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BELGICATHO

  • Le progressisme évolue vers un sacerdoce temporel et nous ne nous en rendons pas compte

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    Temporel : qui est du domaine du temps, des choses qui passent (opposé à éternel).

    De Miguel Escrivá sur InfoVaticana :

    Le progressisme évolue vers un sacerdoce temporel et nous ne nous en rendons pas compte

    Dans le document de travail de Convivium, le rassemblement sacerdotal organisé en grande pompe pour glorifier le cardinal de Madrid, une section intitulée « Propositions particulières » mentionnait un sacerdoce « temporel ». Cette expression provoqua un scandale en raison de son caractère ouvertement hérétique : attribuer la temporalité au sacerdoce n’est pas un simple problème terminologique, mais une attaque contre le cœur même de la doctrine catholique sur l’ordre sacré. Dans certaines dynamiques ecclésiales, nul ne souhaite être stigmatisé et relégué au poste ingrat et marginal de vicaire. C’est peut-être pourquoi il fallut que ce soit Léon XIV lui-même (au grand dam même du théologien hétérodoxe Andrea Grillo, dont l’influence sur Traditionis Custodes est reconnue) qui, dans son message à Convivium, aborda la question et la clarifia pour les participants.

    « Il ne s’agit pas d’inventer de nouveaux modèles ni de redéfinir l’identité que nous avons reçue, mais de proposer à nouveau, avec une intensité renouvelée, le sacerdoce dans son essence la plus authentique – être alter Christus –, de le laisser façonner nos vies, unifier nos cœurs et donner forme à un ministère vécu dans l’intimité avec Dieu, le dévouement fidèle à l’Église et le service concret du peuple qui nous est confié. »

    Lire aussi : L’archidiocèse de Madrid intègre des propositions hérétiques dans les documents officiels de CONVIVIUM

    Le caractère indélébile : la participation à l'éternel

    L’Église n’a pas laissé cette question ambiguë. Le concile de Trente a défini le sacrement de l’Ordre comme imprimant un caractère indélébile. Cette expression n’est pas rhétorique. Le caractère sacramentel signifie une configuration stable du sujet au Christ. Il ne s’agit ni d’un mandat révocable ni d’une mission qui cesse au gré des besoins pastoraux. Il s’agit d’une transformation ontologique permanente.

    Le concile Vatican II a réaffirmé que le sacerdoce ministériel diffère fondamentalement du sacerdoce commun des fidèles. Il ne s’agit pas d’une question de degré au sein d’une même réalité, mais d’une différence de nature. Le prêtre n’est pas simplement un baptisé investi de responsabilités accrues ; il est un homme sacramentellement configuré au Christ, Tête et Pasteur.

    Le fondement biblique est clair : le Christ est prêtre « pour toujours » selon l’ordre de Melchisédek. La participation ministérielle à ce sacerdoce ne saurait être considérée comme intrinsèquement temporaire sans invalider l’analogie. Si ce qui est reçu est la participation à un sacerdoce éternel, cela ne peut se définir par sa fugacité.

    Parler d’un sacerdoce « temporaire » introduit une tension directe avec cette ontologie. S’il est temporaire par nature, il n’est pas immuable. S’il dépend structurellement d’une configuration historique susceptible de disparaître, alors ce qui est reçu n’est pas le caractère, mais la fonction.

    Réduction fonctionnelle : de l'ontologie à la communauté

    La tentation de privilégier l'aspect fonctionnel n'est pas nouvelle. Hans Küng insistait sur une interprétation du ministère centrée sur son développement historique et sa configuration communautaire. Pour Küng – et ses successeurs comme Grillo – l'accent n'est pas mis sur la négation pure et simple de son caractère sacramentel, mais sur la relativisation de sa formulation ontologique classique, en la présentant comme le fruit d'une évolution théologique ultérieure.

    Lorsque le ministère est présenté avant tout comme une structure façonnée par la communauté et ses besoins, l'attention se déplace. Ce qui importe, ce n'est plus la configuration ontologique reçue, mais la reconnaissance ecclésiale qui permet de servir. La logique sous-jacente est claire : si la communauté façonne le ministère en fonction des circonstances historiques, elle peut aussi le redéfinir structurellement.

    Ce schéma présente une ressemblance frappante avec la conception luthérienne. Chez Luther, il n'y a pas de différence ontologique entre ministre et laïc ; il s'agit d'une désignation fonctionnelle au sein du sacerdoce commun. Le ministre exerce une charge confiée par la communauté. Celle-ci n'est pas marquée par un caractère sacramentel permanent. Lorsque, dans le domaine catholique, on commence à parler de formes « temporaires » de sacerdoce, même présentées comme expérimentales ou « particulières », on entre dans cette même logique fonctionnelle et dans une situation de rupture.

