvain La Neuve, Namur, Liège, Hannut, Banneux. 

    Les dates des séances ne sont pas identiques à toutes les villes, allant de fin janvier à fin mars. Pour toutes questions d'ordre pratique n'hésitez pas à prendre contact en répondant à ce courriel.

    Le thème de cette année : 

    LE CORPS DANS TOUS SES ETATS 

    3 séances de formation bioéthique : 

    1. PRENDRE CORPS – aux origines du corps, entre mystère et émerveillement  

    2. VIVRE EN CORPS – un corps qui vit, grandit, mûrit, ressent, vieillit… 

    3. FAIRE CORPS – de l’individu au corps social 

    Présentation vidéo de l'UDV

    UDV2026

    Les villes belges qui accueillent l'UDV :

    TOURNAI : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    BRUXELLES : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LOUVAIN LA NEUVE : lundi 9, 16 et 30 mars à 19H30

    NAMUR : lundi 16, 23 et 30 mars à 20H

    LIEGE : Mercredi 11, 18 et 25 mars 19H

    HANNUT : Dimanche 8, 15 et 22 février 18H 

    BANNEUX : Dimanche 18, 25 Janvier, 1 et 8 Février à 17H

    Edito

    Anne-Charlotte Rimaud 

    PRÉSIDENTE D’ALLIANCE VITA

    Merveilleux et mystérieux, notre corps nous fascine autant qu’il nous questionne. Notre époque interroge profondément notre rapport au corps : à la fois célébré, sollicité, maîtrisé, et parfois même "rêvé" autrement. Les innovations scientifiques et technologiques nous émerveillent autant que leurs usages peuvent nous déstabiliser, et se retourner même contre l’homme, en son corps, en sa personne. Elles nous poussent plus que jamais à questionner, à revisiter ce que signifie être un être incarné, vulnérable, relationnel. En effet, tout part de là : pas de corps, pas de personne. 

    C’est dans ce contexte que nous avons choisi le thème de cette nouvelle Université de la vie : « Le corps dans tous ses états ». Nous voulons prendre le temps d’explorer ce lieu si essentiel où se joue toute notre humanité. Car c’est dans et par notre corps que la vie se donne, que les liens se tissent, que la fragilité s’exprime et que la solidarité prend forme. 

    Au fil des trois soirées de l’Université de la vie d’Alliance VITA, nous réfléchirons ensemble à ce qui fonde notre condition corporelle : le début de la vie et l’émerveillement qu’il suscite, les étapes de la vieillesse et de la fin de vie qui appellent tant de présence et de soin, et enfin cette dimension relationnelle qui nous unit au sein d’un même “corps social” : la solidarité. Alliance VITA, engagée auprès des plus fragiles, devait naturellement se saisir de ce thème essentiel. Que cette édition soit pour chacun une source de prise de conscience, d’espérance et d’engagement. Ensemble, redécouvrons la grandeur de notre vie incarnée et apprenons à vraiment faire corps. 

    Bonne Université de la vie ! 

    Université de la vie
  • Le Saint Suaire est entré dans l’ère numérique

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    De zenit.org :

    Le souverain pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique du Saint Suaire © Vatican Media

    Le Souverain Pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique uu Saint Suaire © Vatican Media

    Le Saint Suaire entre dans l’ère numérique

    Le pape Léon XIV découvre « Avvolti », la première lecture interactive mondiale du Saint Suaire de Turin

    13 janvier 2026

    Le vendredi 9 janvier au matin, le pape Léon XIV a eu une rencontre sans précédent avec le Saint Suaire de Turin. Au sein du Palais apostolique, le souverain pontife est devenu la première personne à explorer une nouvelle lecture numérique du Saint Suaire, une initiative connue sous le nom d’Avvolti, présentée par le cardinal Roberto Repole, archevêque de Turin et gardien pontifical de la relique.

    Ce moment a marqué un tournant symbolique : l’une des images les plus étudiées et les plus énigmatiques du christianisme entre de plain-pied dans l’ère numérique. Cette initiative introduit une forme d’interaction avec le Saint Suaire qui n’avait jamais été accessible au grand public auparavant. Pour la première fois, l’image peut être explorée en ligne via une plateforme spécifique, accessible sur les sites web avvolti.org et sindone.org.