    Il en résulte une mutation silencieuse : le prêtre cesse de se percevoir comme stablement configuré au Christ et commence à se voir comme le détenteur d'une carte lui permettant d'effectuer une mission structurelle.

    La discipline comme symptôme : de l'être au statut

    Ce changement ontologique a des effets visibles sur la pratique disciplinaire.

    Traditionnellement, des sanctions telles que l'excommunication ou la suspension affectaient l'exercice du ministère et la communion ecclésiale, mais non la nature sacramentelle du sacerdoce. Le prêtre excommunié demeurait prêtre. Le prêtre suspendu conservait sa configuration ontologique au Christ. La sanction soulignait précisément que le caractère du sacerdoce subsistait même lorsque son exercice était interdit.

    D'un point de vue traditionnel, la démission de l'état clérical est limitée à des circonstances très spécifiques et a toujours été appliquée avec parcimonie : l'abandon volontaire et définitif du ministère, accompagné d'une demande expresse de dispense ; les crimes extrêmement graves rendant le ministère public moralement incompatible ; et la rupture publique et persistante avec la foi. Dans ces cas, l'Église protège le bien commun et évite le scandale. Elle n'efface pas la personne – cela est impossible – mais elle la prive de ses droits et obligations légaux.

    Le problème réside dans la tentation récente de faire de la démission de l'état clérical une réponse quasi automatique aux crises médiatiques, aux conflits disciplinaires ou aux pressions extérieures qui pourraient être réglées par une suspension ou d'autres mesures correctives. C'est là que s'opère le changement de paradigme.

    Si le sacerdoce est perçu comme un caractère indélébile, la discipline en encadre l’exercice sans en altérer l’identité sacramentelle. La suspension est cohérente : elle limite les actions, elle ne redéfinit pas la personne. En revanche, si le sacerdoce est envisagé comme un statut fonctionnel, la démission devient un mécanisme logique : l’habilitation est retirée.

    Ces dernières années, la démission de l'état clérical est de plus en plus présentée comme une sanction plus sévère et s'ajoutant à l'excommunication et à la suspension, qui n'ont jamais entraîné la perte du statut clérical. Elle est perçue comme une sorte d'annulation définitive, presque comme si le sacerdoce lui-même avait disparu. Bien que le statut juridique demeure, l'imaginaire collectif l'associe à une « dé-sacerdoce », avec toutes les implications théologiques que cela comporte.

    Ce phénomène révèle une bureaucratisation du concept. Ce qui relève de l'ontologie est désormais géré comme une question administrative. Le langage sacramentel demeure dans les textes, mais la pratique véhicule autre chose : le sacerdoce est un statut que l'autorité confère et révoque.

    Conclusion : l’éternité ne peut être gérée comme une licence

    Si le sacerdoce est une participation stable à l’ordre éternel du Christ, l’Église encadre la conduite et réglemente les pratiques, mais n’en administre pas l’ontologie comme s’il s’agissait d’un contrat. L’introduction de la notion de sacerdoce « temporaire » ouvre la voie à une conception fonctionnelle qui érode la doctrine de son caractère indélébile.

    Réduire le sacerdoce à une réalité structurellement périssable revient à le faire passer de l'ordre de l'être à l'ordre de la fonction. Et lorsque l'ordre de l'être se dissout dans celui de la fonction, la discipline cesse de protéger une configuration sacramentelle permanente et se réduit à une simple gestion des titres et responsabilités. L'éternel devient alors soumis à la logique du statut.

  • Mgr Schneider répond au cardinal Fernandez au sujet de la FSSPX : les documents pastoraux de Vatican II peuvent être corrigés, seule la Parole de Dieu est immuable

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    D'InfoVaticana :

    Mgr Schneider répond au cardinal Fernandez au sujet de la FSSPX : les documents pastoraux de Vatican II peuvent être corrigés, seule la Parole de Dieu est immuable.

    Près d'une semaine après la réunion de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) au Vatican, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d'Astana (Kazakhstan), a exprimé son désaccord avec l'affirmation du cardinal Víctor Manuel Fernández, préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, selon laquelle les textes du Concile Vatican II « ne peuvent être modifiés ». Il a défendu l'idée que les expressions pastorales peuvent être révisées ou corrigées. Cette information est rapportée par le journaliste Niwa Limbu, du Catholic Herald, dans un message publié sur le réseau social X, où il présente des extraits d'une conversation avec le prélat.

    Lire aussi : Tucho qualifie la rencontre avec la FSSPX de cordiale, mais prévient : « Le dialogue ne se poursuivra que si les ordinations sont suspendues. »

    Schneider soutient que seule la Parole de Dieu est immuable au sens strict. « Seule la Parole de Dieu est immuable. La Bible est inaltérable car elle est la Parole de Dieu », affirme-t-il. Selon lui, la formulation du cardinal Fernández serait « totalement erronée » si elle était appliquée sans distinction aux textes conciliaires.

    Le caractère pastoral du Concile Vatican II

    L’évêque auxiliaire rappelle que saint Jean XXIII, en convoquant le concile Vatican II, a clairement indiqué qu’il ne s’agissait pas de définir de nouveaux dogmes ni de résoudre définitivement les questions doctrinales. Selon Mgr Schneider, le pape a expressément expliqué que le concile avait une finalité explicative et catéchétique, adaptée au langage de l’époque.

    Dans le même esprit, il cite Paul VI, qui aurait réaffirmé que le concile n'avait pas l'intention de proclamer des dogmes ni de définir définitivement des doctrines, mais que son caractère était plutôt « essentiellement pastoral ». Par conséquent, il soutient que les formulations pastorales — puisqu'elles ne constituent pas des définitions dogmatiques — pourraient être améliorées ou corrigées, étant donné leur nature circonstancielle.

    Schneider précise que les dogmes cités par Vatican II, tirés des conciles précédents, ne peuvent être modifiés. Il établit toutefois une distinction entre ces enseignements définitifs et les expressions pastorales propres au contexte historique du concile.

    L'exemple du quatrième concile du Latran

    Schneider mentionne le quatrième concile du Latran (1215), soulignant que certaines de ses dispositions pastorales seraient inacceptables aujourd'hui. Il fait notamment référence à l'obligation imposée à l'époque aux Juifs de porter des signes distinctifs dans les villes chrétiennes, qualifiant cette disposition de forme de discrimination.

    À partir de cet exemple, il soulève la question de savoir si de telles expressions conciliaires peuvent être corrigées. Selon son raisonnement, si l'on admet la possibilité de réviser les formulations pastorales des conciles précédents, on pourrait envisager la même option pour certaines expressions de Vatican II.

    L’évêque souligne ensuite la nécessité d’examiner honnêtement ce qu’il considère comme des « ambiguïtés évidentes et indéniables » dans certains textes conciliaires, et affirme que d’autres conciles œcuméniques ont procédé à des ajustements dans leurs déclarations pastorales.

    La situation de la FSSPX

    Schneider a évoqué la situation de la FSSPX en proposant qu'elle obtienne d'abord une régularisation canonique et que le dialogue doctrinal se poursuive ensuite.

    Selon lui, permettre à la Fraternité de partager sa réflexion pourrait contribuer à clarifier et à préciser les points controversés, pour le bien de toute l'Église. Enfin, il a exprimé son inquiétude face à ce qu'il a qualifié de comportement « dur » et « imprudent » de la part du Saint-Siège dans le traitement de cette question.

  • Jacinta et Francisco Marto, voyants de Fatima (20 février)

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    D'Evangile au Quotidien :

    Saints Jacinta et Francisco Marto
    Voyants de Fatima

    Jacinta de Jesus Marto, la plus jeune des visionnaires des apparitions de Notre-Dame de Fatima, en 1917, avec son frère Francisco Marto et leur cousine Lúcia dos Santos, est née le 11 mars 1910 à Aljustrel au Portugal. Elle est la  fille légitime de Manuel Pedro Marto et d’Olímpia de Jésus. Le 19 mars, elle reçoit le sacrement du baptême à l’église paroissiale de Fatima.

    De  caractère joyeux et insouciant, elle aime à danser - ce qu'elle fait avec grâce - et ce jusque dans la prison de Vila Nova de Ourém ! Très marquée par la vision de l'enfer (montré lors des apparitions de  Fatima), elle s'attache spécialement à prier et à se sacrifier pour la conversion des pécheurs. Elle redit souvent la prière enseignée par Notre Dame et elle invite son frère et sa cousine à prier « pour sauver les âmes de l'enfer ».

    Le 13 octobre 1917, un ecclésiastique lui demande de prier pour le Saint-Père. Elle lui demande qui est le Saint-Père, et dès lors, à chaque prière ou sacrifice, elle ajoute « …et pour le Saint-Père ». Après chaque chapelet, elle ajoute trois Ave pour lui. Elle aurait tant aimé le voir ! « Beaucoup de personnes viennent ici, dit-elle, mais jamais le Saint-Père ». À deux reprises, elle aura une vision du pape Benoît XV, priant et souffrant.

    Elle tremble devant la perspective de la deuxième guerre mondiale « pire encore que la première » (apparition du 13 juillet 1917) qui arrivera si l'on n'écoute pas les  demandes de la Vierge, et dont les horreurs lui paraissent présentes. « Tant de gens qui vont mourir. Et presque tous vont en enfer ! Beaucoup de maisons seront détruites et beaucoup de prêtres tués ».