    Le programme fonctionne sur les smartphones, les tablettes et les ordinateurs, ce qui permet au Saint Suaire d’être accessible dans le monde entier sans barrières géographiques ou logistiques. Ce qui nécessitait auparavant de se rendre à Turin et d’accéder à des expositions exceptionnelles est désormais accessible depuis n’importe où dans le monde.

    L’essence du projet réside dans une reproduction numérique interactive qui permet aux utilisateurs de se déplacer à la surface du Saint Suaire comme s’ils le traçaient de leurs propres mains. Les détails clés – le visage, les marques de la couronne d’épines et d’autres éléments traditionnellement associés à la Passion – peuvent être agrandis et examinés de près. Chaque section agrandie est accompagnée de textes explicatifs et de références directes à des passages de l’Évangile décrivant la souffrance et la mort de Jésus.

    Le résultat n’est pas une expérience purement visuelle, mais une lecture guidée qui combine images, Écritures et interprétation. Les créateurs du projet ont pris soin de définir leur public cible. Si les textes et les images s’appuient sur une rigueur scientifique et des recherches approfondies, l’objectif n’est pas de créer un outil réservé aux spécialistes. Au contraire, la lecture numérique est conçue pour être compréhensible par un large public, y compris ceux qui ne connaissent pas bien le Saint Suaire.

    L’ambition est à la fois catéchétique et éducative : permettre à l’image de parler au-delà des cercles universitaires et d’atteindre les croyants ordinaires, les chercheurs et les curieux. Cette expérience numérique globale fait partie d’Avvolti, une initiative plus large lancée par le diocèse de Turin à l’occasion du Jubilé de 2025.

    Au début de l’année 2025, le projet s’est concrétisé au cœur de la ville. Du 28 avril au 5 mai, un grand chapiteau Avvolti a été installé sur la Piazza Castello, offrant aux visiteurs une série de propositions centrées sur le Saint Suaire. Parmi celles-ci, une installation impressionnante : une reproduction grandeur nature, à l’échelle 1:1, du Saint Suaire, exposée sur une table spécialement conçue de cinq mètres de long. En huit jours, plus de 30 000 personnes, provenant de 79 pays, ont visité la tente. Cette forte participation a confirmé que l’intérêt pour le Saint Suaire reste intense et international.

    La plateforme numérique, désormais disponible en ligne, est une adaptation de cette même expérience. Ce que les visiteurs ont vécu physiquement sur la table de cinq mètres a été transposé dans un format compatible avec les écrans personnels, sans perdre le sentiment de progression et de découverte. Les images et les textes de l’expérience sont également partagés sur les réseaux sociaux, tels que Facebook et Instagram, élargissant ainsi encore davantage sa portée.

    Le cardinal Repole a inscrit cette initiative dans une vision pastorale plus large. Le lancement de l’expérience numérique mondiale, a-t-il expliqué, s’inscrit dans le cadre d’un programme pastoral structuré autour du Saint Suaire, lancé par le diocèse de Turin en 2024. Avvolti en a été l’expression principale pendant l’année jubilaire 2025, mais il ne s’agit pas d’un projet unique. D’autres initiatives sont déjà en cours de planification et de développement dans le but d’accompagner les fidèles dans les années à venir vers un autre horizon significatif : le Jubilé de 2033, traditionnellement associé au bimillénaire de la Rédemption du Christ.

    Au-delà de son innovation technique, la lecture numérique du Saint Suaire soulève une question plus profonde sur le fonctionnement des symboles religieux anciens dans un monde hyperconnecté. En permettant une exploration détaillée, patiente et personnelle du Saint Suaire, le projet invite à une forme d’interaction plus lente et contemplative, qui contraste avec la consommation accélérée typique des médias numériques.

    En ce sens, Avvolti ne se limite pas à l’accessibilité. Il représente une tentative de traduire le silence, le mystère et la méditation dans un langage compréhensible pour le public contemporain, sans dépouiller la relique de sa complexité. La rencontre précoce du pape avec la plateforme souligne l’importance que le Vatican accorde à cet effort. Elle marque une ouverture à de nouvelles formes d’évangélisation qui respectent la tradition tout en adoptant la technologie.

    Le Saint Suaire de Turin, un objet qui a survécu à des siècles d’examen, de débat et de dévotion, est désormais prêt à toucher des millions de personnes d’une manière nouvelle — pixel par pixel, texte par texte —, invitant un public mondial à le regarder à nouveau, et peut-être à l’approfondir.