    Ainsi offre-t-elle généreusement ses sacrifices : repas donnés aux brebis, puis aux pauvres - support des visiteurs qui la questionnent - mauvais  traitements, moqueries - maladie et séparation des siens. Elle dit aussi : « J'aime tellement le Cœur Immaculé de Marie. C'est le Cœur de notre petite maman du Ciel ! » Et elle chante sur des airs à elle : « Doux cœur de Marie, soyez mon salut ! Cœur Immaculé de Marie, convertissez les pécheurs, sauvez les âmes de l'enfer ».

    Elle regrette de ne pouvoir communier à ces intentions. Devant partir à l'hôpital, elle fait ses dernières recommandations à Lucie, inspirées des messages de la Vierge, et elle annonce qu'elle ira dans deux  hôpitaux, non pas pour guérir mais « pour souffrir davantage » et qu'elle mourra « toute seule ».

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  • Sacres épiscopaux : la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X persiste et signe

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    Du site de la Maison généralice de la FSSPX :

    Communiqué de la Maison généralice : réponse de la Fraternité à Rome

    Source: FSSPX Actualités

    Communiqué concernant la réponse du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X à la proposition du Dicastère pour la Doctrine de la Foi.

    Lors de l’entrevue du 12 février dernier entre Monsieur l’abbé Pagliarani, Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et Son Éminence le cardinal Víctor Manuel Fernández, Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, organisée à la suite de l’annonce de futurs sacres épiscopaux pour la Fraternité, ce dernier avait proposé « un chemin de dialogue spécifiquement théologique, selon une méthodologie bien précise, […] pour mettre en évidence les minima nécessaires à la pleine communion avec l’Église catholique », conditionnant ce dialogue à la suspension des consécrations épiscopales annoncées.

    À la demande du Préfet du Dicastère, le Supérieur général a présenté cette proposition aux membres de son Conseil, et a pris le temps nécessaire pour l’évaluer.

    En date du 18 février, Monsieur l’abbé Pagliarani a fait parvenir sa réponse écrite au Cardinal, accompagnée de plusieurs annexes et signée par les cinq membres du Conseil général.

    La question étant désormais du domaine public, en raison de la communication publiée par le Saint-Siège le 12 février, il paraît opportun de rendre également public le contenu de cette lettre et de ses annexes, afin de permettre aux fidèles intéressés de connaître avec précision la réponse apportée. 

    Monsieur le Supérieur général confie cette situation à la prière des membres de la Fraternité et de tous les fidèles. Il demande que la prière du chapelet, ainsi que les sacrifices du Carême qui s’ouvre, soient tout spécialement offerts pour le Saint-Père, pour le bien de la sainte Église, et pour préparer dignement les âmes à la cérémonie du 1er juillet.

    Menzingen, le 19 février 2026

    Lettre de l’abbé Pagliarani au cardinal Fernández

    Annexe I : Lettre de l’abbé Pagliarani à Mgr Pozzo, du 17 janvier 2019
    Annexe II : Ordre et juridiction : inanité de l’accusation de schisme
    Annexe III : Lettre du Cardinal Müller à Mgr Fellay, du 6 juin 2017

  • Contempler la Croix pour éviter d'endurcir nos cœurs : la proposition de Carême d'Erik Varden

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    D'InfoVaticana :

    Contempler la Croix pour éviter d'endurcir nos cœurs : la proposition de Carême d'Erik Varden

    Contempler la Croix pour éviter d'endurcir nos cœurs : la proposition de Carême d'Erik Varden

    L’évêque trappiste norvégien Erik Varden, qui a commencé ce dimanche la prédication des Exercices spirituels au Pape et à la Curie romaine, a souligné le rôle central de la liturgie pour comprendre le Carême et se préparer dignement à Pâques. Dans un entretien accordé à la revue Ecclesia, Varden a averti : « Si nous laissons la liturgie s’exprimer et que nous ne la réduisons pas à une banalité ennuyeuse, le mystère du Carême nous sera révélé. »

    À l’occasion de la parution en Espagne de son livre « Des blessures qui guérissent » (Encounter), l’évêque propose de méditer sur les plaies du Christ dans la Passion comme moyen de comprendre et de guérir les blessures de l’homme contemporain.

    Les blessures de l'homme et les blessures du Christ

    Dans son nouvel ouvrage, Varden prend pour point de départ un poème cistercien médiéval, la Rythmica Oratio , attribuée à Arnulf de Louvain, pour explorer les plaies du Christ crucifié. De là, il propose une réflexion pour ce temps de Carême : les plaies existent, elles sont réelles, mais elles n’ont pas le dernier mot.

    L’évêque souligne que la société contemporaine oscille entre dissimuler ses blessures et les ériger en caractéristique déterminante. Face à cette double tentation, le christianisme propose un autre réalisme : reconnaître que l’humanité est blessée, mais affirmer qu’elle est plus que ses blessures et que ces blessures peuvent devenir des occasions de grâce.

    Contempler les plaies du Christ, explique-t-il, c’est aussi contempler les ravages du péché sur l’humanité. « Les plaies du Christ crucifié sont des plaies que j’ai infligées », nous rappelle-t-il, évoquant l’intensité spirituelle de la Semaine sainte. Cependant, la Croix n’est pas une fin. Pâques est un passage. Le Ressuscité apparaît dans la gloire, mais il conserve les plaies : la plaie n’est pas niée, elle est transformée.

    Carême : Un examen de conscience devant la Croix

    Pour Varden, le Carême est un moment privilégié pour se demander si le cœur reste sensible au mystère de la Croix ou s'il s'est endurci à cause de la routine et de la surexposition aux images et aux informations.

    Dans un monde saturé d'informations et de tragédies, le risque est l'insensibilité de la conscience. L'évêque nous rappelle qu'il ne s'agit pas de supporter un fardeau insupportable à chaque épreuve, mais plutôt d'empêcher que nos cœurs ne deviennent insensibles à la souffrance d'autrui et à l'amour désintéressé du Christ.

    Le Carême, insiste-t-il, nous invite à contempler la Croix d'un œil nouveau : à prendre conscience que Dieu Tout-Puissant a accepté la fragilité et s'est laissé blesser par amour. L'art, la musique et la littérature peuvent nous aider à retrouver ce regard contemplatif qui transcende l'indifférence.

    La liturgie, la pédagogie de l'Église

    Interrogé sur la manière de vivre plus intensément cette période, Varden répond sans hésiter : « En approfondissant la liturgie de l’Église. » La liturgie, affirme-t-il, est une formidable pédagogie. Ses signes, ses silences, ses textes et ses gestes guident notre attention et éduquent notre conscience.

    C’est pourquoi il met en garde contre le risque de la banaliser. Si elle devient routinière ou superficielle, elle perd sa force formatrice. En revanche, si on y participe avec docilité, elle conduit au mystère et prépare véritablement à Pâques.

    En ce sens, il considère la liturgie comme une clé essentielle de l'évangélisation. Non pas la seule, mais assurément la plus importante, car c'est là que l'Église proclame et rend présent le mystère du Christ.

    Proclamez le Christ ressuscité

    À l'aube du Carême, les paroles de Varden nous rappellent que ce temps de prière n'est ni un exercice d'introspection ni un simple ajustement moral. C'est une école de contemplation, une purification du cœur et une véritable préparation à Pâques.

    Si la liturgie parle et que le chrétien écoute, le mystère se dévoile. Le Carême cesse alors d'être une simple coutume et devient un chemin de conversion.

  • Des juristes internationaux mettent en garde contre l'introduction de l'avortement dans la constitution luxembourgeoise.

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    Du Catholic Herald :

    Des juristes internationaux mettent en garde contre l'introduction de l'avortement dans la constitution luxembourgeoise.

    Un groupe de juristes internationaux, parmi lesquels des professeurs de la faculté de droit de Harvard, de l'université d'Oxford et d'autres universités européennes et américaines de renom, ont signé une lettre ouverte exhortant les dirigeants et les citoyens luxembourgeois à examiner attentivement les implications constitutionnelles et juridiques d'une proposition visant à inscrire l'avortement dans la Constitution. Cette lettre fait suite au vote parlementaire prochain portant sur la modification de l'article 15 de la Constitution afin de garantir le droit à l'interruption volontaire de grossesse.

    Bien que les universités soulignent qu'elles ne défendent pas une position politique spécifique, leur lettre expose les conséquences juridiques et institutionnelles potentielles de l'inscription de l'avortement comme une « liberté » ou un « droit » constitutionnel.

    Citant un avis consultatif du Conseil d'État français, les experts avertissent que « toute modification constitutionnelle visant à introduire une « liberté » d'interrompre une grossesse risque d'être interprétée par les juges comme un droit constitutionnel ». Que l'on utilise ou non le terme « liberté » plutôt que « droit », « il s'agirait néanmoins d'une obligation constitutionnelle », précise la lettre. « Cela signifie qu'elle ne pourra plus être modifiée par les voies démocratiques ordinaires. »

    Elle prive donc les élus et les organismes de réglementation de leur pouvoir, tout en renforçant celui des juges, dont les interprétations peuvent varier selon les différentes perspectives juridiques. Les experts avertissent qu'il sera par conséquent « plus difficile, désormais, de modifier la loi dans un sens ou dans l'autre, conformément à la volonté du peuple et de ses représentants élus ».