    Le Saint Suaire entre dans l’ère numérique | ZENIT - Français

  • "Tout le monde te cherche" (Evangile du 14 janvier)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1, 29-39.

    En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
    Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. 
    Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. 
    Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. 
    La ville entière se pressait à la porte. 
    Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. 
    Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. 
    Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. 
    Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » 
    Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » 
    Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. 

    « Allons ailleurs ! » (homélie du Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.) (source)

    Une activité harassante, au service des malades et des possédés, puis une longue prière en solitude. C’est le rythme du Fils de Dieu. C’est ainsi qu’il vit intensément son union avec le Père qui l’envoie et sa solidarité avec les hommes qu’il vient sauver. Authentiquement homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; réelle­ment Fils de Dieu lorsqu’il est perdu dans la foule des hommes : « En tout point semblable à ses frères, et en même temps accrédité auprès de Dieu » (Hb 2,17).

    C’est le même Jésus de Nazareth qui se retire, très tôt le matin, dans un lieu désert, pour éveiller l’aurore, pour accueillir, tourné vers Dieu, la lumière du nouveau jour, et qui élargit chaque jour le champ de sa mission et de son témoignage : « Allons ailleurs, pour que là aussi j’annonce le message ! »

    C’est parce qu’il se livre totalement au Père, dans sa prière silencieuse, que Jésus se laisse prendre par tous ceux et toutes celles qui le réclament. C’est parce qu’il vit dans le Père qu’il peut, sans lassitude, s’en aller ailleurs chaque jour.

    Dans la mesure où grandit notre union de vie avec le Christ vivant, il remodèle notre vie et notre cœur selon cette double communion qui était pour lui l’expression spontanée de son être de médiateur : la communion avec le Père et la communion avec les frères et les sœurs.

    Chaque jour il nous montre le Père et nous manifeste son Nom, et à sa suite nous entrons dans une vraie prière filiale, les mains ouvertes et le cœur libre. Chaque jour aussi il nous éveille à l’universel, à son propre souci du salut des hommes.

    Dans la paix de Dieu, dans la rumeur du monde : notre solitude, comme celle du Christ, est « solitude sonore », toute en écho du silence de Dieu, toute en résonance du monde à sauver. Et c’est le même Esprit qui nous fait à tout instant retomber en prière et qui ranime la flamme des charismes de notre confirmation, nous donnant de grandir comme fils et filles de l’Eglise.

    Léger, secret, discret est l’appel de l’Esprit, qui nous identifie au Christ orant et missionnaire. C’est la voix d’un silence ténu, comme celle qu’entendit Elie à l’Horeb, avant que Dieu le renvoie à l’histoire des hommes, à l’histoire du salut, au travail de rédemption.

    « Allons ailleurs », dit Jésus. « Allons ailleurs » : c’est ce que chacun entend chaque jour au creux de sa foi au Christ. Non pas ailleurs tout seul, par le chemin du rêve, car cet ailleurs-là est souvent, un leurre et une tentation ; mais ailleurs avec Jésus, partout où Jésus va pour sauver : c’est l’ailleurs de la mission universelle, que l’on rejoint sur place par une vie toute livrée à l’Amour, « rien que pour aujourd’hui ».

  • La France se dépeuple pour la première fois depuis 1942

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    De la Lettre du Figaro du mercredi 14 janvier 2026 :

    En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour en France. C’est 2,1% de moins qu’en 2024. 

    Les scénarios les plus pessimistes de l’Ined prévoyaient en 2021 un indice de fécondité de 1,69 enfant par femme. L’hypothèse était qualifiée de « fécondité très basse ». Nous en sommes à 1,56. C’est un désastre pour la France sur tous les plans. Votre journal alerte depuis longtemps et régulièrement sur ce péril. Un cap funeste vient d’être franchi : avec 651 000 décès et 645 000 naissances, notre solde naturel est devenu négatif. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, en 1942 pour être précis, nous nous dépeuplons.

    Ce basculement s’explique par deux facteurs : non seulement « la baisse des naissances s’est accentuée et a notamment été spectaculaire en 2023, avec 7 % de moins », mais en plus le nombre de décès augmente à la faveur du départ des baby-boomers. Les causes de la dénatalité sont multiples, mais un constat demeure : les Français ont moins d’enfants qu’ils le voudraient. La difficulté des conditions matérielles explique donc en grande partie le problème. La diminution des allocations familiales par François Hollande a porté un coup terrible à notre fécondité, visible nettement sur les courbes.