    La lettre souligne que la constitutionnalisation de l'avortement pourrait : transférer le pouvoir de décision du législatif au judiciaire, notamment ainsi la flexibilité démocratique ; rendre plus difficile la réglementation ou la limitation des procédures d'avortement ; avoir un impact sur des domaines tels que l'objection de conscience et le contrôle médical ; présenter des risques potentiels pour la liberté d'expression, d'association et de religion pour les personnes ou les organisations exprimant des opinions pro-vie.

    « Nous espérons que cette brève lettre mettra en lumière certains aspects juridiques qui n'ont peut-être pas encore été pleinement examinés », écrivent les signataires. « Nous ne prétendons pas dicter aux citoyens ou aux législateurs luxembourgeois la marche à suivre sur cette question, qui relève de la souveraineté du Luxembourg. »

    Parmi les signataires figurent : Mary Ann Glendon, professeure émérite de droit à la faculté de droit de Harvard, Paul Yowell, professeur agrégé de droit à l'université d'Oxford, O. Carter Snead, professeur de droit à l'université de Notre Dame, John Garvey, ancien doyen de la faculté de droit de Boston College, Tonio Borg, professeur de droit public à l'université de Malte et ancien commissaire européen à la santé et vice-Premier ministre de Malte, María Isabel Álvarez Vélez, professeure titulaire de droit constitutionnel à l'ICADE Madrid, Luis Gaspar, maître de conférences à l'Universidad Internacional de Cataluña (UIC), Fernando Simón Yarza, professeur titulaire de droit constitutionnel à l'université de Navarre, Juan Tello Mendoza, maître de conférences en droit constitutionnel à l'université de Barcelone, Ed Whelan, ancien président du Centre d'éthique et de politique publique (les affiliations institutionnelles sont fournies à titre indicatif uniquement et n'impliquent aucune approbation institutionnelle).

    L'avortement est déjà légal sur demande au Luxembourg jusqu'à 12 semaines de grossesse et jusqu'à la naissance en cas d'anomalie fœtale telle que la trisomie 21. Ces derniers mois, des pressions se sont exercées pour restreindre davantage les droits des enfants à naître, et en juillet 2025, le Parlement luxembourgeois a supprimé le délai de réflexion obligatoire de trois jours avant toute interruption de grossesse.

    Toutefois, le pays s'apprête également à aller plus loin en inscrivant la « liberté de recourir à l'avortement » dans sa Constitution, la loi suprême et fondamentale du Luxembourg. Ce processus, qui requiert deux votes parlementaires et doit être adopté à la majorité des deux tiers, devrait connaître un premier vote en mars prochain.

    Le Luxembourg demeure l'une des onze monarchies constitutionnelles d'Europe, avec le grand-duc Guillaume V comme souverain. Cependant, la monarchie de ce micro-État souverain est l'une des plus faibles en termes de pouvoir politique, notamment en raison de l'abdication du père du grand-duc, le grand-duc Henri, l'an dernier, et de sa position de principe contre l'introduction de l'euthanasie. En 2008, le grand-duc a refusé de donner son assentiment à une loi instaurant cette pratique, ce qui a conduit le Parlement à réduire son pouvoir à celui de promulguer les lois. Désormais, sa signature sur les textes législatifs n'a plus qu'une valeur formelle et ne peut plus les bloquer.

    L'issue de la tentative d'inscrire l'avortement dans la Constitution reste incertaine, les opinions politiques étant partagées. Toutefois, la réaction des juristes internationaux soulève des questions quant à cette décision et laisse présager un échec.

    ProLife Luxembourg 

    Contact : info@prolife.lu 

    Site web : https://prolife.lu/

  • Tourisme de l’avortement en Europe : quand une initiative idéologique se pare des habits de la démocratie

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    Via gènéthique.org :

    Tourisme de l’avortement en Europe : quand une initiative idéologique se pare des habits de la démocratie

    18 février 2026

    tribune

    À l’heure où Bruxelles s’apprête à statuer sur l’initiative « My Voice, My Choice », les ONG françaises membres de la fédération européenne ONE OF US dénoncent une Europe tentée d’imposer un modèle idéologique de l’avortement au mépris des souverainetés nationales et du respect de la vie.

    Le 25 février prochain, la Commission européenne rendra publique sa décision au sujet de l’Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » (cf. « My Voice, My Choice » : le Parlement européen vote le financement d’un « tourisme abortif » au mépris des traités fondateurs). Dans ce contexte, pour les ONG françaises membres de la fédération européenne ONE OF US – la Fondation Jérôme Lejeune, le CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine), l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice) et la Marche Pour La Vie –, la tribune publiée dans les colonnes du journal Le Monde le 7 février demandant au Président français de soutenir cette initiative européenne appelle une réponse afin de dévoiler au grand jour les présupposés sur lesquels repose l’argumentation de ses auteurs.

    L’Union européenne instrumentalisée

    « My Voice My Choice » appelle à la mise en place d’un mécanisme européen destiné à financer et organiser l’accès à l’avortement au-delà du cadre juridique national, et en tout premier lieu, dans certains pays, du cadre pénal. Autrement dit, toute femme pourrait aller avorter, sans raison médicale, dans les pays les plus permissifs en termes de délai de l’IVG, c’est-à-dire 24 semaines. 24 semaines, soit six mois de grossesse… Alors que ce petit être humain est déjà entièrement formé, et que l’excellence de la médecine permet à des femmes d’accoucher à ce stade et de garder leur bébé en vie. 24 semaines d’avortement légal deviendraient alors le délai légal commun pour avorter dans l’UE… aux frais des citoyens européens.

    Pourtant, les législations relatives à l’avortement relèvent bien de la compétence des États membres, non de l’UE, justement en raison de leur dimension éthique et culturelle. Les traités européens n’ont jamais conféré à l’UE une compétence pour harmoniser ces questions, précisément parce qu’elles touchent au cœur des choix anthropologiques et moraux propres à chaque nation. Utiliser l’UE comme un moyen de dépasser les choix opérés par les peuples et leurs représentants nationaux revient à détourner un espace de coopération en instrument de normalisation idéologique, au mépris des plus faibles.

    Une initiative citoyenne qui ne saurait clore le débat démocratique

    Les auteurs de « My Voice, My Choice » mettent en avant le million de signatures récoltées. Or, ce chiffre ne saurait être présenté comme l’expression définitive de la volonté des peuples européens. En effet, rappelons qu’une autre initiative citoyenne européenne, ONE OF US, avait recueilli près de deux millions de signatures en 2013. Elle demandait à l’UE de protéger l’ humain en s’abstenant de financer toute activité impliquant sa destruction. Cette récolte de signatures s’était déployée alors que les outils numériques de mobilisation étaient quasi inexistants. Ceci rend encore plus impressionnants les presque deux millions de signatures ONE OF US au regard des seulement 1,2 million de soutiens à « My Voice, My Choice » en 2025. Si les Européens les soutenaient vraiment, et étant donné l’appui inconditionnel à « My Voice, My Choice » de la part du Planning familial, ils auraient dû récolter beaucoup plus de signatures. Ces deux initiatives citoyennes opposées montrent que l’Europe est profondément tiraillée sur ces questions. Les chiffres ont parlé : les citoyens sont plus nombreux et déterminés à s’exprimer en faveur du respect de la vie des très jeunes êtres humains et d’un soutien à la maternité plutôt que pour un tourisme de l’avortement dans l’UE. Laissons donc la démocratie se déployer !

    Une évacuation volontaire de la question scientifique

    « My Voice, My Choice » situe le débat presque exclusivement sur le terrain des droits et de la santé publique. Ce choix repose d’abord sur un mensonge, ensuite sur une mise entre parenthèses d’une question pourtant centrale : la réalité biologique de l’embryon humain. Un mensonge car nous savons par expérience que, y compris dans les pays où l’avortement n’est pas légal, toute femme, et notamment celles qui traversent une situation de vulnérabilité, ont accès à un avortement « sûr » à l’hôpital… Ensuite, la science établit de manière constante que la vie humaine commence dès la . Ces données scientifiques ne prescrivent pas en elles-mêmes une norme juridique, mais elles constituent un socle de réalité que nul débat sérieux ne peut ignorer. Présenter l’avortement uniquement comme une question d’accès revient à ignorer délibérément ce que la science révèle.

    Nous proclamons que la liberté est une réalité anthropologique majeure, qui prend sa force dans son enracinement dans la réalité : une vie humaine. Si je ne suis pas en vie, je ne peux être libre… La liberté n’est donc pas un absolu déconnecté du réel, ou alors, on flirte avec l’idéologie. Elle s’exerce dans un cadre qui prend en compte l’existence propre et celle d’autrui, en particulier lorsque cet « autre » est dans une situation de dépendance et vulnérabilité radicales. Balayer la réalité de l’embryon humain revient à exclure certains êtres humains du champ de la protection commune.