    Parmi les problèmes identifiés et non réglés par les pouvoirs publics, le logement. Des chercheurs commencent à établir un lien direct entre baisse des naissances et crise de l’immobilier. C’est limpide : « Un jeune actif payé au salaire médian a perdu l’équivalent de deux chambres d’enfant dans nos grandes villes », explique l’économiste Maxime Sbaihi. À Bordeaux, une pièce en plus coûte 60 000 euros, 100 000 à Paris. Qui peut se le permettre ?

    « Triste humanité que celle qui n’espère plus, dans ses entrailles, le cri de la naissance, le jaillissement impérieux, mystérieux et merveilleux de l’à-venir, l’augmentation d’elle-même non par la technologie ou la quête infinie des droits personnels mais par le cœur ! », alerte Laurence de Charette dans son éditorial.

  • 2025 : plus de 388 millions de chrétiens sont exposés à des persécutions et discriminations fortes en raison de leur foi

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    Du site "Portes Ouvertes" :

    Voici quelques résultats majeurs de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2026:

    • Plus de 388 millions de chrétiens sont exposés à des persécutions et discriminations fortes en raison de leur foi. À l’échelle mondiale, cela représente 1 chrétien sur 7. Pour la treizième année consécutive, la persécution envers les chrétiens augmente.
    • 15 pays ont atteint le niveau de «persécution extrême». C’est le plus grand nombre de pays jamais enregistré dans cette catégorie.
    • Sur la période d’étude de l’Index, ont été rapportés:
      • 4.849 chrétiens tués, dont 3.490 au Nigéria,
      • 3.632 églises ciblées, dont plus de 1.000 en Chine, 
      • 4.712 chrétiens détenus, dont 2.192 en Inde, 
      • 3.302 chrétiens enlevés ou portés disparus, dont 2.293 au Nigéria.
    • La Syrie connaît la plus forte progression dans le classement: elle passe de la 18ᵉ à la 6ᵉ place.
    • La violence physique contre les chrétiens est en augmentation, notamment en Afrique subsaharienne.
    • L’oppression étatique s’intensifie dans plusieurs pays. 

    RÉSULTATS DE L’INDEX MONDIAL DE PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS 2026

    13 chrétiens tués chaque jour pour leur foi

    4.849 chrétiens tués en un an, soit 13 chrétiens par jour: c’est le sombre constat du rapport de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2026 publié aujourd’hui.

    Les 10 pays les plus dangereux pour les chrétiens

    Parmi les 50 pays recensés et classés dans l’Index 2026, ces 10 pays sont ceux où les risques sont les plus sévères pour les chrétiens.

    5 faits sur l’Index 2026

    L’Index nous invite à regarder au-delà des chiffres pour comprendre le quotidien de millions de chrétiens exposés à la persécution et aux discriminations pour leur foi.

  • Les priorités de la Commission européenne pour 2026

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    De Javier Villamor sur The European Conservative :

    Vous pensiez que le wokisme était mort ? Bruxelles affirme qu'il s'agit d'une priorité politique majeure pour 2026.

    Bruxelles mise encore plus sur l'égalité des sexes, la diversité et la décarbonation, tandis que les problèmes stratégiques et sociaux de l'Europe sont mis de côté.
    La Commission européenne vient de publier ses priorités politiques pour 2026, et le résultat est difficilement justifiable d'un point de vue un tant soit peu réaliste. Dans un contexte international marqué par la guerre, la compétition géopolitique, l'insécurité énergétique et la dégradation des conditions sociales internes, Bruxelles a choisi de persister dans une voie idéologique qui semble totalement déconnectée des réalités matérielles auxquelles sont confrontés les Européens.

    Alors qu'une grande partie du monde évolue vers des positions plus pragmatiques en matière de politique étrangère, de défense et de souveraineté économique, l'Union européenne persiste à faire de l'idéologie climatique et de genre les piliers centraux de son action politique.

    Le contraste est éloquent. Parmi les problèmes que la Commission prétend laisser derrière elle figurent des questions essentielles à la vie quotidienne et à la stabilité stratégique du continent : la guerre en Ukraine, la dépendance au gaz russe, l’envolée des prix du logement, la précarité de l’emploi et les inégalités sociales croissantes. À leur place, les priorités pour 2026 se résument à une répétition familière de concepts vagues et politisés : « démocratie et valeurs européennes », égalité des genres, droits des personnes LGBT, décarbonation accélérée, sécurité en ligne et finance durable. Le message est clair : les problèmes structurels sont relégués au second plan au profit d’un agenda axé sur les valeurs culturelles et identitaires.

    Cette approche n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète fidèlement les orientations politiques 2024-2029 présentées par le président de la Commission, qui consacrent la continuité du Pacte vert, l’élargissement des politiques d’égalité et de diversité, et une conception militante de la « défense de la démocratie », de plus en plus perçue comme un contrôle du discours public et des espaces numériques.

    Sous couvert de lutte contre la désinformation et l'extrémisme, Bruxelles renforce son emprise réglementaire sur les médias, les réseaux sociaux et les algorithmes, tout en éludant tout débat sérieux sur le véritable pluralisme et la liberté d'expression.

    Dans le même temps, l'obsession climatique reste au cœur des débats, malgré son coût économique et social. La Commission insiste sur l'accélération de la décarbonation et l'approfondissement du Pacte vert, alors même que l'industrie européenne perd en compétitivité, que les classes moyennes peinent à supporter le coût élevé de l'énergie et que des pays clés hors UE privilégient sans complexe la sécurité énergétique et la croissance économique. Le discours officiel parle de « transition juste », mais la réalité est un amas de réglementations qui pénalisent les agriculteurs, les PME et les secteurs industriels stratégiques.

    Une dynamique similaire est à l'œuvre avec la question identitaire. La promotion active des politiques de genre et LGBT est présentée comme une priorité transversale, déconnectée de tout débat démocratique constructif au sein des États membres. Il ne s'agit plus de garantir les droits fondamentaux – un point rarement contesté – mais d'imposer une vision anthropologique et culturelle spécifique comme s'il s'agissait d'un consensus européen incontestable. Loin de favoriser la cohésion, cette dérive alimente le mécontentement populaire et renforce l'impression d'une UE déconnectée des préoccupations réelles des familles, notamment en pleine crise démographique sans précédent.

    Tout ceci se déroule alors même que la Commission reconnaît explicitement la gravité de la situation internationale et la nécessité d'investir davantage dans la défense et la sécurité. Les documents stratégiques soulignent la fragilité de l'ordre mondial, les pressions migratoires et les menaces extérieures ; pourtant, ces constats coexistent sans complexe avec une hiérarchie des priorités qui, dans les faits, les relègue au second plan.

    Il en résulte une politique européenne schizophrénique : la rhétorique de l'urgence géopolitique combinée à une action axée sur l'ingénierie sociale et des objectifs climatiques maximalistes.

    Javier Villamor est un journaliste et analyste espagnol. Basé à Bruxelles, il couvre les affaires de l'OTAN et de l'UE pour europeanconservative.com. Fort de plus de 17 ans d'expérience en politique internationale, défense et sécurité, il travaille également comme consultant, apportant son expertise stratégique sur les affaires mondiales et les dynamiques géopolitiques.
  • Le pape Léon XIV, une icône de la mode ?

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    D'Hélène de Lauzun sur The European Conservative :

    Le pape Léon, une icône de la mode ?

    Il semblerait qu'un magazine de mode puisse être sensible au faste et aux circonstances propres à la papauté.

    Anecdote amusante : le pape Léon XIV a été classé par le magazine Vogue parmi les 55 personnes les mieux habillées de 2025. Le port de la chasuble et de la mozzetta pourrait-il devenir à la mode ?

    Il est amusant de constater que Léon XIV se retrouve aux côtés de Rihanna et Jennifer Lawrence dans ce classement. Qui l'eût cru ? 

    Mais le plus intéressant, c'est la motivation qui sous-tend la décision de ce grand magazine de mode international. Le magazine américain, fondé en 1892, souligne dans son classement annuel que Léon XIV a rompu « avec les goûts modestes de son prédécesseur », le pape François, en préservant « l'héritage papal des vêtements liturgiques d'une confection impeccable ».