    Une Europe confrontée à des défis humains majeurs

    Le sujet douloureux de l’avortement ne peut être isolé d’une réflexion plus large sur l’accompagnement des femmes, le soutien à la maternité et la protection des plus vulnérables. Le débat européen devrait examiner les conditions concrètes qui permettent aux femmes et aux hommes d’avoir la liberté d’éviter l’IVG : lutte contre la précarité, accompagnement social, amélioration de la compatibilité entre vie familiale et vie professionnelle, reconnaissance de la valeur de toute vie humaine. Un champ immense qui appelle une prise de conscience, une solidarité sociale, des budgets, bref, une politique de court, moyen et long terme.

    La tribune « My Voice, My Choice » défend une option idéologique, qui ne peut en aucun cas être présentée comme une exigence incontestable. L’Union européenne ne saurait devenir l’instrument d’une uniformisation imposée sur des sujets aussi fondamentaux. La Fondation Jérôme Lejeune, le CPDH, l’ECLJ et la Marche Pour La Vie, membres de la fédération européenne ONE OF US qui regroupe 50 ONG membres dans 18 pays d’Europe, appellent au réveil de l’Europe, à la redécouverte et à la promotion de ses principes intangibles de protection du plus faible. Elles alertent sur les dérives autoritaires qui piétinent la liberté des Etats membres et les citoyens. Telles sont les conditions nécessaires à la démocratie et à la paix. Gageons que les Commissaires européens écoutent la voix, trop discrète peut-être, mais puissante et déterminée, des citoyens européens qui pensent que la vie, la liberté et la démocratie vont de pair.

    NDLR : Cette tribune du collectif d’ONG a initialement été publiée par le JDD.

  • R.D. CONGO- Une église profanée en Ituri

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    R.D. CONGO- Une église profanée en Ituri

    18 février 2026
     

    Kinshasa (Agence Fides) – L'église paroissiale de Bule, dans la capitale Bahema Badjere, dans la province d'Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo, a été profanée et pillée. Dans la nuit du dimanche 15 février au lundi 16, des inconnus ont arraché les volets de l'église et, après être entrés, ont ouvert le tabernacle et renversé les hosties consacrées. Les malfaiteurs ont ensuite emporté le système de sonorisation de l'église et pillé le presbytère.

    Ce grave acte de profanation, dont les responsables restent pour l'instant inconnus, s'est produit dans un contexte de forte tension. Récemment, en effet, des affrontements ont éclaté entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des rebelles appartenant à la Convention pour la révolution populaire (CRP). Plusieurs rebelles ont été tués, selon l'armée, qui avait annoncé la reconquête de Bulé.

    L'année dernière, la CRP est apparue comme un nouvel acteur armé dans la vaste constellation de groupes armés présents en Ituri. La création de la CRP a été annoncée le 25 mars 2025, lors d'une conférence de presse tenue à Kampala, la capitale ougandaise, par Thomas Lubanga, un ancien seigneur de guerre de la région, condamné par la Cour pénale internationale (CPI) à 14 ans de prison avant d'être libéré en 2020.

    Tirant parti de ses origines ethniques, Lubanga a recruté d'anciens membres des milices Zaïre et MAPI, composées principalement de jeunes hommes Hema. Les deux milices avaient signé un accord de paix avec le gouvernement congolais afin de participer au processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Déçus par leur non-réintégration dans la vie civile, beaucoup d'entre eux ont décidé de rejoindre la nouvelle formation armée qui, selon le gouvernement de Kinshasa, serait alliée aux rebelles pro-rwandais du M23. (LM) (Agence Fides 18/2/2026)

  • Samedi 14 mars; Pèlerinage du Cercle Saint-Joseph : "Si je n'ai pas la charité, je ne suis rien"

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  • Bruxelles (Cambre), 24 février, conférence : l'humanisme numérique ou comment garder le contrôle sur la technologie

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    S'inscrire en écrivant à amisbelgesbernardins@gmail.com
  • Bruxelles, 26 mars, conférence de Laetitia Calmeyn : Jean-Paul II pour aujourd'hui ?

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    Laetitia Calmeyn

    Laetitia Calmeyn est une théologienne belge née le 6 septembre 1975 à Bruxelles. Elle a d’abord travaillé comme infirmière en soins palliatifs avant de se tourner vers la théologie, étudiant à l’Institut d’Études Théologiques de Bruxelles puis obtenant un doctorat en théologie à l’Institut pontifical Jean‑Paul II de Rome en 2009.

    Consacrée comme vierge consacrée dans le diocèse de Paris, elle enseigne notamment au Collège des Bernardins et à l’École Cathédrale, spécialisée en théologie morale et anthropologie théologique. Depuis 2018, elle est consulteur au Dicastère pour la doctrine de la foi au Vatican, l’une des premières femmes nommées à cette fonction.

    Elle a aussi publié plusieurs ouvrages de théologie, dont des travaux sur l’exhortation Amoris Laetitia du pape François.