    Comme « meilleure tenue de 2025 », le magazine a choisi l' ensemble de la tenue choisie pour sa première apparition en tant que pape le 8 mai dans la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre : une mozzetta en satin rouge et une étole couleur vin, brodée d'or et ornée d'une croix pectorale maintenue en place par un cordon de soie dorée.

    Pour les non-initiés — moi y compris jusqu'à récemment, je dois l'avouer, car les vêtements pontificaux ne sont pas mon domaine de prédilection —, la mozzetta est une cape qui descend des épaules jusqu'aux coudes et se porte comme signe d'autorité. La chasuble est le vêtement liturgique extérieur porté par-dessus l'aube et l'étole, dont la couleur varie selon le temps liturgique. 

    Après son élection en 2013, le pape François a choisi de ne plus porter ces vêtements liturgiques, par souci de « simplicité ». Paradoxalement, cette simplicité et ce désir de discrétion l'ont fait sortir du lot. L'essentiel n'était plus la fonction papale, mais le choix personnel d'un certain M. Bergoglio. Cette fois, l'approche est différente. Le pape Léon XIV a choisi de renouer avec la grande tradition, et les observateurs extérieurs, y compris les non-croyants, ne se sont pas trompés, peut-être malgré eux : ils ont senti qu'un enjeu infiniment plus important que les préférences vestimentaires d'un certain M. Prevost était en jeu. 

    En incluant le pape dans sa liste de lauréats, Vogue a fait un choix inhabituel. Aujourd'hui, les tenues des « célébrités » attirent l'attention des médias lorsqu'elles choquent, provoquent ou suscitent le débat. Avec ou sans fourrure ? Production éthique ou production de masse chinoise ? Décolletés plongeants et robes fluides, désir de « transgresser les règles » : tels sont les critères qui justifient généralement l'intérêt des médias. Rien de tel cette fois-ci. Et pourtant, cela n'a pas empêché la chroniqueuse de Vogue d'être touchée par la grâce et de s'incliner devant ce qui compte vraiment. La cérémonie classique est belle, et la beauté élève et impressionne. Et paradoxalement, c'est lorsque la cérémonie classique est respectée dans toute sa pompe qu'elle est la plus humble.  

    Il y a quelques jours, des photos du pape Léon XIV bénissant les fidèles circulaient sur internet, associées à de magnifiques sculptures baroques et à des peintures représentant d'anciens pontifes dans toute leur splendeur. Ce qui frappe lorsqu'on regarde ces photos, c'est la majesté du geste, où l'intemporalité de la fonction prime sur l'homme – alors que les choix de François se sont malheureusement résumés à sa seule personne.

    Certains pourraient penser que tout cela n'est qu'une question de chiffons. Exactement. C'est parce que nous avons pris l'habitude d'oublier l'utilité de ces chiffons que tout part en vrille. Merci au pape Léon XIV — et à Vogue — de nous le rappeler.

    Hélène de Lauzun est la correspondante parisienne du European Conservative. Elle a étudié à l'École normale supérieure de Paris, où elle a enseigné la littérature et la civilisation françaises à Harvard. Docteure en histoire de la Sorbonne, elle est l'auteure de * Histoire de l'Autriche*  (Perrin, 2021).
  • Renouveau et Concile : le point de vue d'un juriste

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    De James Kalb sur le CWR :

    Renouveau et Concile : le point de vue d'un juriste

    La situation et les problèmes auxquels était confronté le catholicisme du milieu du XXe siècle étaient sans précédent. Comment aurait-on pu prévoir exactement ce dont il aurait besoin ?

    Le pape Jean XXIII préside la séance d'ouverture du concile Vatican II dans la basilique Saint-Pierre le 11 octobre 1962. (Photo CNS/L'Osservatore Romano)
    Les hommes qui ont discuté et approuvé les documents du concile Vatican II ont également supervisé leur mise en œuvre. La réaction de l'Église au concile fut néanmoins très différente de ce qu'elle avait prévu.

    Pourquoi cela s'est-il produit ?

    Je ne suis ni théologien ni historien, mais juriste. Cela ne m'est généralement pas d'une grande utilité en matière religieuse, mais cela me permet de m'intéresser aux questions institutionnelles et procédurales qui peuvent avoir une incidence profonde sur la vie de l'Église.

    Au moment du Concile, des problèmes se développaient dans le monde et au sein de l'Église, comme la disparition de Dieu de la conscience collective, qui touchaient aux fondements mêmes de notre civilisation autrefois chrétienne. Un renouveau était nécessaire, et nombreux étaient ceux, au sein de l'Église, qui réfléchissaient à sa forme.

    Mais leurs idées étaient-elles vraiment complètes, exactes et compatibles ? Et comment auraient-elles dû être testées et développées ?

    Il est dit que « le vent souffle où il veut… mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va ; il en est de même pour quiconque est né de l’Esprit ». Dès lors, il semble peu probable que le renouveau soit impulsé par un concile œcuménique décidant de nouvelles orientations théologiques et pastorales.

    Les périodes de renouveau passées ne se sont pas déroulées ainsi. En de telles occasions, l'action de la hiérarchie a principalement consisté à clarifier la doctrine, à réprimer les abus, à renforcer la discipline et à affirmer l'autonomie de l'Église face au monde séculier. Lorsque cela s'avérait opportun, elle a également soutenu des mouvements catholiques non initiés par la hiérarchie, tels que la réforme clunisienne, l'essor des ordres mendiants et la profonde spiritualité de la Réforme catholique.

    L'Église a besoin de sa hiérarchie (et les prélats sont parfois des saints), mais lorsqu'ils agissent officiellement et collectivement, leurs fonctions sont généralement moins créatives ou prophétiques que critiques et contraignantes. Ils s'occupent de choses qui peuvent être transformées en discipline et en routine. Ces choses sont très importantes, mais elles ne font pas tout.

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  • Le pape Léon XIV proclame l'année jubilaire franciscaine avec obtention de l'indulgence plénière

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    D'Almudena Martínez-Bordiú (ACI Prensa) sur CNA :

    Le pape Léon XIV proclame l'année jubilaire franciscaine

    12 janvier 2026

    Le pape Léon XIV a proclamé une « Année spéciale de saint François » pour commémorer le 800e anniversaire de la mort du saint. Durant cette période de grâce, qui s'étendra jusqu'en janvier 2027, les fidèles auront la possibilité d'obtenir une indulgence plénière.

    Cette Année jubilaire franciscaine, considérée comme un don pour toute l'Église et une occasion de véritable renouveau spirituel, a été inaugurée le 10 janvier par un décret émis par la Pénitencerie apostolique du Saint-Siège.

    Jusqu'au 10 janvier de l'année prochaine, les fidèles peuvent obtenir cette grâce dans les conditions habituelles — confession sacramentelle, communion et prière aux intentions du pape — en effectuant un pèlerinage dans n'importe quelle église conventuelle franciscaine ou lieu de culte dédié à saint François, partout dans le monde.

    De plus, les personnes âgées, les malades et ceux qui, pour des raisons sérieuses, ne peuvent quitter leur domicile, peuvent obtenir l'indulgence plénière en participant spirituellement aux célébrations du jubilé et en offrant à Dieu leurs prières, leurs peines ou leurs souffrances.

    Dans un monde où « le virtuel prend le pas sur le réel, où les désaccords et la violence sociale font partie du quotidien, et où la paix devient chaque jour plus précaire et plus lointaine, cette Année de Saint François nous incite tous, chacun selon ses possibilités, à imiter le pauvre d’Assise, à nous modeler autant que possible sur le modèle du Christ », stipule le décret.

    Pour l’Ordre des Frères Mineurs, cette période est aussi l’occasion pour les fidèles de devenir « des modèles de sainteté de vie et des témoins constants de la paix ».

    À l’occasion de cet anniversaire, le pape Léon XIV a adressé une lettre aux ministres généraux de la Conférence de la Famille franciscaine dans laquelle il soulignait qu’« en cette époque, marquée par tant de guerres apparemment sans fin, par des divisions internes et sociales qui engendrent méfiance et peur, il continue de parler. Non pas parce qu’il propose des solutions techniques, mais parce que sa vie nous oriente vers la source authentique de la paix. »

    À cet égard, il a souligné que saint François nous rappelle que « la paix avec Dieu, la paix entre les hommes et la paix avec la création sont des dimensions indissociables d’un seul appel à la réconciliation universelle ».

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa, partenaire hispanophone de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

    Almudena Martínez-Bordiú est correspondante à Rome d'ACI Prensa et d'EWTN.